papibilou a écrit : 15 mai 2025 16:42
Aucune enquête ne pourra jamais prouver que Bayrou n'était pas au courant. Et vos compilations ne prouvent rien.
Ainsi "comment Bayrou pouvait-il ne rien savoir des violences à Bétharram quand le péquin moyen de la région les savait puisque la presse régionale en faisait des gros titres ?"
Précisons la date 1996. Précisons le motif: une gifle violente qui provoque la surdité d'une oreille d'un élève et la plainte. Que dit Bayrou: qu'il a été informé et a diligenté une enquête via un inspecteur qui interrogé 20 personnes et pond une conclusion: pas de réel problème de violence. Ou est le problème la dedans ?
Mais toutes les raison qui m'amènent à estimer que la présomption d'innocence doit être respectée semblent autant d'éléments pour que vous, vous le jugiez coupable "probable". C'est, au fond, une attitude personnelle que je ne partage pas mais qui se respecte comme la position d'un procureur, ou d'un Vannier.
Enfin, le déni, ou le biais cognitif qui entraine une déviation de jugement, peut exister mais le simple fait d'en parler là, sans preuve objective, montre que votre position est prédéterminée vers l'adjectif probable. Le biais cognitif n'est il pas, en êtes vous sûr, le votre ?
Non, mon hypothèse n'est pas prouvée, elle ne prouve rien. C'est écrit dans mon message, lis-le, c'est juste une déduction que je juge probable en fonction des données dont on dispose.
La présomption d'innocence c'est pour les médias, pas pour des gens qui discutent d'une situation. Tu peux être pour une hypothèse d'innocence par défaut, mais du coup pourquoi dans cette affaire en particulier et pas dans d'autres que tu juges sans trop d'infos ?
Tu parles d'une gifle qui provoque la surdité d'une oreille en 1996 (c'était plutôt en 1993 et en 1995), mais à l'époque la presse parlait déjà également d'autres actes de violence et de punitions bien moches. D'où une plainte en 1995 avec condamnation pour violence mi-96. Et en 1996 c'était un sujet récurrent dans les journaux locaux, mais aussi certains nationaux. C'est après ce battage médiatique, un procès en cours, la constitution d'une association de victimes et compagnie que Bayrou a diligenté une enquête. Pas uniquement après une seule baffe trop forte. Et le scandale s'est amplifié fin 96 / début 97, d'où le fait qu'un quart des élèves aient quitté l'établissement cette année scolaire là, sans doute pas pour rien. Sachant qu'entre temps Bayrou s'est rendu sur place.
Donc oui, je trouve probable que Bayrou ait eu vent des violences dans cet établissement où ses enfants étaient scolarisés, où sa femme enseignait, dont la presse parlait énormément, établissement qui a perdu un procès pour violence à cette époque, procès qui a été médiatisé, et ce sachant que Bayrou a reçu personnellement des courriers pour l'en avertir. Pas de preuve formelle, personne n'en a, possiblement même pas Bayrou. Juste un bon gros faisceau d'indices.
Tu as tout à fait le droit de ne pas considérer ce faisceau d'indice comme étant probant. Mais de là à préférer un "innocence totale" à un "peut-être" ...
Et non je ne cherche pas des biais cognitifs pour appuyer artificiellement mon propos. J'ai juste réfléchi à la question, à la défense de Bayrou, et j'en ai déduit une possibilité de biais cognitif.
Tout comme les infos factuellement fausses qu'il affirme quand il dit ne jamais avoir mis les pieds à Bétharram alors qu'on a plein de preuves de ses visites à cet établissement, et même des photos. Il peut mentir pour essayer de se disculper, mais il peut aussi juste se tromper de bonne foi, avoir réellement la mémoire qui lui joue des tours. J'imagine qu'il a eu une vie trop remplie pour se rappeler de chacun de ses déplacements il y a 40 ans. Notre cerveau n'est pas parfait, bien au contraire. Quand je dis que le cerveau de Bayrou a pu le faire entrer dans un déni pour lui éviter de se confronter à une dissonance cognitive c'est plutôt positif pour lui : ça veut dire qu'il se trompe de bonne foi, pas par calcul politique ou en mentant pour refuser d'admettre la vérité.