Le Merlu n'a pas du lire pourquoi Pétain a été condamné à mort.
Pétain avait une stratégie pour prendre le pouvoir et mettre fin à la République, qui passait par la victoire des nazis.
Le crime de la collaboration était prémédité.
La défaite était non seulement souhaitée mais prévue.
Son but était de mettre en place un régime totalitaire "frère" de l'Allemagne nazie et de l'Italie fasciste (sans parler de Franco).
C'est écrit en toutes lettres.
La "protection" des Juifs de nationalité française est une fable
Le Merlu, comme Zemmour, réécrit l'Histoire et oublie les faits.
Si, Bousquet est allé au-delà des exigences des nazis en livrant les enfants en 1942.
Pareil pour les lois antijuives qui prévoyaient AUSSI des procédures de déchéance de la nationalité française.
Ces lois préparaient le terrain et annonçaient la suite.
Je rappelle que Papon a lui aussi été condamné pour complicité de crime contre l'Humanité..
https://www.radiofrance.fr/francecultur ... hy-5689659
1. Le mythe du "glaive et du bouclier"
En octobre 2014, Eric Zemmour affirmait sur le plateau de "On est pas couché", l’émission de Laurent Ruquier : "Pétain a sauvé les Juifs français!" Depuis, voilà plus de quatre ans que le polémiste rend hommage à une action salvatrice de Pétain, que ce soit pour les Juifs, ou pour la France toute entière. Son tort principal se résumant finalement grosso modo à avoir "ménagé la chèvre et le chou".
Derrière cette vision de Pétain en sauveteur (ou carrément en sauveur ?), on ne distingue pas seulement un désir hétérodoxe de réhabiliter un grand homme que l’histoire officielle s'évertuerait à conspuer. Mais aussi une théorie charpentée, qui s'est imposée à la Libération comme “la thèse du glaive et du bouclier”, parfois appelée "thèse du bouclier et de l'épée". Cette approche, que Zemmour entend aujourd'hui réhabiliter, est discutée dans les milieux historiens depuis déjà cinquante ans.
Cette “thèse du glaive et du bouclier" porte l’idée que De Gaulle et Pétain auraient campé deux stratégies pour défendre, ensemble mais dans des registres différents, la France face à l’ennemi allemand et nazi. Cette vision de l’histoire est ancrée à l’extrême-droite, et permet principalement à ceux qui s’inscrivent dans une filiation à Philippe Pétain de développer l’idée que la signature de l’armistice le 22 juin 1940 en forêt de Compiègne aurait été en somme un moindre mal.
En creux, l’idée que la collaboration (Pétain, qui ferait office de “bouclier”) aurait fonctionné comme une sorte d’antichambre pour patienter jusqu’à la victoire de la résistance incarnée, elle, par De Gaulle (le “glaive”). Comme si Pétain et De Gaulle avaient finalement progressé en tandem pour repousser, chacun dans sa tessiture, l’occupant et ennemi commun.
Cette double métaphore est aujourd’hui bien connue car elle a été largement mise à profit lors des procès successifs des caciques du régime de Vichy, à la Libération. Les avocats de Pétain s’en serviront, comme bon nombre de responsables vichyssois à l’instar par exemple de l’amiral Aupham, qui fut chef d'état-major des forces maritimes puis, en 1942, secrétaire d’Etat à la Marine du gouvernement de Vichy, et développait encore cette idée dans ses mémoires, parues en 1978.
Dans l’immédiat après-guerre, la "thèse du glaive et du bouclier" offre une possibilité de camouflage déculpabilisant aux tenants de Vichy qui y trouvent une fable commode pour faire le récit d'eux-mêmes dans une guerre qu’ils ont perdue à tous égards. D'autres encore parient sur cette vision schizophrène pour faciliter la cohésion à la Libération.