Jiimmy a écrit : 08 juin 2022 23:37
Patchouli38 a écrit : 08 juin 2022 15:39
Ce cas de figure existe également, travailler quelques mois pour s'offrir des jours de chômage par la suite. Comme ceux qui vont à des entretiens dans l'unique but d'avoir le papier Pôle emploi signé, cela est arrivé à mon taf. Les mêmes qui viendront pleurer plus tard parce qu'ils ont une petite retraite, qu'ils n'arrivent pas à s'en sortir financièrement, etc., etc.
Eh bien grand bien leur en fasse, je ne vois pas en quoi leurs supposés pleurs futurs vous impactent. N'oublions pas un paramètre important, cet argent ils ne le volent à personne. Que ce soit sur leurs salaires, sur le moindre achat qu'ils font (y compris une baguette de pain), ils donnent de l'argent à l'état. Le fait d'en récupérer une partie par le biais du chômage n'est nullement choquant.
Peut-être que si l'on se concentrait sur les moyens de créer une société + apaisée, avec des conditions de travails bien meilleures (peut-être que si certaines personnes ne sont pas restées dans votre entreprise c'est parce qu'elles n'ont pas supporté votre caractère et votre comportement par exemple. Il ne faut pas négliger cet aspect. Beaucoup de gens sont en dépression ou redoutent d'aller au travail le matin au vu de l'ambiance), alors les gens auront sans doute + envie de gagner leur vie en ayant une présence accrue dans un emploi salarié plutôt que de survivre au chômage (car à vous écouter "tous", on a l'impression que c'est le paradis que de vivre avec des allocs ou un rsa et que l'on est incessamment en train de voyager).
Travailler quelques mois pour rester au chômage par la suite ne vous dérange peut-être pas, c'est votre droit. Mais n'empêche, leur seul but n'est pas de travailler mais de profiter du chômage pendant 2 ans et ce n'est pas en travaillant 6 mois, qu'ils cotisent pour 2 ans, alors à quelque part ils profitent bien de la société. Je suis en droit également de dire que je ne supporte pas ce type de mentalité, car par la suite, vous les entendez geindre parce que la nouvelle réforme du chômage impacte leurs finances.
J'ai également vécu le chômage plusieurs fois et sur plusieurs mois, à l'époque l'allocation chômage était dégressive. Donc, je sais de quoi je parle et je sais bien qu'il est difficile de s'en sortir avec des allocations. Je ne me suis jamais plaint, j'ai toujours cherché à m'en sortir par moi-même en occupant n'importe quel poste, j'ai été opératrice salle blanche, aide à domicile, secrétaire. J'ai toujours estimée que ce n'était pas aux autres de me prendre en charge, mais à moi de me démerder pour sortir du chômage et trouver un emploi.
Pour ce qui est de mon exemple, la personne en question ne travaillait pas dans mon service, mais dans service différent situé dans un autre bâtiment. Cela n'avait rien à voir avec l'ambiance du service, mais bien parce que le travail ne lui plaisait pas. Vous n'imaginez même pas le temps qu'il faut pour recruter une personne ? Alors oui, il y a de quoi être dégouté. Quant à moi, ne vous inquiétez pas, l'ambiance dans mon service est super bonne, je m'entends très bien avec toutes mes collègues. Je suis quelqu'un de très sociable, qui fuit les conflits.
Les conditions de travail ne sont pas seulement l'apanage des patrons, mais des salariés eux-mêmes. J'ai une amie qui avait une collègue toxique, toujours à la rabaisser, à la critiquer. Elle avait réussi à mettre les autres collègues de son côté. Ma collègue a subit cette ambiance pourrie pendant 2 ans. Quand elle avait besoin d'une info, personne ne la lui transmettait et lui servait des prétextes bidons. En 2 ans, personne ne l'a invité à manger avec eux, elle a été isolée, mise de côté, tel un rebus. Mon amie, je l'a connais très bien. On a fait le Bac ensemble, de 2017 à 2019, on était en cours ensemble. C'est une personne toujours de bonne humeur, hyper sociable, qui n'a jamais cherchée d'embrouilles, toujours présente quand tu avais besoin d'aide. Alors oui, je la connais très bien. Elle a demandé à ce que son contrat ne soit pas renouvelé. Elle remplaçait une collègue en arrêt maladie sur le même poste. Elle a appris que la collègue en question ne voulait plus revenir car elle-même avait subit les reproches, le rabaissement de cette même collègue. Aujourd'hui, mon amie a trouvé un autre taf, dans une ambiance agréable, à l'opposé de ce qu'elle a vécu auparavant.
Je suis bien consciente que des gens au chômage ne demandent qu'à trouver un emploi, mais souvent, ils cherchent "mal" un emploi. Mes collègues reçoivent des candidatures dont le profil ne correspond en rien à celui recherché. On a eu des serveur qui postulait pour un poste de secrétaire, alors qu'ils n'en n'avait pas les compétences ni le diplôme demandé (vu sur leur CV). J'ai vu aussi des CV "pauvres" avec le minimum d'informations et qui ne faisait pas le poids face à un autre CV plus fourni, des lettres de motivation bourrées de fautes d'orthographe, etc. Qu'ils ne s'étonnent pas s'ils ne trouvent pas de boulot.