Mélenchon démission ?
En 2017, Mélenchon réclamait que tout citoyen condamné soit inéligible à vie
Durant la présidentielle, l’Insoumis exigeait des casiers judiciaires vierges pour les responsables politiques. Il a depuis été condamné.
«Quiconque est condamné une seule fois est inéligible à vie», clamait Mélenchon en 2017
Le 9 décembre 2019, le député LFI a été condamné a 3 mois de prison avec sursis et 8000 euros d'amende dans l'affaire des perquisitions.
C’est une archive dont il se serait bien passé. Reprise par un grand nombre de soutiens d’Emmanuel Macron sur Twitter, une vidéo montre le candidat Jean-Luc Mélenchon, lors d’un débat durant la campagne présidentielle de 2017, en train de défendre l’un des grands principes de son programme: l’inégibilité à vie des personnes condamnées par la justice, ne serait-ce qu’une fois et pour n’importe quel motif.
À l’époque, le leader Insoumis disait en effet vouloir appliquer «toutes» les propositions formulées par l’association de lutte contre la corruption Anticor. «Et déjà je peux vous dire quelques-unes d’entre elles. Quiconque est condamné une seule fois est inéligible à vie», affirmait haut et fort Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de TF1. Idem dans son programme présidentiel, où il avait inscrit le principe: «Casier judiciaire vierge requis pour être élu».
Jérôme Godefroy
@jeromegodefroy
« Quiconque est condamné une fois est inéligible à vie. » C’est @JLMelenchon qui le disait avec la martiale assurance qui a fait sa réputation. Mélenchon et sa clique de paltoquets de la @FranceInsoumise ont été condamnés. Qu’attendent-ils pour déguerpir ?
Mélenchon condamné: est-il discrédité ?
Débat sur le plateau de "Points de Vue" autour de la condamnation à 3 mois de prison avec sursis de Jean-Luc Mélenchon, pour rébellion et provocation lors de la perquisition au siège de son parti en octobre 2018.
Mélenchon condamné: est-il discrédité ? - Regarder sur Figaro Live
Si cette séquence a été exhumée par les détracteurs de Jean-Luc Mélenchon, c’est parce que le député vient d’être condamné par le tribunal de Bobigny à trois mois de prison avec sursis et 8000 euros d’amende. Le leader de la France Insoumise était poursuivi pour rébellion en réunion, provocation à la rébellion et actes d’intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l’autorité publique. Des délits commis lors de la perquisition menée au sein des locaux de son parti, le 16 octobre 2018, dans le cadre d’une double enquête préliminaire portant sur le financement de la formation et l’emploi d’assistants d’eurodéputés LFI rémunérés par le Parlement européen.
Finalement condamné, le député n’a pas pour autant démissionné de son mandat et il estime que cette condamnation est un «cirque médiatico-judiciaire» ou encore un «jugement politique». Il a décidé de ne pas faire appel, jugeant qu’il serait de toute façon condamné. «Ça voudrait dire qu’on croit qu’il y a une justice pour moi, il n’y en a pas: quoi que je fasse, je suis condamné d’avance», a-t-il lancé lundi en conférence de presse.
Jean-Luc Mélenchon
@JLMelenchon
La honte est pour ceux qui ont commandité ce cirque médiatico-judiciaire. Je porte ma condamnation pour rébellion comme une décoration. Je félicite les policiers généreusement indemnisés pour leurs atroces souffrances et nombreuses journées d'arrêt de travail. #Bobigny"
https://www.lefigaro.fr/politique/en-20 ... e-20191210
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