Page 4 sur 4

Re: Discriminations et racismes sur les plages privées du Sud de la France

Posté : 12 août 2022 20:16
par oups
Victor a écrit : 12 août 2022 19:13
jabar a écrit : 12 août 2022 12:23

Oui et non. Oui en cas de tenue inappropriée ou de mauvais comportement. Non, un grand non, quand c'est basé sur la race. Ce que cette vidéo démontre car chacun des couples est équivalent.
Vous savez, Jabar, je ne crois pas tous ces types qui se déclarent absolument pas racistes, le cœur sur la main.
Dans ce forum ou ailleurs, très peu d'intervenant avoue un certain racisme. Et pourtant les faits montrent qu'il y a du racisme en France.
On peut donc conclure, qu'il y a surtout énormément d'hypocrisie.
Moi j’veux bien être raciste mais pas hypocrite ,hypocrite c’est pas normal :gene2: .Bon apres aux 4 coins du monde privilégier ce (ceux) que l’on connaît à ce (ceux ) que l’on connaît moins....... quoi de plus banal , la norme quoi :siffle:
Autrement la plage privée c’est top :super: seuls ceux qui ne peuvent y accéder et donc ne connaissent pas trouvent ça naze et par conséquent ....peuvent en parler en expert :gene3: .
Ah lalalala la jalousie quel handicap volontaire

Re: Discriminations et racismes sur les plages privées du Sud de la France

Posté : 12 août 2022 20:31
par latresne
mic43121 a écrit : 12 août 2022 16:16 Celui là remet les choses a leurs places .
Un grand homme qui aimait la France

Article de Vincent de Longueville, écrivain, journaliste :

Quand je vois la vie d’Alain Mimoun,j’ai comme une envie de comparer. Loin de moi l’idée que tout était mieux avant, mais je dois bien reconnaître qu’à l’occasion, le bon vieux temps me file la nostalgie.

> C’est vrai, Mimoun, c’est quand même cet Algérien qui a devancé l’appel sous les drapeaux, pour aller se prendre une dégelée par les allemands en 1940, à la frontière belge. Qui a remis ça contre Rommel en Tunisie. Puis a failli perdre un pied à Monte-Cassino, Italie début 1944, pour débarquer en Provence six mois plus tard.

Forcément, quand on n’a pas fait le service militaire parce que Chirac l’a supprimé, on a un peu plus de mal à chanter La Marseillaise avec l’équipe de France.Et je ne veux viser personne...

Mimoun, c’est aussi le garçon de café qui a vécu quatorze ans dans un deux-pièces du XIXe, à Paris, alors qu’il se battait aux quatre coins de la planète pour la suprématie mondiale en course de fond. Celui que Zatopek fut tout heureux de voir à Sydney, en 1956, après l’avoir privé trois fois de podium olympique. Ça a quand même plus de gueule que les petites querelles d’égos de nos divettes footballistiques, à Ferrari de fonction et hôtel particulier dans les beaux quartiers de Londres. Mais je ne veux viser personne…Mimoun, c’est le forçat vous lançant cette maxime maison pleine de bon sens : « Quand ça fait mal, c’est que ça fait du bien ».

Le gars qui, quand il défaille au 30ème kilomètre du marathon de Sydney, se traite de « salaud », s’insulte copieusement, se met lui-même des coups de pied au cul, et gagne par-delà la douleur, quand d’autres préfèrent rejeter la cause de leurs échecs sur les arbitres, les journalistes, les entraîneurs. Ou font la grève de l’entraînement… Bon, d’accord, je vise quelqu’un. Enfin, quelques-uns, mais n’y comptez pas : vous n’aurez pas de noms.

Mimoun, quand il parlait, ça pouvait être imprévisible. On l’écoute :

“En Australie, quarante ans après les jeux olympiques de Melbourne, j’ai été reçu comme un chef d’État. On m’a même proposé le passeport australien. Ce à quoi j’ai répondu : “ Vous savez, j’ai déjà deux nationalités : Française et Corrézienne"

C’est sûr que ça nous change des analyses d’après match de nos héros modernes, à base de «l’important, ce soir, c’était les trois points », ou « comme dit le coach, il faut prendre les matchs les uns après les autres, on fera les comptes à la fin de la saison ».

Pas de nom, j’ai dit. Une tombe.

> Mimoun, c’est le type qui a cinquante stades à son nom, des écoles et des rues dans tous les sens. Pas mal, pour quelqu’un qui vient de mourir.

Alors, à quand une école Nicolas Anelka, un stade Samir Nasri, une avenue Karim Benzema ou pire encore, une place Frank Ribery ? Aïe, ça y est, j’ai lâché des noms… Las, ceux-là, c’est davantage dans la rubrique fait divers qu’il faut les chercher, accolés à celui de Zahia ou autre…

Mimoun, c’est ce type qui a su aimer la France, au temps où la France savait se faire aimer. Où elle n’avait pas encore pris ce pli de se déverser un tombereau de culpabilité sur la tête à chaque occasion. Mimoun c’est le patriote pur et dur, que même le FLN n’a pas tenté de récupérer, et à qui de Gaulle affirma qu’ils avaient deux points communs : leur amour de la France et leur longévité. Car oui, Mimoun, à 44 ans, il gagnait son quatrième titre de champion de France du marathon ! Jusqu’au bout, il aura couru ses 10 ou 15 kilomètres par jour.

> Mimoun, c’est ce petit Français qui meurt en même temps que Mandela et qui, comme lui, a su jeter des ponts entre les cultures et les races, pour devenir l’un des plus grands porte-étendards français.

Cet homme qui est né Ali, musulman, dans l’Oranais, qui est mort 92 ans plus tard : Alain, catholique, dans le Val-de-Marne. Il admirait Bayard et Sainte-Thérèse-de-Lisieux, il déclarait, se retournant au crépuscule de sa vie sur son aurore :

“Je savais depuis longtemps que mon pays était de l’autre côté de la mer. Mes ancêtres, étaient des Gaulois. La France était déjà dans ma peau et dans mes veines. Par conséquent, qu’on ne me parle pas de ces conneries d’intégration “!



Exact ,Mimoum un grand athlète ,un grand français.

Re: Discriminations et racismes sur les plages privées du Sud de la France

Posté : 12 août 2022 20:49
par gare au gorille
Victor a écrit : 12 août 2022 19:08
gare au gorille a écrit : 12 août 2022 17:59


La clientèle de Juan les Pins n'a rien d'une clientèle "blanche". Ici toutes les couleurs et toutes les nationalités se côtoient, la sélection se pratique plutôt au niveau du standing. Il faut savoir qu'il y a des plages privées avec voituriers à Juan les Pins et entre un arabe arrivant en voiture de luxe et un blanc de blanc arrivant en Twingo la sélection sera vite faite. J'ai déjà aperçu des familles noires monopolisant la plage privée et le restaurant pour célébrer un mariage. Pour être bien considéré sur les plages privées de Juan les Pins, ça passe davantage par la capacité à dépenser que par la couleur de la peau.
Votre explication est en contradiction avec les faits vérifiés de cette vidéo.
Deux explications opposées ne peuvent pas être vraies toutes les deux.

Les patrons de la plage ayant reconnu les faits, il faut en conclure que votre explication ne tient pas la route.

Il n'y a aucune contradiction, je témoigne simplement que sur les plages privées de Juan les Pins s'y trouvent des gens de toutes les couleurs.
Maintenant s'il se trouve qu'un plagiste à un moment déterminé a refusé une personne à cause de sa couleur de peau, il n'engage que sa plage privée de quelques mètres carrés et ne vient en rien contredire le fait qu'il suffit d'aller à Juan les pins pour faire le même constat que moi.
D'ailleurs un animateur de l'émission des "Grandes Gueules " hier sur RMC a témoigné à dans son émission qu'il allait régulièrement sur les plages privées de Juan Les Pins et qu'il était étonné de cette vidéo car lui il avait toujours observé la diversité.