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Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 12 juillet 2025 18:04
par oups
En fait les charges locatives ce ne sont que des contributions au vivre mieux., faudrait appeler ça participation citoyenne spontanée de l’ayant droit

Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 12 juillet 2025 18:19
par papibilou
Once a écrit : 12 juillet 2025 18:00
"
À ma connaissance, nous ne savons pas avec précision quand le mot de « charges sociales » est apparu et est venu concurrencer voire supplanter celui de « cotisations sociales » pour désigner une même réalité sociale. Ce qui est certain en revanche, c’est que cette substitution s’est aujourd’hui largement diffusée, dans les media, dans le monde professionnel, dans le monde politique, essentiellement de droite, et plus largement dans l’opinion publique. L’expression de « charges sociales » s’est imposée dans l’espace public français. On ne prête plus vraiment attention à cette évolution, à ce qu’elle implique comme remise en cause d’un modèle de solidarité sociale,
et rares sont ceux qui, comme Gérard Filoche, s’insurgent avec vigueur contre ce mésusage de la langue et redonnent leur sens à ces mots[4]. Comme il le dit, « Le travail ce n’est pas un coût, c’est une richesse ! ». Et à propos des dites charges sociales : « Ça n’existe pas. Ce sont des cotisations sociales. Et les cotisations sociales, c’est magnifique ! »
Ce mésusage renvoie clairement à une conception libérale de l’économie et de la politique. Les mots eux-mêmes remettent en question le modèle de protection sociale issu de la Libération. L’analyste de discours Ruth Amossy y voit un exemple de manipulation idéologique du langage : « L’usage abondant de cette expression par les discours politiques et les médias est une façon de faire adhérer le public à une vision libérale de l’économie, au détriment des droits chèrement acquis des travailleurs. La manipulation est ici celle qu’exerce sur les esprits le discours dominant qui s’impose sur la place publique »[5]. Amossy précise qu’il s’agit là d’une manipulation « collective et diffuse », sans responsable ou auteur précis."
Source : Des cotisations sociales aux charges sociales :
https://silogora.org/cotisations-social ... -sociales/
Quelle différence sur le fonctionnement du système pourrait avoir une décision de ne plus parler de charges sociales mais seulement de cotisations sociales ? Aucune. Ça restera un prélèvement sur les salaires et l'entreprise. Le salaire net restera amputé de ces montants. Le comptable continuera à inscrire les sommes dans les mêmes comptes. Les organismes sociaux continueront à percevoir ces sommes et à les redistribuer. Et il continuera à en manquer.
Trouverait-on un autre nom, ça ne changerait rien. Alors oublions les guerres picrocholines de vocabulaire et tournons nous vers l'amélioration du système.
Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 12 juillet 2025 18:25
par Désactivé
Le concept "charges sociales" me parait lié à la comptabilité, les factures de l'URSAF vont dans la colonne "charges" ou "dépenses". Les "cotisations" sont un vocable du monde des assurances car tous ces systèmes sont des assurances. In fine, on n'en a rien à cirer, car c'est bien la même chose dont on parle.
Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 12 juillet 2025 18:48
par Once
papibilou a écrit : 12 juillet 2025 18:19
Once a écrit : 12 juillet 2025 18:00
"
À ma connaissance, nous ne savons pas avec précision quand le mot de « charges sociales » est apparu et est venu concurrencer voire supplanter celui de « cotisations sociales » pour désigner une même réalité sociale. Ce qui est certain en revanche, c’est que cette substitution s’est aujourd’hui largement diffusée, dans les media, dans le monde professionnel, dans le monde politique, essentiellement de droite, et plus largement dans l’opinion publique. L’expression de « charges sociales » s’est imposée dans l’espace public français. On ne prête plus vraiment attention à cette évolution, à ce qu’elle implique comme remise en cause d’un modèle de solidarité sociale,
et rares sont ceux qui, comme Gérard Filoche, s’insurgent avec vigueur contre ce mésusage de la langue et redonnent leur sens à ces mots[4]. Comme il le dit, « Le travail ce n’est pas un coût, c’est une richesse ! ». Et à propos des dites charges sociales : « Ça n’existe pas. Ce sont des cotisations sociales. Et les cotisations sociales, c’est magnifique ! »
Ce mésusage renvoie clairement à une conception libérale de l’économie et de la politique. Les mots eux-mêmes remettent en question le modèle de protection sociale issu de la Libération. L’analyste de discours Ruth Amossy y voit un exemple de manipulation idéologique du langage : « L’usage abondant de cette expression par les discours politiques et les médias est une façon de faire adhérer le public à une vision libérale de l’économie, au détriment des droits chèrement acquis des travailleurs. La manipulation est ici celle qu’exerce sur les esprits le discours dominant qui s’impose sur la place publique »[5]. Amossy précise qu’il s’agit là d’une manipulation « collective et diffuse », sans responsable ou auteur précis."
Source : Des cotisations sociales aux charges sociales :
https://silogora.org/cotisations-social ... -sociales/
Quelle différence sur le fonctionnement du système pourrait avoir une décision de ne plus parler de charges sociales mais seulement de cotisations sociales ? Aucune.
Je vous au déjà expliqué les différences et le fait qu'il y a bien eu une évolution en fonction de l'idéologie dominante. C'est celle idéologie qui nous fait utiliser plus volontiers aujourd'hui le terme de "charges" qui n'est pas du tout neutre et qui entraîne à sa suite une ribambelle de décisions qui, elles non plus ne sont pas neutres.
On dira plus facilement qu'il "faut réduire les charges" plutôt que "réduire les cotisations".
Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 12 juillet 2025 19:41
par papibilou
Once a écrit : 12 juillet 2025 18:48
papibilou a écrit : 12 juillet 2025 18:19
Quelle différence sur le fonctionnement du système pourrait avoir une décision de ne plus parler de charges sociales mais seulement de cotisations sociales ? Aucune.
Je vous au déjà expliqué les différences et le fait qu'il y a bien eu une évolution en fonction de l'idéologie dominante. C'est celle idéologie qui nous fait utiliser plus volontiers aujourd'hui le terme de "charges" qui n'est pas du tout neutre et qui entraîne à sa suite une ribambelle de décisions qui, elles non plus ne sont pas neutres.
On dira plus facilement qu'il "faut réduire les charges" plutôt que "réduire les cotisations".
Je vous laisse le choix entre réduire les cotisations et réduire les charges.
Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 12 juillet 2025 23:38
par latresne
papibilou a écrit : 12 juillet 2025 19:41
Once a écrit : 12 juillet 2025 18:48
Je vous au déjà expliqué les différences et le fait qu'il y a bien eu une évolution en fonction de l'idéologie dominante. C'est celle idéologie qui nous fait utiliser plus volontiers aujourd'hui le terme de "charges" qui n'est pas du tout neutre et qui entraîne à sa suite une ribambelle de décisions qui, elles non plus ne sont pas neutres.
On dira plus facilement qu'il "faut réduire les charges" plutôt que "réduire les cotisations".
Je vous laisse le choix entre réduire les cotisations et réduire les charges.
Cultivé,intelligent et modeste ,vous avez un truc pour cocher les 3 cases ?
Pas de chèque ,le liquide suffira.

Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 13 juillet 2025 08:57
par Once
latresne a écrit : 12 juillet 2025 23:38
papibilou a écrit : 12 juillet 2025 19:41
Je vous laisse le choix entre réduire les cotisations et réduire les charges.
Cultivé,intelligent et modeste ,vous avez un truc pour cocher les 3 cases ?
Pas de chèque ,le liquide suffira.
" Il vaut mieux avoir affaire aux corbeaux qu'aux flatteurs, car ceux-ci dévorent les morts et ceux là les vivants." ( De Antisthene)
" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute." ( La Fontaine)
" Si c'est un grand plaisir d'être reconnu par ses amis, c'est peut-être encore plus flatteur d'être reconnu par ses adversaires." ( d'Ormesson)
Cocher la case qui déplaira le moins.
Ni chèque ni liquide, la corruption des âmes n'est pas le genre de la boutique.

Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 13 juillet 2025 17:56
par latresne
Once a écrit : 13 juillet 2025 08:57
latresne a écrit : 12 juillet 2025 23:38
Cultivé,intelligent et modeste ,vous avez un truc pour cocher les 3 cases ?
Pas de chèque ,le liquide suffira.
" Il vaut mieux avoir affaire aux corbeaux qu'aux flatteurs, car ceux-ci dévorent les morts et ceux là les vivants." ( De Antisthene)
" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute." ( La Fontaine)
" Si c'est un grand plaisir d'être reconnu par ses amis, c'est peut-être encore plus flatteur d'être reconnu par ses adversaires." ( d'Ormesson)
Cocher la case qui déplaira le moins.
Ni chèque ni liquide, la corruption des âmes n'est pas le genre de la boutique.
Je ne sais plus quel ancien international de rugby racontait l'autre jour cette anecdote:
-On (les joueurs) était tous énervés ,c'est un euphémisme,quand aprés chaque match perdu contre les anglais,ils venaient nous serrer un à un les mains et nous disaient les 2 mêmes mots" good game".On a toujours cru qu'ils se foutaient de notre gueule. En réalité c'est une expression qu'ils emploient chez eux la plupart du temps à la fin d'un match qu'il soit gagné ou perdu.On ne les voyait plus pareil aprés.
Ayant fait pendant plus de 70 ans du sport comme joueur ou coach ,il n'y avait aucun déshonneur à
reconnaîtte la supériorité d'un adversaire.De toute façon ,je ne perds jamais .Je gagne ou j'apprends.

Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 13 juillet 2025 18:33
par Once
latresne a écrit : 13 juillet 2025 17:56
Once a écrit : 13 juillet 2025 08:57
" Il vaut mieux avoir affaire aux corbeaux qu'aux flatteurs, car ceux-ci dévorent les morts et ceux là les vivants." ( De Antisthene)
" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute." ( La Fontaine)
" Si c'est un grand plaisir d'être reconnu par ses amis, c'est peut-être encore plus flatteur d'être reconnu par ses adversaires." ( d'Ormesson)
Cocher la case qui déplaira le moins.
Ni chèque ni liquide, la corruption des âmes n'est pas le genre de la boutique.
Je ne sais plus quel ancien international de rugby racontait l'autre jour cette anecdote:
-On (les joueurs) était tous énervés ,c'est un euphémisme,quand aprés chaque match perdu contre les anglais,ils venaient nous serrer un à un les mains et nous disaient les 2 mêmes mots" good game".On a toujours cru qu'ils se foutaient de notre gueule. En réalité c'est une expression qu'ils emploient chez eux la plupart du temps à la fin d'un match qu'il soit gagné ou perdu.On ne les voyait plus pareil aprés.
Ayant fait pendant plus de 70 ans du sport comme joueur ou coach ,il n'y avait aucun déshonneur à
reconnaîtte la supériorité d'un adversaire.De toute façon ,je ne perds jamais .Je gagne ou j'apprends.
Chez les Anglais, c'est ce qu'on appelle le fair-play. Et il est vrai que c'est appréciable.
Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 13 juillet 2025 21:18
par jeandu53
Mesoke a écrit : 10 juillet 2025 19:13
jeandu53 a écrit : 10 juillet 2025 11:06
Et pourtant, nous avons un système social très onéreux, très redistributif, sans lequel le taux de pauvreté serait bien plus élevé.
Donc ce n'est pas en faisant encore plus de social qu'on résoudra le problème.
Le problème, c'est le manque de dynamisme de l'économie française, une économie qui ne produit plus assez de richesses pour garantir un niveau de vie satisfaisant à l'ensemble de la population. Alors nous avons un système social qui pallie cette faiblesse économique, mais dont le coût financier devient de moins en moins supportable. On ne pourra pas résoudre le problème en faisant de plus en plus de social.
Le social et la redistribution n'ont pas pour vocation de résoudre le problème de la pauvreté, mais de limiter les dégâts causés par la pauvreté. C'est à l'économie de régler le problème de la pauvreté. Or dans un monde économiquement libéral il faut des pauvres pour fournir des biens et services pas chers aux gens qui votent pour les libéraux.
Nous sommes donc d'accord : le problème vient de ce que l'économie ne produit plus assez de richesses.
Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 13 juillet 2025 21:48
par Désactivé
jeandu53 a écrit : 13 juillet 2025 21:18
Mesoke a écrit : 10 juillet 2025 19:13
Le social et la redistribution n'ont pas pour vocation de résoudre le problème de la pauvreté, mais de limiter les dégâts causés par la pauvreté. C'est à l'économie de régler le problème de la pauvreté. Or dans un monde économiquement libéral il faut des pauvres pour fournir des biens et services pas chers aux gens qui votent pour les libéraux.
Nous sommes donc d'accord : le problème vient de ce que l'économie ne produit plus assez de richesses.
Oui, mais pour que l'économie produise des richesses il ne faut pas la tuer par l'impôt. L'impôt tue l'impôt n'est ce pas.
Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 13 juillet 2025 23:08
par papibilou
Quand on est champion du monde des prélèvements et qu'on a un déficit de 156 milliards, ça veut dire quoi ? Je pense que sans avoir fait polytechnique on peut dire que les dépenses publiques sont trop élevées.
Tant que l'on s'obstinera à diminuer les prélèvements ( suppression ISF, flat tax, suppression taxe d'habitation ..) sans baisser les dépenses on ne fera qu'accroître le déficit.
Tant que l'on ne s'attaquera pas VRAIMENT aux dépenses publiques en particulier aux plus grosses dépenses: aides aux entreprises, nombre de fonctionnaires des collectivités locales, retraites, santé, chômage,... on ne fera que du rafistolage.
Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 13 juillet 2025 23:47
par latresne
Once a écrit : 13 juillet 2025 18:33
latresne a écrit : 13 juillet 2025 17:56
Je ne sais plus quel ancien international de rugby racontait l'autre jour cette anecdote:
-On (les joueurs) était tous énervés ,c'est un euphémisme,quand aprés chaque match perdu contre les anglais,ils venaient nous serrer un à un les mains et nous disaient les 2 mêmes mots" good game".On a toujours cru qu'ils se foutaient de notre gueule. En réalité c'est une expression qu'ils emploient chez eux la plupart du temps à la fin d'un match qu'il soit gagné ou perdu.On ne les voyait plus pareil aprés.
Ayant fait pendant plus de 70 ans du sport comme joueur ou coach ,il n'y avait aucun déshonneur à
reconnaîtte la supériorité d'un adversaire.De toute façon ,je ne perds jamais .Je gagne ou j'apprends.
Chez les Anglais, c'est ce qu'on appelle le fair-play. Et il est vrai que c'est appréciable.
Bien résumé.
Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 14 juillet 2025 09:04
par Once
papibilou a écrit : 13 juillet 2025 23:08
Quand on est champion du monde des prélèvements et qu'on a un déficit de 156 milliards, ça veut dire quoi ? Je pense que sans avoir fait polytechnique on peut dire que les dépenses publiques sont trop élevées.
Tant que l'on s'obstinera à diminuer les prélèvements ( suppression ISF, flat tax, suppression taxe d'habitation ..) sans baisser les dépenses on ne fera qu'accroître le déficit.
Tant que l'on ne s'attaquera pas VRAIMENT aux dépenses publiques en particulier aux plus grosses dépenses: aides aux entreprises, nombre de fonctionnaires des collectivités locales, retraites, santé, chômage,... on ne fera que du rafistolage.
On croirait entendre François Lenglet , Bouzou, Le Chypre et toute une clique " d'experts " qui se présentent comme "économistes" alors qu'ils ne le sont pas. Ce ne sont en fait que des journalistes au service d'une idéologie néo libérale. On les voit pourtant asséner H 24 les mêmes discours et imposer les mêmes recettes aux Français. Or, les vrais économistes qui, eux, sont des chercheurs, on ne les voit pratiquement jamais sur les plateaux médiatiques parce qu'ils n'entretiennt pas exactement les mêmes discours et qu'ils proposent d'autres alternatives pour redresser le pays.
Re: Il n’y a jamais eu autant de pauvreté qu’en ce moment en France : pourquoi ?
Posté : 14 juillet 2025 09:36
par Mesoke
Des alternatives un peu plus complexes que la bête "solution" binaire des "journalistes" "économistes" libéraux médiatiques à base de "faut couper dans les dépenses publiques pis c'est magique, tout ira bien". Des solutions un peu plus fouillées car basées sur des constatations du réel un peu plus élaborées que "la France est championne des prélèvements c'est donc qu'on prélève trop, CQFD, donc faut baisser les prélèvements et les dépenses sociales pour les assistés".
Mais vu que tous les médias privés sont entre les mains de milliardaires libéraux ils ne vont pas inviter des vrais économistes qui mettraient à la poubelle la doctrine libérale qui arrange leurs affaires persos. Mieux vaut mettre à l'antenne des gens polis en costard autoproclamés économistes mais sans aucun bagage dans cette discipline pour y faire la promotion idéologique du libéralisme économique.