Victor a écrit :
Cette phrase est très dangereuse. Cela me surprend car je pense que tu es quelqu'un de responsable.
En tant que tel, tu ne peux pas dire cela sans tomber dans le jeu des démagos, des ultra-nationalistes, des fous de Marx et des anti-Europe.
Il faut dépasser l'approche purement comptable et tenir compte des dégâts économiques, sociaux et politiques que provoquerait la diminution trop rapide des déficits.
C'est le gouvernement français qui est le mieux placé pour décider des modalités et du rythme pour parvenir à cet objectif de 3 %.
Avoir une approche dogmatique des 3 % porte préjudice à l'idée européenne.
L'UE a trahi les peuples en violant les souverainetés nationales lors de l'adoption de l'actuel traité de Lisbonne.
Les institutions européennes ne peuvent pas se prévaloir de la légitimité populaire, à partir de là, la France fixe souverainement son calendrier de réduction des déficits.
C'est d'ailleurs ce qu'a fait le gouvernement et je pense qu'il était effectivement préférable pour les français de faire les efforts nécessaires à un rythme soutenable.
A partir du moment où on commence à dire aux français que c'est à cause de Bruxelles que l'on ne peut plus continuer à s'endetter comme des fous et donc, il faut dire la vérité, à vivre au-dessus de nos moyens, c'est fichu.
Je pense que tout le monde comprend qu'on ne peut pas vivre indéfiniment au dessus de nos moyens.
Aprés, la convergence des critères de " maastricht " doit s'apprécier en tendance.
Son application à la hussarde porterait un préjudice politique à l'idée-même de la construction européenne.
On ne peut pas faire n'importe quoi sous prétexte que c'est écrit dans des traités européens ... qui n'ont, je le rappelle, aucune légitimité populaire.
Tous les démagos, gauchos, FN, NPA et tous ceux qui sont prêts à promettre n'importe quoi pour être élus vont s'engouffrer dans la brèche.
Les électeurs sont suffisamment avertis pour savoir que le fn et l'extrême gauche racontent que des conneries sur les questions économiques, monétaires et budgétaires.
La vérité est à l'opposé, c'est parce qu'il y a l'UE et l'euro que l'on a pu s'endetter de cette manière complètement folle.
C'est aussi l'UE et le dumping fiscal et social dans le cadre d'une concurrence sauvage qui creuse les déficits.
La France toute seule avec son petit franc, aurait dû soit dévaluer sa monnaie, soit s'en tenir à un strict équilibre budgétaire.
Bin ouais, il peut y avoir plusieurs politiques monétaires et faut juste savoir ce qu'on veut.
Les partis qui promettent de raser gratis en sortant de l'Euro leurrent les électeurs
Le retour à l'équilibre budgétaire est le point clé. Pas seulement financier ou économique mais aussi politique.
Car une France qui croit que tout est possible, que l'état peut s'endetter à l'infini et distribuer des aides sociales sans limite est pays qui:
1 - va droit à la ruine
2 - va devenir rapidement ingouvernable.
Et c'est bien ce qui se passe. Le peuple de gauche est déçu de la politique de FH, il espérait plus, ..., plus de quoi ?
plus de social, bien sur !
Peut être plus de rêve, plus de lyrisme de gauche ...
La retraite plus tôt ..., une augmentation des retraites, des allocations chômages, ...
Des créations de postes de fonctionnaire, en veux-tu , en voilà ... et une augmentation forte du salaire des fonctionnaires !
Des aides sociales augmentées, certains rêvent même d'un salaire universel , ...,
C'est plutôt la droite qui parle de revenu universel.
A gauche, on maintient que le travail doit être la source des revenus, les aides étant un correctif nécessaire pour garantir la dignité de chacun et la paix sociale.
Une forte augmentation du SMIC, alors que les usines quittent la France !
Comment expliquer cela, alors que l'état est sur-endetté et que les caisses de sécu sont dans le rouge depuis tant d'années, qu'elles ont accumulé une dette qui se reporte sur des générations mêmes pas nées ?
Comment peut-il exister un tel écart entre la réalité et ce que beaucoup pensent possible ?
A chacun son point de vue.
Sachant que la fraude fiscale est égale au montant des déficits, les marges de manœuvres sont multiples.
Il ne me semble pas décent de faire porter la responsabilités des déficits sur les travailleurs qui ont juste de quoi vivre, ou sur les bénéficiaires des minima sociaux qui touchent à peine de quoi survivre.
Sur qui doivent porter les efforts et comment on les répartit : le clivage gauche / droite se situe là, entre autres ....
Le constat s'impose de lui-même, la France est devenue quasiment ingouvernable ...
C'est sûr que c'est pas facile de gouverner la France et cela devrait inciter à plus de mansuétude vis à vis des gouvernements successifs, qu'ils soient de gauche ou de droite.