gare au gorille a écrit : 05 février 2021 23:54
papibilou a écrit : 05 février 2021 22:48
Il n'est pas question de ne prendre que la violence, mais ne pas prendre la violence comme une des caractéristiques des manifs gilets jaunes, ce serait omettre un élément essentiel.
Et la violence ne venait pas que des FDO et des BB mais aussi d'un certain nombre de gilets jaunes eux mêmes.
Il y avait des manifestations de gilets jaunes tous les samedis et dans la France entière et la violence n'a pas été la caractéristique des gilets jaunes mais bien souvent l'exception. Dans la majorité des cas les manifestations se déroulaient sans violence et j'en suis témoin. J'ajouterais que dans bien des cas la violence est venue des ordres de répression d'une violence injustifiée subie par les manifestants.
A Nice la violence a été la caractéristique des forces de l'ordre, pas celle des manifestants.
Je me souviens aussi je ne sais plus dans quelle ville, les médias et notre infame Castaner s'acharnaient à nous présenter le spectacle d'un hôpital pris d'assaut par les gilets jaunes, alors qu'en fait les manifestants étaient en panique et essayaient juste de fuir une violence policière débile.
Macron n'est pas sorti grandi de tous ces épisodes et il n'a fait que générer une haine qui risque de fissurer le fameux plafond de verre.
Je pense en particulier à tous ces Insoumis qui ont voté Macron résignés et contraints au deuxième tour. A mon avis ils ne referont pas la même erreur.
Les propagandistes de salon continuent à se gorger d’une vérité officielle qui a fait long feu depuis la parution sur les réseaux sociaux de vidéos traitant à chaud de la violence policière, et n’ont d’autres mots sympatoches que fachistes, populistes, complotistes, à vomir sur une réalité filmée mettant en scène trop souvent une doctrine de répression orchestrée par le gouvernement de l'époque et Macron lui-même, dépassé par des évènements dont il n’aurait jamais soupçonné l’ampleur.
Ils seront toujours pris en flagrant délit de travestir l’histoire en disant de l'épisode des GJ...
Oui, mais...
et trouveront toujours un excité sorti de son rond-point monté à Paris pour faire un caca nerveux sur les pavés de la capitale. Quelques types pris sous l’angle de la franchouillardise afin de justifier une légitime violence prête à éradiquer cette jaunisse dite populacière, en ayant pris soin de ne pas diagnostiquer l’origine de cette crise de foi démocratique.
Les médias
main stream ont été plus que complaisants et zélés à servir la soupe au chef de l’état. Au début, ils avaient l’exclusivité du direct et le monopole des interventions orientées par des types comme Goupil, Cohn Benditt et d’autres cireurs de pompes du gouvernement. Et c’est ainsi que les GJ en ont pris plein la courge au fur et à mesure des manifs, dans la rue et sur les plateaux, passant ainsi pour des balourds prêts à révolutionner un monde que des bourgeois d’apparence trop proprette s’échinèrent à défendre avec une haine qu’on ne leur connaissait pas, tellement ils étaient condescendants d'ordinaire à l’endroit d’un peuple dont il décrivaient de haut et de loin les moeurs primaires...
P’tain, le coup de chaleur !

Tout à coup dérangés qu’ils furent durant une année, dans leur vie confortable et douillette, cherchant chaque samedi
le choc des images pour illustrer du poids des mots, leur dégoût authentique dans la caricature du Deschiens et du beauf de base venus profaner une ville qu’ils ne respectent pas eux-même tant elle est devenue une véritable poubelle. Mais c’est leur ville, et ils ont le droit de la dégueulasser à l’envi. Ils ont même fermé les yeux sur les saccages des blackblocs et quelques bandes de cités accourus dans l’esprit de participer à des activités ludiques de vandalisme.
Les sauvageons ! Ils n’étaient pas à-priori les ennemis n°1 du pouvoir.
Mais les réseaux sociaux sont passés par là... « Les fachos et les lépreux « ont eu le privilège et l’avantage de filmer eux aussi d’autres images impliquant la police et sa méthode douce pour casser le rythme hebdomadaire des manifs, et ont montré une réalité différente et non tronquée.
La censeurs ont avalé leur chapeau, si bien qu’aujourd’hui certains tiennent le langage ordurier qu’ils prêtaient à l’époque à des GJ qualifiés d’incultes et d’abrutis, comme s’ils étaient désormais affectés du syndrome de Gilles de La Tourette chaque fois qu’ils imaginent ou voient une chasuble jaune. Quiquette !
Les demeurés ont changé de camp...
