Fonck1 a écrit : 15 janvier 2024 06:26
voilà une affaire, et ce sera ici ma dernière intervention, qu'un ami de longue date m'a raconté hier.
c'est quelqu'un que j'avais perdu de vue depuis quelques années, avec qui j'ai repris contact récemment, avec qui je suis parti en tournée autour du monde, aux states, en israel, bref, nous avons fait des dates, comme musiciens, il est connu et a un contrat d'artiste.
sa boite de prod' ayant de l'investissement à géométrie variable, il a été obligé pour vivre de bosser hors de son domaine et faire des chantiers de deco-placo, par l'intermédiaire d'une société qu'il a monté.
mon ami est espagnol, avec un fort accent.
il a eu affaire à un autre entrepreneur peu scrupuleux, mauvais payeur.il lui devait 1000 euros d'un chantier, mon ami l'a un peu menacé à l'intox, mais il a finit par payer.
avant que ce chantier finisse, il était sur zone avec d'autres entrepreneurs et salariés, un jour un corse arrive, et tire deux balles sur l'entrepreneur mauvais payeur.
ils se planquent, et certaines personnes du chantier arrivent à raisonner le tireur, le désarmer, s'en suit l'appel au policiers et secours, la personne n’étant pas décédee.
mon ami donne son numéro de témoin de la scène.
quelques jours plus tard, appel du commissariat, "bonjour monsieur, pouvez vous venir pour la déposition?" - pas de soucis pour mon ami, il s’exécute.
arrivé au commissariat, on le menotte.
on lui dit que c'est la procédure et on lui signifie une garde a vue.
il ne comprends pas trop ce qu'il lui arrive, pensant être convoqué en titre de témoin.
on lui pose plein de questions, lui dit qu'il n'y est pour rien, ne connaît pas le tireur, est conduit en cellule, menotté.
sur cela s'ensuit dans la foulée une perquisition chez lui, sa femme rentre, il lui dit d’appeler son avocat, les flics lui disent de la fermer qu'il n'a pas le droit de parler à quiconque.
38 heures de garde a vue.
il a eu droit aux cellules avec les bas de plafond, les remarques racistes des policiers "on vous connaît" assimilés aux gitans, ect ect....
le pire c'est que ce jour là, dans le commissariat, il croise le tireur qui était probablement là pour des confrontations.
le policier lui demande vous savez qui c'est? il leur réponds non, je ne le connais pas.le flic lui dit que c'est la personne qui a tiré, il n'avait même pas eu le temps de le voir.
ce qui a sauvé mon ami, c'est qu'il avait joué plusieurs fois pour le bal de la Police et que le commandant l'a reconnu.
Même les autres salariés qui ont dit qu'il y était pour rien n'ont pas été pris en considération.
voilà l'état de notre police....
je peux vous dire que demain, s'il est témoin de quelque chose, il tracera son chemin....