sofasurfer a écrit : Victor a écrit : Pourquoi toujours des journées de mobilisation, de grève avant les discussions et les négociations ?
Faudrait peut-être que enfin la grève soit la dernière étape du processus en cas de désaccord et non la première !
Et puis le droit de grève devrait être retiré aux fonctionnaires.
Soit on est salarié du privé et on a le droit de grève.
Soit on est fonctionnaire avec un statut spécial qui apporte la protection de l'emploi et dans ce cas, pas de droit de grève !
propose d''augmenter tous les fonctionnaires de 30% en échange de l'interdiction du droit de grève, ca devrait fonctionner.
Le statut actuel ne protège pas le fonctionnaire du chômage puisqu'il y a des conseils de discipline et des révocations!
même en cas de suppréssion de poste....
https://www.force-ouvriere.fr/les-licen ... rs-bientot
Les syndicats FO de la santé publique vont adresser à la ministre de la Santé une motion pour dire leur refus de l’éventuelle publication d’un décret permettant le licenciement de fonctionnaires hospitaliers en cas de suppressions de postes.
Le licenciement des fonctionnaires hospitaliers sera-t-il bientôt rendu possible ? Une disposition issue de la loi de 1986 sur le statut de la fonction publique hospitalière, en sommeil depuis plus de trente ans, devrait être prochainement validée par le gouvernement, via la publication d’un décret d’application.
Trois propositions d’emplois vacants ou le licenciement
Ce texte autoriserait les licenciements de fonctionnaires en cas de suppressions d’emplois dans la fonction publique hospitalière. Plus précisément, l’agent dont le poste est supprimé se verrait proposer trois emplois vacants, selon un ordre de
priorité géographique - le périmètre pourrait être départemental, régional, voire national selon les emplois et les catégories. En cas de refus de ces trois propositions de postes, le fonctionnaire hospitalier serait licencié.
https://www.lepoint.fr/editos-du-point/ ... 7_2134.php
Coignard : l'impunité des fonctionnaires
Dans les ministères, aucune sanction ou presque n'est prononcée contre le personnel. Un système indulgent une fois encore très différent du privé... Par Sophie Coignard
Publié le 27/04/2015 à 07:12 | Le Point.fr
Selon les chiffres obtenus par le depute Alain Tourret,
seules 109 revocations ont ete prononcees en 2013 sur un effectif de 1,5 million de fonctionnaires.
Selon les chiffres obtenus par le député Alain Tourret, seules 109 révocations ont été prononcées en 2013 sur un effectif de 1,5 million de fonctionnaires. © AFP/ Jacques Demarthon
La fonction publique d'État ne compterait-elle que des agents modèles : honnêtes, sobres, bien élevés, pas flambeurs pour deux sous et surtout tellement compétents ? C'est ce que semblent indiquer les chiffres officiels fournis au député Alain Tourret, rapporteur de la mission "Gestion des finances publiques et des ressources humaines". Cet élu a demandé au gouvernement, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2015, de bien vouloir l'éclairer sur les sanctions disciplinaires infligées par les différents ministères aux agents titulaires ainsi que sur les mesures prises en cas d'insuffisance professionnelle.
En 2013, dernière année documentée, 109 révocations ont été prononcées pour un effectif global supérieur à 1,5 million de personnes. Ce n'est pas beaucoup. Si l'on voit la bouteille à moitié pleine, on peut s'émerveiller d'une fonction publique si intègre, si pétrie du sens de l'intérêt général qu'elle ne sort qu'exceptionnellement du droit chemin. Si l'on voit le flacon à moitié vide, on est tenté de considérer que l'impunité règne en maître et qu'il faut se conduire d'une manière particulièrement éhontée pour être mis à la porte.
Plus suspect encore, le nombre d'incompétents apparaît lui aussi comme dérisoire
: moins de 200 fonctionnaires ont été reclassés ou licenciés pour insuffisance professionnelle en 2013 ! Encore ce chiffre-là a-t-il tendance à augmenter au fil des ans :
si l'on en croit ces chiffres, la fonction publique comptait moins de vingt agents titulaires incompétents sur plus d'un million et demi en 2009. Un miracle bureaucratique !
Toujours moins punis !
Ce n'est pas le cas des sanctions disciplinaires qui, en revanche, sont de plus en plus rares à mesure que le temps s'écoule. De 5 946 en 2008, elles passent à 5 607 en 2009, 4 965 en 2010, 4 775 en 2011, 4 719 en 2012 et... 3 456 en 2013. Et près de la moitié d'entre elles consistent en de simples avertissements.La ventilation des fautes elle-même a quelque chose de pittoresque : détournement, conservation de fonds, malversation (79 sanctions, dont 24 révocations, en 2013) ; absences irrégulières, abandon de fonction (83 sanctions, dont 4 révocations) ; vol de matériel (16 sanctions et 0 révocation) ; ivresse (200 sanctions, dont 3 révocations) ; moeurs (49 sanctions, dont 24 révocations) ; activité privée rémunérée (9 sanctions, dont 2 révocations)...
Ces chiffres ne manquent pas de poser de nombreuses questions. Que deviennent les voleurs qui demeurent en poste ? Quel destin professionnel pour les agents en état d'ébriété que l'administration a décidé de conserver en son sein ? Ils témoignent aussi d'une étrange inégalité hommes-femmes : celles-ci représentent plus de 60 % des titulaires mais seulement 16 % des sanctionnés. Ils montrent, enfin, que la sécurité de l'emploi, privilège considérable en temps de crise, se double pour - presque tous - les fonctionnaires d'un autre avantage, tout aussi considérable : la magnanimité de leur employe