vivarais a écrit : 13 février 2023 09:19
papibilou a écrit : 13 février 2023 09:03
Nous sommes bien d'accord.
d'accord aussi car les seuls qui proposent de mettre fin à la loi Rothschild c'est le RN
et de revenir à emprunter directement auprès de la banque de France
et non donner de l'argent à la banque européenne pour qu'elle le donne aux banques qui nous le prête avec intérêt en ayant fixé le taux
le canada en ayant abandonné le système Rothschild a épongé sa dette en 5 ans
mais comme c'est le RN qui propose d'imiter le canada il faut surtout être contre
mais lisez quand même ce lien et pourquoi comme macron sont contre l'abrogation de cette loi
https://www.agoravox.fr/actualites/poli ... eme-195750
"
Non, la loi « Pompidou-Giscard-Rothschild » de 1973 n’a pas créé la dette française
Une ancienne rumeur sur la « dette fictive » qui serait créée par les banques privées a repris de la vigueur parmi les « gilets jaunes ».
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La rumeur, après bien d’autres, s’est répandue en quelques jours au sein des groupes « gilets jaunes » sur les réseaux sociaux et les plateaux télévisés : la dette publique serait fictive, résultant d’une loi de 1973, passée par et sous la présidence de Georges Pompidou – ancien directeur de la banque Rothschild – pour favoriser les banques, au détriment des citoyens.
Ce que dit la rumeur :
Cette idée d’une « loi scélérate », source de l’endettement excessif de la France et donc, indirectement, de tous ses maux économiques depuis plus de quarante ans, est fréquemment évoquée par Debout la France, le Rassemblement national, Jacques Cheminade ou François Asselineau, mais aussi par de nombreux blogs d’extrême droite et de gauche radicale. Elle postule que l’Etat pouvait auparavant emprunter à un taux d’intérêt nul auprès de la Banque de France, ce qui lui a été interdit par la loi, comme l’explique par exemple le site Reveillez-vous.fr :
« La “dette publique” a été créée artificiellement par la loi scélérate dite “Pompidou-Rothschild” pondue en 1973, et qui interdit à l’Etat d’emprunter à taux zéro auprès de la Banque de France, ce qui était la norme jusqu’à cette date. »
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OURQUOI C’EST FAUX :
Cette rumeur n’est pas nouvelle. Elle avait déjà été démontée dans Le Monde en décembre 2011 dans une tribune de l’économiste Alain Beitone. Quelques mois plus tard, une autre tribune des économistes Pierre-Cyrille Hautcœur et Miklos Vari détaillaient le mécanisme de propagation de cette « légende urbaine », qui serait partie d’un livre publié en 2008 par un certain André-Jacques Holbecq, passionné d’ovnis et d’économie. Explications :
Une loi de clarification, pas de révolution
La loi de 1973 n’a pas bouleversé le système d’organisation de la Banque de France, mais a surtout permis de rassembler en un seul texte des statuts et règles disséminés dans de nombreuses lois, ordonnances et décrets qui s’étaient empilés depuis sa prise de contrôle par l’Etat en 1936 et sa nationalisation en décembre 1945.
L’article 25 en première ligne
La plupart des critiques se concentrent en réalité sur l’article 25 de la loi du 3 janvier 1973, constitué d’une seule phrase : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. » Pour ses détracteurs, cela implique que l’Etat ne peut plus créer de monnaie et se trouve donc désormais obligé de se financer auprès des banques privées (dont la banque Rothschild).
L’escompte est une forme d’avance de liquidités consentie par une banque en échange d’une créance. C’est un système de financement à court terme, utilisé à l’époque par les entreprises notamment – elles échangent une promesse de paiement (un effet de commerce, lettre d’échange ou billet à ordre) contre de l’argent disponible immédiatement.
Selon l’article 25, le Trésor public, c’est-à-dire l’organisme chargé des finances de l’Etat, ne peut présenter ses propres obligations (bons du Trésor ou autre) à la Banque de France comme garantie pour obtenir des liquidités.
Le simple rappel d’une règle existante
Mais en fait, la règle qui interdit à l’Etat de s’appuyer sur ses propres créances pour obtenir des liquidités, existait déjà dans les statuts adoptés en 1936 par la Banque de France, avec une formulation plus alambiquée : « Tous les effets de la dette flottante émis par le Trésor public et venant à échéance dans un délai de trois mois au maximum, sont admis sans limitation au réescompte, sauf au profit du Trésor public. » L’article 25 ne fait que reclarifier ce principe."
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