Ici un article qui parle d'une étude de l'ADEME sur les surfaces agricoles nécessaires pour nourrir les français. On peut y lire :
"L’agence estime ainsi que la production annuelle de nourriture pour un Français moyen, mangeant de la viande une fois par jour est de 4.800 m² par an" ou
"avec un régime entièrement végétal, un Français aurait besoin de seulement 1.200 m² d'empreinte sol pour son alimentation tandis qu'un gros mangeur de viande (170 grammes de viande par jour) aura besoin de 5.200 m²"
Ici un article sur l'alimentation animale, qui nous dit
"71% des terres agricoles européennes servent à nourrir le bétail" et
"La moitié de ces terres sont destinées au pâturage". Ce qui laisse 35% des terres agricoles européennes pour nourrir des bestioles qui vivent dans des boites. Bon, c'est basé sur des infos Greenpeace, donc pas forcément objectives.
Ici un article de l'INRAE sur une étude qu'ils ont réalisée, et qui nous dit que 70% des terres agricoles sont utilisées pour l'élevage, mais sachant que 80% de ces terres sont des prairies inutiles pour l'agriculture. C'est plus précis que chez Greenpeace, mais là ils parlent de 70% pour le pâturage, pas pour la nourriture animale. Par contre, et là où c'est intéressant, ils estiment que que manger 20-25% de protéines animales est le choix le plus optimal en terme d'utilisation de surfaces agricoles, et que la quantité de surfaces agricoles à cultiver serait plus élevée pour un régime entièrement végétalien. Et ce parce que, notamment, les animaux pâturent dans des endroits inaptes à l'agriculture, et mangent des sous-produits agricoles (typiquement du foin), que tout ça serait inutilisé dans le cas du tout végétal, et qu'on devrait donc en compenser la perte de nutriments par plus de cultures. Par contre la quantité de terres à cultiver augmente rapidement quand on augmente le pourcentage de protéines animales dans l'alimentation.
Ici un rapport du sénat qui nous dit que
"en France, les produits animaux fournissent les deux tiers (soit 60 g/j) d'une consommation individuelle de protéines qui s'établit à 90 g/j". Deux tiers, 66%, à comparer avec les 20-25% optimum. Si on regarde la courbe de l'INRAE avec 66%, on trouve 60% de surfaces agricoles nécessaires en plus qu'avec 25%.
Bref, c'est ce que je disais : le plus optimal serait de réduire la consommation de viande, sans l'arrêter complètement. Comme ça on ne garde que la composante pâturage, qui devrait produire de la viande de meilleure qualité, et on diminue la surface agricole nécessaire globale allouée à l'élevage, ce qui laisse plus de place pour de nouvelles cultures (Pour nourrir la population mondiale, si elle augmente réellement). La viande serait sans doute plus chère, mais on n'aurait moins à en manger, et de la meilleure qu'on dégusterait plus.