Re: Révision des barèmes aux proud hommes
Posté : 09 juin 2017 15:48
visiblement ,vousvenez pas duprivé , et encore moins des cadres du privé .Vos propos montrent votre ignorance totale del' entrepriseAAAgora a écrit :............Victor a écrit :
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Il ne peut pas y avoir 70% de licenciements véritablement abusifs. Il y a 70% de licenciements jugés abusifs mais certainement beaucoup moins qui le sont vraiment.
Pourquoi un employeur s'amuserait-il à licencier un salarié
, compte tenu de tous les emmerdements que cela représente, que cela se terminera aux prud'hommes où il a toutes les chances de perdre et de payer des indemnités importantes et inconnues ?
Tu dois bien comprendre si tu as déjà travaillé en entreprise, qu'un patron ne licencie un salarié que si il a épuisé toutes les ressources managériales.
Donc ce chiffre de 70% prouve qu'il y a bien un problème de droit du travail en France.
Aujourd'hui pour licencier un salarié, il faut trouver une faute pour justifier le licenciement. Faute qui est souvent montée de toute pièce car il n'y a souvent pas d'autres moyens. En effet comment licencier, par exemple, un cadre qui ne fait quasiment rien, glande un max, est en arrêt maladie la moitié du temps, mais ne commet pas de "faute grave". Et bien aujourd'hui, il faut lui trouver une faute grave souvent bidon pour justifier son licenciement. Si aux prud'hommes, ce cadre arrive à prouver que la faute est bidon, il aura gain de cause, alors que son licenciement n'est pas vraiment abusif.
Un contrat de travail unique contractualisant des indemnités importantes de licenciement et de plus en plus importante en fonction de l'ancienneté permettrait à l'employeur de licencier un salarié sans avoir à monter des dossiers bidons de licenciement. On ne trouverait aux prud’hommes que les vrais licenciements pour faute. Ceux où l'employeur a réellement un dossier de fautes graves ou lourdes qui tient la route.
Mais il ne le fait pas pour s'amuser, mais par intérêt.
1) Un salarié en CDI, cadre de préférence et avec une ancienneté dans l'entreprise, coute très cher, surtout s'il n'est plus assez performant.
2) Le remplacer par un jeune, qui commence pas un CDD, avec promesse d'un CDI et avec promesse de devenir cadre, c'est le rêve financier de tout entrepreneur......cela vaut largement un procès auprès des Prud'hommes avec amende à la clé.
La plupart des procès perdus par les employeurs rentrent dans cette catégorie.
Licencier c'est rentable, car l'amende est très inférieure au gain du remplacement du salarié licencié.
Si le contrat unique que vous préconisez, supprime cette manoeuvre financièrement avantageuse, le MEDEF ne sera pas d'accord.
Idem pour la reforme envisagée par Macron.
La Ministre du travail affirme vouloir encourager les embauches en CDI....c'est une blague !!!!