Vous êtes ridicules avec vos clichés sur les votants de gauche intellectuellement plus faibles et les gens de droite privilégiés et travailleurs...
Il n'y a, de chaque côté, que des individus qui ont une vision propre de l'avenir, et des inquiétudes personnelles. Donc oui, je comprends que quelqu'un qui travaille énormément se soucie avec force de ce qu'il a obtenu dans sa vie : une réussite professionnelle et des biens. Mais pour autant, faut-il dénigrer celui qui privilégie l'épanouissement de sa personne voire des autres aux espèces sonnantes et trébuchantes ?
Nous avons tous besoin de l'autre, qu'il soit riche, pauvre, blanc, noir, fonctionnaire, patron ou ouvrier. C'est la base d'une société, chacun a un rôle a y jouer. Chacun a des "privilèges" que d'autres n'ont pas, et qui font qu'au final, si on prend en compte l'ensemble des avantages et des inconvénients de chacun des statuts, on se rend compte qu'il n'y a que très peu d'écart de traitement (j'avais déjà fait un post assez long sur ce sujet il me semble). La nature humaine est ainsi faite que l'herbe est toujours plus verte ailleurs... Par ailleurs, vous qui êtes si prompts à sortir l'argument du "si t'es pas content de ton poste, tu n'as qu'à changer de boîte", n'hésitez pas une seconde : rejoignez bien vite le monde merveilleux de la fonction publique !!!

Je crois surtout que chaque être humain a des besoins spécifiques pour s'épanouir, des attentes particulières, et que si certains ont la fibre de l'entreprise, d'autres préfèrent un quotidien plus routinier, peut-être moins ambitieux.
Mais tous ceux qui, fixés sur leur volonté d'avoir toujours plus, oublient de prendre en compte les besoin de "ceux d'en bas" creusent leur propre tombe.
Tous ceux qui, aveuglés par la colère (voire la jalousie), dénigrent et haïssent sans distinction "ceux d'en haut" oublient qu'ils leur doivent une part de la liberté dont ils peuvent jouir.
Victor, si j'ai parlé des slogans, ce n'est pas parce que je les prends pour la vérité divine, mais parce qu'ils illustrent une idée, et que ça me permet d'éviter de refaire un argumentaire complet à ce sujet. Mais bon, puisqu'à priori le quotient intellectuel bas est bien partagé à gauche et à droite, je me vois dans l'obligation de revenir te l'expliquer
Dons si, pour toi, le problème prioritaire c'est l'économie, je pense pour ma part que la priorité, c'est la reconstruction de la société française et l'adaptation au changement climatique. Tu feras quoi de ta belle croissance si tu finis en guerre civile ? Tu les trouves où tes employés quand ton système de santé sera détruit ? Elles finissent comment tes belles usines si tous les ans ou tous les 2 ans tu subis une inondation, une tempête ou une canicule qui fait surchauffer tes machines ?
Ne crois pas que je renie toutefois complètement les questions économiques. Je pense simplement que l'économie peut être relancée mécaniquement en agissant sur d'autres leviers. Une société en bonne santé fournit des travailleurs plus efficaces, ayant moins d'arrêts maladie. Des citoyens moins divisés sont également plus efficaces, parce qu'on écartera Vincent, employé moyen, pour exploiter les qualités de Mohamed, excellent commercial habitant un quartier de banlieue, aujourd'hui barré par l'adresse qui figure sur son CV, ou les a prioris d'un recruteur qui vote FN.
En "verdissant" la France en avance de phase par rapport au reste du monde, on stimule la recherche, l'innovation, on crée des industries pionnières au niveau mondial qui pourront de placer sur tous les marchés internationaux. Par ailleurs, en faisant l'effort de diminuer notre dépendance aux hydrocarbures et au nucléaire, on fait des économies en matière d'importation, certainement dans le domaine militaire (moins d'intérêts à défendre à l'étranger), on ôte un poids assez considérable à notre diplomatie.
Le problème, c'est que ces changements entraîneront de facto des pertes pour ceux qui vivent des rentes de la société du XXème siècle, et qui, à l'heure actuelle, tiennent la barre de la France et l'envoient dans la tempête en refusant de changer le cap.
Tu vois, nos objectifs à long terme ne sont pas si différents, même si on ne choisit pas le même chemin pour y arriver.