Page 5 sur 5

Soupçon de connivence entre Nicolas Sarkozy et son frère

Posté : 26 octobre 2010 22:02
par tisiphoné
tisiphoné a écrit : et si Sarkozy avait d'autres intérêts inavoués pour faire passer cette réforme ?
Selon certaines sources journalistiques -Médiapart en tête repris par Le Nouvel Obs et d'autres médias-, il pourrait se profiler un délit d'initié qui toucherait le président Sarkozy et son frère Guillaume :Je m'explique. Guillaume Sarkozy est le frère du président de la République. Il est également le délégué général de Malakoff Médéric, société spécialisée dans les assurances, la mutuelle santé, l'épargne, la prévoyance et ... la retraite !
Auparavant, Guillaume Sarkozy était spécialisé dans le textile. Mais en 2006, il a du mal à joindre les deux bouts, et son entreprise dont il était le patron connaît des difficultés. Il a donc été purement et simplement écarté de la direction. Malgré cet échec, il a su rebondir. Ses connaissances et son réseau ayant réussi à le parachuter au sein du groupe Médéric. Le groupe est financièrement puissant et Guillaume Sarkozy l'a bien compris.

En 2008, grâce à la participation au capital que détient Médéric, Guillaume Sarkozy parvient à faire son entrée au conseil de surveillance du groupe Le Monde, conseil qu'il devrait quitter dans quelques temps suite au rachat du groupe.

Guillaume a bien compris que sa place au sein du groupe Médéric -devenu entre temps Malakoff Médéric- était cruciale. Il a donc décidé d'en tirer avantage en créant une sorte de participation ou "co-entreprise" avec la Caisse des Dépots et Consignations (CDC) -organisme d'Etat-, et sa filiale la Caisse Nationale de Prévoyance (CNP).

L'ambition affichée de cette alliance entre la CNP, CDC et le groupe Malakoff Médéric est claire : jouer un rôle majeur sur le marché de la retraite complémentaire dans les années à venir. Ce sera chose réelle le 1er janvier prochain avec la création d'une société commune qui regroupera le groupe Malakoff Médéric, la CDC et la CNP.Nicolas Sarkozy arrive donc à point nommé dans cette affaire avec sa réforme des retraites qu'il souhaite faire adopter à tout prix. La réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près", nous explique le site Médiapart. Le Président assècherait donc la retraite par répartition au profit d'un mode de capitalisation.

"Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", nous explique le site du Nouvel Obs. En effet, la CDC est une institution publique présidée par un parlementaire, la CNP est une filiale de la CDC et présidée par François Pérol, ancien secrétaire adjoint de l'Elysée.

Pour rappel, la CDC gère le fond de réserve des retraites. Une raison réelle de cette réforme des retraites ? On comprend mieux pourquoi Nicolas Sarkozy s'entête à vouloir passer en force cette réforme. Avec quelques 40 à 100 milliards d'euros en jeu, on comprend mieux la motivation de la famille Sarkozy et de leurs intérêts..
Le député du Rhône André Gérin a surpris ce mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée, au cours des questions au gouvernement, en brandissant une photographie représentant le président Nicolas Sarkozy et son frère Guillaume.

A travers ce photo-montage -détournant une affiche électorale de l'UMP-, le parlementaire mettait en rapport la réforme des retraites et le fait que le groupe d'assurance Malakoff-Médéric, dont Guillaume Sarkozy est le délégué général, développe des produits d'épargne de retraite complémentaire privés, avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations, institution contrôlée par l'Etat.

André Gérin a refusé de remettre aux huissiers qui le lui demandaient la photo. Les députés de la majorité ont alors protesté et la séance a été brièvement suspendue.

Georges Tron, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, a répondu au député communiste que la gauche avait déjà combattu les précédentes réformes des retraites en 1993 et 2003, sans les remettre en cause ensuite.

La société Malakoff-Méderic s'était déclarée "injustement mise en cause", lorsque le site internet d'information Mediapart a mis en avant la semaine dernière la fonction du frère du chef de l'Etat, en pleine protestation nationale contre la réforme des retraites.

Sur le site internet de la société, Guillaume Sarkozy déclare: "Pour demain, Malakoff-Médéric va proposer de nouveaux produits, va vouloir expérimenter, va vouloir innover et nous offrirons à nos clients (...) une vision cohérente, globale, transparente, lisible, de leur protection sociale".

Re: Sarkosy intervient dans le débat sur les retraites

Posté : 27 octobre 2010 12:04
par Jarod1
Sur le fond, c'est vrai, la route vers la capitalisation est tracée et de toute façon inévitable. Après d'autres que la boite du frère s'engage sur ce marché.

Re: Sarkosy intervient dans le débat sur les retraites

Posté : 27 octobre 2010 13:48
par Barbapoutre
L'histoire est un éternel recommencement.
Il faut dire que ceux qui ont été ruinés par la retraite par capitalisation sont morts maintenant.

Re: Sarkosy intervient dans le débat sur les retraites

Posté : 27 octobre 2010 14:43
par dinosaure
Pas les victimes du scandale EMRON, ni celles de l'affaire Maxwell.

Re: Sarkosy intervient dans le débat sur les retraites

Posté : 27 octobre 2010 18:16
par Alogos
Sov Strochnis a écrit : L'Unef a sauté sur l'occasion bien sûr, elle nous a saoulé avec les retraites. Bon, mais pas un seul n'avait vraiment d'arguments. C'était de l'ordre d'une déduction simpliste: plus on travaille plus on fatigue.

Enfin, perso, à 60 piges je serai en Bolivie ou au Pérou, voire en Patagonie, alors je m'en tape. :XD:
????????
Le batiment hier a fermé, sur ordre de la chancellerie, alors qu'il n'y avait pas un seul manifestant à proximité !
J'ai fait comme les djeuns, j'ai filmé sur mon phone : des cars de police bloquant une rue étroite et des étudiants qui tournent en rond, dans l'espoir qu'ils vont pouvoir aller en cours. C'est tout mignon à voir : des étudiants qui veulent étudier !
Sinon, je n'ai rien contre ; la boutique de l'UNEF peut sauter, ça fera de la place pour quelque chose d'utile.