Re: Le procès du Front National et de Marine le pen commence aujourd'hui.
Posté : 03 novembre 2024 18:33
S'il s'appelait Van Houten il ne serait guère étonnant qu'au moment du verdict il se retrouve chocolat.
Assistants fictifs du RN : Charles Van Houtte, le gestionnaire du système à la barre
Entendu lundi 4 novembre par le tribunal, le comptable belge de 58 ans était la cheville ouvrière du système de détournement de fonds mis en place par le parti d’extrême droite. A coups d’assistants fantômes ou d’entreprises tout aussi fantoches.
S’il y a un homme au cœur du système des assistants fictifs du Rassemblement national, le voici. Charles Van Houtte, comptable belge de 58 ans, doit être entendu ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits présumés de complicité de détournement de fonds publics. Il est soupçonné d’avoir centralisé à la demande de Marine Le Pen la gestion des enveloppes de frais d’assistance parlementaire des députés européens frontistes entre 2009 et 2016, pour que leur soient affectées des personnes travaillant en réalité pour le parti d’extrême droite.
Grâce à des procurations signées pour lui par la plupart des députés européens FN afin qu’il gère leurs enveloppes, et en relation permanente avec les services financiers du Parlement, il a à l’époque une connaissance constante des montants disponibles pour employer des assistants. Via des tableaux récapitulatifs, il tient régulièrement informée la direction du Front, son trésorier, et le tiers payant chargé de rédiger les contrats et de récupérer les fonds européens avant de verser les salaires aux assistants. De sorte que rien n’échappe à personne dans cette histoire.
Une manne financière
Dans ce système mis en place par le FN pour détourner les fonds européens, les assistants sont ventilés sur les différents députés en fonction des montants disponibles, dans un système de vases communicants, sans consultation préalable des élus et assistants concernés. Tout ici est très cadré et bien réfléchi. Le but est d’utiliser le plus d’argent possible, de vider les budgets alloués pour faire tourner la machine frontiste, sans laisser jamais un centime d’argent public, ou des miettes. En fin d’année, des CDD sont signés pour terminer les budgets restants. Rien n’est ponctuel, encore moins accidentel : c’est l’application de la volonté de la direction frontiste de prospérer aux dépens de l’Union européenne. Ce qui ne peut se faire alors sans l’aide de Charles Van Houtte.
Voici un exemple de comment cela se passe : le 15 septembre 2011, l’homme écrit au tiers payant de l’époque pour lui signifier que «Marine veut engager au 1er octobre un expert à 9 000 euros net, soit 16 500 euros brut». L’expert en question n’est autre que l’énarque Florian Philippot, futur numéro 2 du parti. «Ceci est possible à condition de réaliser tous les transferts demandés, écrit Van Houtte. Autrement, ce contrat sera refusé par le Parlement, faute de budget suffisant. Il faut donc que la semaine prochaine tous les contrats et formulaires pour le Parlement soient signés. Je vous joins en annexe un tableau correspondant à la situation réelle actuelle, et un autre tableau de simulation avec toutes les modifications à apporter. Voici les points qui restent à réaliser : Louis Aliot, faire son contrat à mi-temps au 1er juillet, avec une demande de prise en charge sur Jean-Marie Le Pen ; Yann Le Pen : modification de sa prise en charge depuis le 1er juillet ; transférer Guillaume L’Huillier sur Bruno Gollnisch à partir de juillet, modification de la prise en charge pour Marine Le Pen», etc.
L’organisation gérée par Van Houtte se fait de plus en plus structurée à partir de 2014 avec l’arrivée de 23 députés frontistes à Bruxelles. Le comptable va maximiser les transferts de charges, alors que les ressources mobilisables explosent : le montant mensuel alloué pour que les eurodéputés emploient des assistants est en effet plus que confortable, 21 209 euros mensuels. Multipliée par 23, et sur l’ensemble du mandat, la manne financière dans laquelle le Front national est en train de croquer est énorme. «Je tiens des tableaux de mise à jour, tente de résumer Charles Van Houtte en 2015 devant l’organisme antifraude européen (Olaf). On a régulièrement des réunions avec les services du Parlement pour faire le point, on voit si les enveloppes tiennent et si on peut encore engager des dépenses»…
Issu d’une vieille famille de l’extrême droite
De nationalité belge, l’homme est comptable et fiscaliste de formation. Il a commencé sa carrière au Parlement européen dans les années 1990. C’est pour sa longue expérience et ses nombreux contacts au sein de l’institution que Marine Le Pen fait appel à lui. Père de cinq enfants, dont s’occupe sa femme, il est diplômé en 1992 de l’Institut catholique des hautes études commerciales de Bruxelles. Charles Van Houtte met un orteil pour la première fois à Bruxelles à l’époque lors d’un stage auprès du député européen Jean-Claude Martinez, alors vice-président du FN. Il est issu d’une vieille famille de l’extrême droite : il est le petit-fils de Ghislain Van Houtte, catholique intégriste qui fut proche du Rex, mouvement de l’ancien nazi belge Léon Degrelle, avait raconté l’hebdomadaire Marianne en 2017.
En 2009, Charles Van Houtte devient l’assistant parlementaire accrédité de Marine Le Pen à Bruxelles, jusqu’en juillet 2014, où il occupe le même poste auprès de Louis Aliot, jusqu’en septembre 2015. Il devient ensuite administrateur du groupe parlementaire européen Europe des nations et des libertés (ENF), coprésidé alors par Marine Le Pen, jusqu’à son départ à l’Assemblée nationale, en 2017.
Son rôle ne s’arrête pas là : il sert aussi d’alibi à Catherine Griset, cheffe de cabinet de Marine Le Pen, pour justifier son statut d’assistante parlementaire accréditée à Bruxelles, et bénéficier des avantages, notamment fiscaux, de cette qualité d’expatriée. Alors qu’elle ne met presque pas un pied au Parlement européen pendant la période de son contrat, elle affirme être domiciliée à l’époque chez Van Houtte, dans sa maison à Braine-l’Alleud, en Belgique, à 25 kilomètres du siège du Parlement. Celui-ci lui prêterait une chambre. Un simple «pied à terre», concède un jour le principal intéressé aux enquêteurs. Sans contrat de bail, ni aucune preuve…
Des détournements de près de 620 000 euros
Van Houtte prend de l’épaisseur à partir de 2011, quand Marine Le Pen prend la tête du FN et choisit comme tiers payant l’expert-comptable Nicolas Crochet, un de ses proches. Van Houtte est, en parallèle, responsable de la gestion du poste budgétaire 400 des eurodéputés, alloué par l’UE pour faire la promotion de leur activité politique d’eurodéputé, rembourser des déplacements, s’offrir de la documentation…
A ce titre, il est mis en cause dans une autre enquête de l’Olaf, ouverte en 2015 en même temps que celle concernant les emplois fictifs. A l’époque, le président du Parlement européen, Martin Schulz, confie à l’organisme antifraude européen quatre clés USB contenant les données sur l’utilisation par les députés frontistes des fonds de leur «ligne budgétaire 400». Les montants sont moindres que pour l’embauche d’assistances, un peu moins de 50 000 euros annuels pour ces députés non inscrits. Mais, là encore, l’Olaf découvre très vite une utilisation abusive du budget, de possibles détournements de fonds publics et d’éventuels financements politiques illégaux sur fonds européens.
Une enquête est ouverte en France en 2019. L’organisme, qui évalue les détournements à près de 620 000 euros, transmet un rapport en 2021 à la justice française, en partie révélé par Mediapart en 2022. C’est sur la base de ce rapport que le Parlement européen a réclamé en juillet à Jean-Marie Le Pen le remboursement de 303 200 euros, comme l’a rapporté l’AFP. Dans le même contexte, il s’apprête à demander 230 000 euros à Marine Le Pen, comme le Canard enchaîné l’a révélé la semaine dernière. L’Olaf considère que les Le Pen ont multiplié les conflits d’intérêts, les détournements de leur budget 400 à des fins de politique nationale, les dépenses pour des services fictifs, le plus souvent au profit de sociétés gravitant dans l’orbite du RN. Charles Van Houtte est considéré comme l’un des principaux instigateurs soupçonné de conflits d’intérêts et d’activités comptables non autorisées. Son rôle dans l’organisation semble ainsi le même que celui qu’il a dans la distribution des postes d’assistants parlementaires. Et le but similaire : pomper un maximum d’argent public.
«Dans l’intérêt du client»
Dans un pur rôle d’homme de paille, l’homme est en effet gérant, proche, ou comptable de plusieurs sociétés, parfois représentées par sa propre femme, souvent immatriculées à son domicile, qui fournissent des services fictifs aux eurodéputés FN au cours du mandat 2009-2014 : Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen, et Bruno Gollnisch. Il s’agit de sites Internet, bulletins d’informations, cartes de visite, matériel de propagande (sacs, porte-clés, stylos), soit non réalisés, soit utilisés lors de meetings du Front national sans rapport avec l’Europe. Van Houtte se charge en amont de truquer de faux appels d’offres pour faire remporter les marchés aux boîtes en question.
L’une des sociétés, Looks SPRL, payée par exemple par le Parlement au titre du poste 400 du budget de Marine Le Pen, doit produire 1 000 DVD pour l’eurodéputée, pour un montant de 10 000 euros, sauf que la société ne dispose d’aucun salarié ni de la capacité technique de fournir le matériel. Elle ne fournit d’ailleurs jamais les DVD, facturés quand même. Marine Le Pen présente aussi au Parlement européen une facture pour un site web inexistant, lui aussi facturé par une société appartenant à Charles Van Houtte, pour un montant de 5 000 euros. Interrogée par l’Olaf, Le Pen met tout sur le dos du comptable belge. Quant à lui, il affirme «toujours travailler dans l’intérêt du client». C’est-à-dire Marine Le Pen.
https://www.liberation.fr/societe/polic ... directed=1
Assistants fictifs du RN : Charles Van Houtte, le gestionnaire du système à la barre
Entendu lundi 4 novembre par le tribunal, le comptable belge de 58 ans était la cheville ouvrière du système de détournement de fonds mis en place par le parti d’extrême droite. A coups d’assistants fantômes ou d’entreprises tout aussi fantoches.
S’il y a un homme au cœur du système des assistants fictifs du Rassemblement national, le voici. Charles Van Houtte, comptable belge de 58 ans, doit être entendu ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits présumés de complicité de détournement de fonds publics. Il est soupçonné d’avoir centralisé à la demande de Marine Le Pen la gestion des enveloppes de frais d’assistance parlementaire des députés européens frontistes entre 2009 et 2016, pour que leur soient affectées des personnes travaillant en réalité pour le parti d’extrême droite.
Grâce à des procurations signées pour lui par la plupart des députés européens FN afin qu’il gère leurs enveloppes, et en relation permanente avec les services financiers du Parlement, il a à l’époque une connaissance constante des montants disponibles pour employer des assistants. Via des tableaux récapitulatifs, il tient régulièrement informée la direction du Front, son trésorier, et le tiers payant chargé de rédiger les contrats et de récupérer les fonds européens avant de verser les salaires aux assistants. De sorte que rien n’échappe à personne dans cette histoire.
Une manne financière
Dans ce système mis en place par le FN pour détourner les fonds européens, les assistants sont ventilés sur les différents députés en fonction des montants disponibles, dans un système de vases communicants, sans consultation préalable des élus et assistants concernés. Tout ici est très cadré et bien réfléchi. Le but est d’utiliser le plus d’argent possible, de vider les budgets alloués pour faire tourner la machine frontiste, sans laisser jamais un centime d’argent public, ou des miettes. En fin d’année, des CDD sont signés pour terminer les budgets restants. Rien n’est ponctuel, encore moins accidentel : c’est l’application de la volonté de la direction frontiste de prospérer aux dépens de l’Union européenne. Ce qui ne peut se faire alors sans l’aide de Charles Van Houtte.
Voici un exemple de comment cela se passe : le 15 septembre 2011, l’homme écrit au tiers payant de l’époque pour lui signifier que «Marine veut engager au 1er octobre un expert à 9 000 euros net, soit 16 500 euros brut». L’expert en question n’est autre que l’énarque Florian Philippot, futur numéro 2 du parti. «Ceci est possible à condition de réaliser tous les transferts demandés, écrit Van Houtte. Autrement, ce contrat sera refusé par le Parlement, faute de budget suffisant. Il faut donc que la semaine prochaine tous les contrats et formulaires pour le Parlement soient signés. Je vous joins en annexe un tableau correspondant à la situation réelle actuelle, et un autre tableau de simulation avec toutes les modifications à apporter. Voici les points qui restent à réaliser : Louis Aliot, faire son contrat à mi-temps au 1er juillet, avec une demande de prise en charge sur Jean-Marie Le Pen ; Yann Le Pen : modification de sa prise en charge depuis le 1er juillet ; transférer Guillaume L’Huillier sur Bruno Gollnisch à partir de juillet, modification de la prise en charge pour Marine Le Pen», etc.
L’organisation gérée par Van Houtte se fait de plus en plus structurée à partir de 2014 avec l’arrivée de 23 députés frontistes à Bruxelles. Le comptable va maximiser les transferts de charges, alors que les ressources mobilisables explosent : le montant mensuel alloué pour que les eurodéputés emploient des assistants est en effet plus que confortable, 21 209 euros mensuels. Multipliée par 23, et sur l’ensemble du mandat, la manne financière dans laquelle le Front national est en train de croquer est énorme. «Je tiens des tableaux de mise à jour, tente de résumer Charles Van Houtte en 2015 devant l’organisme antifraude européen (Olaf). On a régulièrement des réunions avec les services du Parlement pour faire le point, on voit si les enveloppes tiennent et si on peut encore engager des dépenses»…
Issu d’une vieille famille de l’extrême droite
De nationalité belge, l’homme est comptable et fiscaliste de formation. Il a commencé sa carrière au Parlement européen dans les années 1990. C’est pour sa longue expérience et ses nombreux contacts au sein de l’institution que Marine Le Pen fait appel à lui. Père de cinq enfants, dont s’occupe sa femme, il est diplômé en 1992 de l’Institut catholique des hautes études commerciales de Bruxelles. Charles Van Houtte met un orteil pour la première fois à Bruxelles à l’époque lors d’un stage auprès du député européen Jean-Claude Martinez, alors vice-président du FN. Il est issu d’une vieille famille de l’extrême droite : il est le petit-fils de Ghislain Van Houtte, catholique intégriste qui fut proche du Rex, mouvement de l’ancien nazi belge Léon Degrelle, avait raconté l’hebdomadaire Marianne en 2017.
En 2009, Charles Van Houtte devient l’assistant parlementaire accrédité de Marine Le Pen à Bruxelles, jusqu’en juillet 2014, où il occupe le même poste auprès de Louis Aliot, jusqu’en septembre 2015. Il devient ensuite administrateur du groupe parlementaire européen Europe des nations et des libertés (ENF), coprésidé alors par Marine Le Pen, jusqu’à son départ à l’Assemblée nationale, en 2017.
Son rôle ne s’arrête pas là : il sert aussi d’alibi à Catherine Griset, cheffe de cabinet de Marine Le Pen, pour justifier son statut d’assistante parlementaire accréditée à Bruxelles, et bénéficier des avantages, notamment fiscaux, de cette qualité d’expatriée. Alors qu’elle ne met presque pas un pied au Parlement européen pendant la période de son contrat, elle affirme être domiciliée à l’époque chez Van Houtte, dans sa maison à Braine-l’Alleud, en Belgique, à 25 kilomètres du siège du Parlement. Celui-ci lui prêterait une chambre. Un simple «pied à terre», concède un jour le principal intéressé aux enquêteurs. Sans contrat de bail, ni aucune preuve…
Des détournements de près de 620 000 euros
Van Houtte prend de l’épaisseur à partir de 2011, quand Marine Le Pen prend la tête du FN et choisit comme tiers payant l’expert-comptable Nicolas Crochet, un de ses proches. Van Houtte est, en parallèle, responsable de la gestion du poste budgétaire 400 des eurodéputés, alloué par l’UE pour faire la promotion de leur activité politique d’eurodéputé, rembourser des déplacements, s’offrir de la documentation…
A ce titre, il est mis en cause dans une autre enquête de l’Olaf, ouverte en 2015 en même temps que celle concernant les emplois fictifs. A l’époque, le président du Parlement européen, Martin Schulz, confie à l’organisme antifraude européen quatre clés USB contenant les données sur l’utilisation par les députés frontistes des fonds de leur «ligne budgétaire 400». Les montants sont moindres que pour l’embauche d’assistances, un peu moins de 50 000 euros annuels pour ces députés non inscrits. Mais, là encore, l’Olaf découvre très vite une utilisation abusive du budget, de possibles détournements de fonds publics et d’éventuels financements politiques illégaux sur fonds européens.
Une enquête est ouverte en France en 2019. L’organisme, qui évalue les détournements à près de 620 000 euros, transmet un rapport en 2021 à la justice française, en partie révélé par Mediapart en 2022. C’est sur la base de ce rapport que le Parlement européen a réclamé en juillet à Jean-Marie Le Pen le remboursement de 303 200 euros, comme l’a rapporté l’AFP. Dans le même contexte, il s’apprête à demander 230 000 euros à Marine Le Pen, comme le Canard enchaîné l’a révélé la semaine dernière. L’Olaf considère que les Le Pen ont multiplié les conflits d’intérêts, les détournements de leur budget 400 à des fins de politique nationale, les dépenses pour des services fictifs, le plus souvent au profit de sociétés gravitant dans l’orbite du RN. Charles Van Houtte est considéré comme l’un des principaux instigateurs soupçonné de conflits d’intérêts et d’activités comptables non autorisées. Son rôle dans l’organisation semble ainsi le même que celui qu’il a dans la distribution des postes d’assistants parlementaires. Et le but similaire : pomper un maximum d’argent public.
«Dans l’intérêt du client»
Dans un pur rôle d’homme de paille, l’homme est en effet gérant, proche, ou comptable de plusieurs sociétés, parfois représentées par sa propre femme, souvent immatriculées à son domicile, qui fournissent des services fictifs aux eurodéputés FN au cours du mandat 2009-2014 : Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen, et Bruno Gollnisch. Il s’agit de sites Internet, bulletins d’informations, cartes de visite, matériel de propagande (sacs, porte-clés, stylos), soit non réalisés, soit utilisés lors de meetings du Front national sans rapport avec l’Europe. Van Houtte se charge en amont de truquer de faux appels d’offres pour faire remporter les marchés aux boîtes en question.
L’une des sociétés, Looks SPRL, payée par exemple par le Parlement au titre du poste 400 du budget de Marine Le Pen, doit produire 1 000 DVD pour l’eurodéputée, pour un montant de 10 000 euros, sauf que la société ne dispose d’aucun salarié ni de la capacité technique de fournir le matériel. Elle ne fournit d’ailleurs jamais les DVD, facturés quand même. Marine Le Pen présente aussi au Parlement européen une facture pour un site web inexistant, lui aussi facturé par une société appartenant à Charles Van Houtte, pour un montant de 5 000 euros. Interrogée par l’Olaf, Le Pen met tout sur le dos du comptable belge. Quant à lui, il affirme «toujours travailler dans l’intérêt du client». C’est-à-dire Marine Le Pen.
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