"JEAN-LUC MÉLENCHON ET SES AMIS "BOLIVARIENS"
Jean-Luc Mélenchon et la nature réelle de ses relations avec ses amis bolivariens sud-américains
Le candidat de la France insoumise n'est pas un aspirant dictateur mais certainement pas un libertaire ni un rebelle non plus.
" « Je ne ferai pas Cuba en France », a déclaré Jean-Luc Mélenchon. Sans doute pas car, comme l’avouait Fidel Castro lui-même, « le modèle cubain ne fonctionne plus, même pour nous ». Mais cela n’empêche nullement le « compañero » Mélenchon de défendre de toutes ses forces, en toutes occasions, la tyrannie dynastique des frères Castro. C’est ainsi que, suite à la mort du Líder Máximo le 25 novembre 2016, il célébrait la mémoire du disparu par un tweet hallucinant : « Fidel ! Fidel ! Mais qu’est-ce qui s’est passé avec Fidel ? Demain était une promesse. Fidel ! Fidel ! L’épée de Bolivar marche dans le ciel. » Cela, avant de se rendre à l’ambassade de Cuba à Paris pour y présenter ses condoléances et de tenir un discours exalté devant un portrait du dictateur au pied de la statue de Simón Bolívar.
Auparavant, il comptait parmi les invités de son successeur au pouvoir, son demi-frère Raúl Castro, tout aussi cruel et aussi peu démocrate que son aîné, lorsque celui-ci fut reçu par François Hollande à l’Élysée, en février 2016. Et il avait naturellement salué, en mai 2015, le voyage de Hollande, accompagné de Ségolène Royal, à La Havane, où le président s’était fait prendre en photo, tout sourire, au côté de Fidel. C’est d’ailleurs l’un des rares points d’accord avec lui.
La proximité de Mélenchon avec le castrisme ne date pas d’hier. Elle était pointée du doigt déjà avant sa première campagne présidentielle en 2012. En juillet 2010, il proclamait : « Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle. » Il oubliait cependant de mentionner ce jour-là l’éducation - l’embrigadement, plutôt - et la santé, les chevaux de bataille de la rengaine officielle. Il a eu l’occasion de se rattraper à de nombreuses reprises par la suite. Et puis, en janvier 2011, il réitérait clairement son appui au régime : « Cuba n’est pas une dictature, pour moi clairement non. » Pour Mélenchon, Cuba est un pays qui appliquerait une sorte de « démocratie participative » à travers les organes du « Pouvoir populaire » et les « Comités de défense de la révolution », un organisme chargé de surveiller les faits et gestes de l’ensemble de la population. Et c’est cet homme-là qui parle d’étendre les libertés en France ? En prenant la défense inconditionnelle du régime, il n’hésite pas à fouler aux pieds les droits de ses opposants, comme ce jour de décembre 2010 où, lorsqu’il était député au Parlement européen, il a ostensiblement quitté l’hémicycle de Strasbourg, suivi de ses partisans, pour marquer son désaccord avec la remise du prix Sakharov pour les droits de l’homme au dissident Guillermo Fariñas qui, d’ailleurs, n’avait pu alors faire le déplacement car les autorités cubaines le lui avaient interdit."
https://atlantico.fr/article/decryptage ... o-machover
Jean-Luc Mélenchon veut faire sa révolution.... à la mode Castro ?