papibilou a écrit : 02 novembre 2020 08:07
Oui, le virus est saisonnier. Cela ne signifie pas qu'il disparaît en avril et revient en septembre, mais que sa virulence et sa contagiosité diminuent pendant la période chaude. Ce qui signifie, a contrario que l'augmentation des cas aujourd'hui est due, à la fois, à la fin de l'été et aux multiplications des contacts.
Le simple constat que l'on ne se contamine pas par l'opération du saint esprit mais par contact doit vous faire comprendre que diminuer le nombre de contacts fera baisser la contamination. Comme il est difficile de changer les saisons, on n'a de ressource que diminuer ce nombre de contacts. D'ou le confinement. Certes vous aurez toujours des doutes car c'est dans votre nature d'être suspicieux, mais à défaut de mes convictions vous pourriez faire un peu confiance à toutes les autorités médicales qui nous répètent qu'il faut confiner. Je suppose que votre niveau de compétence ne surpasse pas celle des sommités médicales de notre pays ( et des autres pays ! ). Vous voulez des preuves d'efficacité du confinement mais vous refusez toutes celles que l'on vous donne au prétexte que ... vous en savez plus que les spécialistes de tous les pays ? Un peu de logique et un peu moins de suspicion doivent vous faire comprendre que le confinement est nécessaire. Nécessaire pour éviter aux médecins d'avoir à choisir ceux qu'ils vont soigner et ceux qu'ils vint laisser mourir sans essayer de les soigner.
Néanmoins , vous avez sans doute raison de penser que l'on devrait un peu plus faire confiance aux généralistes.
Quant aux hôpitaux privés, même si les hôpitaux publics ont rechigné à y faire appel au début de la pandémie, ce n'est plus le cas. D'ailleurs les 5800 lits de réa annoncés comprennent un peu plus de 1000 lits du privé.
Enfin, c'est vrai, le personnel soignant n'est pas constitué que d'infirmiers ou de médecins. Néanmoins ce sont ceux là qui manquent , car des gros bras on en trouve toujours pour retourner les patients intubés.
C'est a priori plus une question d'humidité que de chaleur ; la contamination par contacts n'est cohérente qu'en phase épidémique et en milieu clos, pas à l'extérieur ... d'où la stupidité d'empêcher les gens de s'aérer un maximum, et de les contraindre dans le port de masque à l'extérieur. C'est au contraire la meilleure façon de renforcer son système immunitaire.
Et à quoi servent les masques dont on nous a rabattu les oreilles ces derniers mois ?
Voyez vous, je pense que tout le monde aurait de bonnes raisons d'être suspicieux dès lors qu'on a multiplié les mensonges, incohérences, erreurs, négligences, contradictions permanentes ... ce serait même suicidaire de ne pas l'être en l'état actuel des choses ; mais il semble que la peur inoculée quotidiennement fasse tout oublier.
On oublie notamment qu'un positif n'est pas un malade et donc, que les notions de circulation du virus et taux d'incidence ne veulent rien dire.
L'IHU de Marseille a fait une étude qui démontre qu'au delà de 35 cycles, seuls 3% des tests permettaient de faire des cultures virales
https://twitter.com/andrewbostom/status ... 9073294336
On sait par ailleurs que la France tourne à 40-45 cycles, ce qui signifierait que 97% des tests positifs qu'on communique quotidiennement seraient des faux positifs, ou à tout le moins non contagieux.
Ca changerait grandement les donnes de le savoir avec certitude avant de se lancer dans des débats sur le confinement, où chacun y va de sa condamnation des comportements et entre inconsciemment dans la surenchère des mesures liberticides et destructrices à tous les niveaux.
Vous parlez de sommités médicales qui vont dans le sens du confinement ... de qui parlez vous précisément ? il ne me semble pas que tous les experts soient unanimes sur la question, loin de là
Concernant les hospitalisations/réanimations, je rejoins Oldeagle dans son raisonnement parce qu'il ne me semble pas qu'on ait vraiment tout fait pour optimiser l'accueil de malades, en sachant que je suis persuadée qu'un grand nombre d'hospitalisations (les moins graves) pourrait être gérées en ambulatoire.
Là aussi, une plus grande transparence ou précision ne ferait pas de mal parce qu'il semble que les taux d'occupation des services de réanimation communiqués ne tiennent pas compte des capacités réelles ; les services de soins critiques sont décomposés en 3 services dinctints : soins continus, soins intensifs et réanimation pour un total approximatif de 19 000 lits
Le taux d'occupation communiqué est le rapport entre le nombre total de patients admis dans ces 3 services et la seule capacité (figée) des services de réa soit environ 5000 lits ; le taux est donc majoré significativement et ne reflète pas la réalité mais il semble que ce ne soit pas simple de faire autrement
pour plus de détails, l'excellent article de Libé (ouf)
https://www.liberation.fr/checknews/202 ... le_1803768
Mais surtout, et c'est là le point primordial pour moi, c'est le soin qu'on a entravé de toutes les manières qui soient ; avec la mise sur la touche des médecins de ville et une chasse aux sorcières pour ceux qui ont osé soigner, une restriction stupide sur le seul traitement qui a vocation à traiter en amont dès les premiers symptômes, une autre légifération abjecte sur l'euthanasie des plus âgés ... le pays s'est privé d'un rempart solide et de la solution la plus logique pour contenir le débordement des hôpitaux.
Et il me parait bien plus facile et rapide de corriger ce point que focaliser sur une solution de dernier recours, dont l'acceptabilité est difficile et l'efficacité très discutable.