papibilou a écrit : 29 juillet 2024 13:13
Ce qui est ennuyeux est bien sûr qu'on signe pour appliquer des règles que l'on n'applique pas. Mais ce qui est le plus grave est que ce non respect se traduit par l'aspect désastreux dans lequel tous les présidents, sans exception, depuis Mitterand ont plongé le pays.
Ce qui serait génial serait un premier ministre enfin conscient de cette situation et qui dirait aux français : on s'y met tous et on redresse la barre.
Quel "aspect désastreux dans lequel tous les présidents, sans exception, depuis Mitterand ont plongé le pays" ?
Le déficit chronique et l'endettement ont commencé pendant la 4e république. Mais cette époque de forte croissance, le taux d'endettement par rapport au PIB était faible, vu que le PIB augmentait plus vite que l'endettement.
La hausse de ce taux d'endettement a commencé sous Giscard, notamment après la crise pétrolière de 1973.
La "règle des 3%", bidouille médiatique pour faire passer l'endettement croissant du début des années 80, a été respectée par les gouvernements de gauche sous Mitterrand. C'est sous la droite mitterrandienne puis chiraquienne que l'endettement s'est envolé, avant de baisser un peu sous Jospin puis de se stabiliser sous le reste de droite chiraquienne, à environ 60% du PIB, comme demandé.
Ce taux d'endettement a explosé avec la crise de 2008, s'est stabilisé à un niveau plus haut sous Hollande et le début de Macron, puis sont arrivés gilets jaunes et covid pour de nouveau monter d'un gros palier.
La situation actuelle n'est pas reluisante, mais on est plus ou moins au même niveau d'endettement que les USA, qu'on ne considère pas comme étant un état en faillite.
Donc encore une fois, pour baisser le taux endettement il faut que le déficit public soit contenu à un niveau suffisamment bas pour que le PIB et l'inflation montent plus vite. C'est à dire faire plus de rentrées de sous et / ou moins de dépenses. Le tout dans un contexte où l'on promet des baisses d'impôts de partout et on l'on veut plus de sous pour les hôpitaux, l'éducation, la recherche, la police, l'armée, les infrastructures, les investissements, etc.
Il faut bien comprendre que faire de la dette sa priorité c'est réduire les services publics, augmenter la pauvreté, donc l'insécurité.
Le problème de la gestion actuelle c'est qu'au moindre gestionnaire de budget dépensier à la Sarkozy ou à la moindre crise le taux d'endettement augmente, mais par la suite on galère à le faire descendre. On n'a pas suffisamment de marge de sécurité.