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Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 17 avril 2026 19:21
par papibilou
Once a écrit : 17 avril 2026 17:22
papibilou a écrit : 17 avril 2026 12:33
Bonjour Patchouli38,
Il y a toujours eu des tentatives de certains milliardaires pour s'approprier les moyens de com et les éditions. De toutes façons un éditeur n'est pas un mécène, il fait ce boulot pour gagner de l'argent et Bolloré comme les autres.
Or imaginer que Bolloré va donner la préférence à des livres politiques de droite serait absurde car suicidaire pour Fayard. Donc faisons confiance au marché: si un bouquin est bon il se vendra, s'il est mauvais il restera sur les étagères , et je suis convaincu que Bolloré regarde les bénéfices avant de regarder ce qui est écrit.
Vous n'avez strictement rien compris à l'étendue du problème.

Bolloré se moque de la littérature et des intellectuels : il est même prêt à investir à perte dans le secteur de l'édition sachant qu'il n'y a plus grand monde qui prend le temps de lire des livres.

Ce qu'il veut c'est étendre son empire idéologique sur le plus grand nombre possible de médias de masse : ce qui est grave c'est que le pouvoir en place devrait interdire ce genre de monopole en raison d'une loi votée à la libération et qui dit que chaque patron de presse ne doit vivre que des ses revenus de presse.

Il faut bien prendre en compte certains changements qui se sont déjà produits : j'étais un habitué du JDD . J'aimais bien cet hebdomadaire. Depuis qu'il est passé sous la coupe de Bolloré, ce torchon est devenu un porte parole de l'extrême droite la plus répugnante. C'est C News une fois par semaine sur papier journal.

L'ancienne équipe du JDD a fait grève durant 40 jours pour protester contre cette main mise de Bolloré : c'était un fait unique dans le monde de la presse quotidienne. 40 jours !

Quant à Grasset et au départ de son directeur, il faut bien prendre en compte que ce n'est pas une histoire de droite ou de gauche : c'est une histoire de vraie littérature, libre, complexe véhiculée par de grands auteurs inclassables sur le strict plan politique.

Bolloré, ce qu'il veut c'est qu'on ne voit plus que les derniers bouquins de Zemmour ou de Bardella dans les relais de gares. À portée de mains pour les gogos.

Le projet est simple : leur faire croire que leur premier problème c'est l'immigration ( ce qui est faux, tous les sondages le prouvent), que leur second problème c'est l'islam ( ce qui est aussi faux) , que leur troisième problème c'est l'insécurité liée aux deux premiers ( ce qui est également faux dans l'ordre de leurs priorités).

Mais il y a un autre projet probablement plus pervers : leur raconter H 24 que la France est en déclin comme le fait Philippe de Villiers à chacune de ses interventions moisies.

Que se cache t il derrière ce recours récurrents à des constats de soi disant " déclinisme" du pays ?

Et bien, la recherche d'un pouvoir fort et autoritaire qui serait supposé résoudre tous les problèmes : bref, un Trump ou un Poutine seraient les bienvenus à la tête du pays .

À moins que ce ne soit un maréchal Pétain ? En tout cas, si les choses devaient se poursuivre ainsi, ce pays est en bonne voie pour un pouvoir fasciste alliant le grand capitalisme à une idéologie d'extrême droite.
L'édition n'est pas un média de masse.
Il y a de nombreuses maisons d'éditions concurrentes de Fayard.
S'il perd tous ses auteurs il pourra fermer la porte.
Ce sont les autres maisons qui les récupèreront, avec plaisir. Les auteurs connus peuvent choisir. Pour des journalistes c'est plus compliqué.
Si vous n'aimez plus de JDD je suppose que vous ne l'achetez plus, mais on ne confond pas un journal avec un livre.
Pour le reste j'ai, mille excuses, la certitude que vous allez beaucoup trop loin avec Pétain, le fascisme etc.. tout ceci me paraissant parfaitement outrancier.
Là on parle d'un PDG de 66 ans et de 26 ans d'ancienneté, ce qui est très rare pour un PDG. En fait ce qui choque est que ce soit Bolloré qui ait décidé.

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 17 avril 2026 19:30
par Once
papibilou a écrit : 17 avril 2026 19:21
Once a écrit : 17 avril 2026 17:22

Vous n'avez strictement rien compris à l'étendue du problème.

Bolloré se moque de la littérature et des intellectuels : il est même prêt à investir à perte dans le secteur de l'édition sachant qu'il n'y a plus grand monde qui prend le temps de lire des livres.

Ce qu'il veut c'est étendre son empire idéologique sur le plus grand nombre possible de médias de masse : ce qui est grave c'est que le pouvoir en place devrait interdire ce genre de monopole en raison d'une loi votée à la libération et qui dit que chaque patron de presse ne doit vivre que des ses revenus de presse.

Il faut bien prendre en compte certains changements qui se sont déjà produits : j'étais un habitué du JDD . J'aimais bien cet hebdomadaire. Depuis qu'il est passé sous la coupe de Bolloré, ce torchon est devenu un porte parole de l'extrême droite la plus répugnante. C'est C News une fois par semaine sur papier journal.

L'ancienne équipe du JDD a fait grève durant 40 jours pour protester contre cette main mise de Bolloré : c'était un fait unique dans le monde de la presse quotidienne. 40 jours !

Quant à Grasset et au départ de son directeur, il faut bien prendre en compte que ce n'est pas une histoire de droite ou de gauche : c'est une histoire de vraie littérature, libre, complexe véhiculée par de grands auteurs inclassables sur le strict plan politique.

Bolloré, ce qu'il veut c'est qu'on ne voit plus que les derniers bouquins de Zemmour ou de Bardella dans les relais de gares. À portée de mains pour les gogos.

Le projet est simple : leur faire croire que leur premier problème c'est l'immigration ( ce qui est faux, tous les sondages le prouvent), que leur second problème c'est l'islam ( ce qui est aussi faux) , que leur troisième problème c'est l'insécurité liée aux deux premiers ( ce qui est également faux dans l'ordre de leurs priorités).

Mais il y a un autre projet probablement plus pervers : leur raconter H 24 que la France est en déclin comme le fait Philippe de Villiers à chacune de ses interventions moisies.

Que se cache t il derrière ce recours récurrents à des constats de soi disant " déclinisme" du pays ?

Et bien, la recherche d'un pouvoir fort et autoritaire qui serait supposé résoudre tous les problèmes : bref, un Trump ou un Poutine seraient les bienvenus à la tête du pays .

À moins que ce ne soit un maréchal Pétain ? En tout cas, si les choses devaient se poursuivre ainsi, ce pays est en bonne voie pour un pouvoir fasciste alliant le grand capitalisme à une idéologie d'extrême droite.
L'édition n'est pas un média de masse.
Il y a de nombreuses maisons d'éditions concurrentes de Fayard.
S'il perd tous ses auteurs il pourra fermer la porte.
Ce sont les autres maisons qui les récupèreront, avec plaisir. Les auteurs connus peuvent choisir. Pour des journalistes c'est plus compliqué.
Si vous n'aimez plus de JDD je suppose que vous ne l'achetez plus, mais on ne confond pas un journal avec un livre.
Pour le reste j'ai, mille excuses, la certitude que vous allez beaucoup trop loin avec Pétain, le fascisme etc.. tout ceci me paraissant parfaitement outrancier.
Là on parle d'un PDG de 66 ans et de 26 ans d'ancienneté, ce qui est très rare pour un PDG. En fait ce qui choque est que ce soit Bolloré qui ait décidé.
Ce qui se passe est grave et je remets le lien : https://www.france.tv/france-5/c-ce-soi ... relle.html

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 18 avril 2026 00:40
par latresne
papibilou a écrit : 17 avril 2026 12:33
Patchouli38 a écrit : 17 avril 2026 10:26
En revenant au sujet, la mainmise de V. Bolloré sur les éditions, la presse, les médias est inquiétante. En effet, cela sert surtout à une large diffusion d'une idéologie néfaste dont le seul but est de manipuler les opinions et de faire venir l'extrême-droite au pouvoir.
Une extrême-droite qui se hâterait d'appliquer la même politique que V. Orban. Si les hongrois l'ont viré après 20 ans d'autoritarisme, cela devrait alerter les français.
Bonjour Patchouli38,
Il y a toujours eu des tentatives de certains milliardaires pour s'approprier les moyens de com et les éditions. De toutes façons un éditeur n'est pas un mécène, il fait ce boulot pour gagner de l'argent et Bolloré comme les autres.
Or imaginer que Bolloré va donner la préférence à des livres politiques de droite serait absurde car suicidaire pour Fayard. Donc faisons confiance au marché: si un bouquin est bon il se vendra, s'il est mauvais il restera sur les étagères , et je suis convaincu que Bolloré regarde les bénéfices avant de regarder ce qui est écrit.

Oui.Bolloré est avant tout un commerçant.

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 18 avril 2026 07:43
par Once
latresne a écrit : 18 avril 2026 00:40
papibilou a écrit : 17 avril 2026 12:33
Bonjour Patchouli38,
Il y a toujours eu des tentatives de certains milliardaires pour s'approprier les moyens de com et les éditions. De toutes façons un éditeur n'est pas un mécène, il fait ce boulot pour gagner de l'argent et Bolloré comme les autres.
Or imaginer que Bolloré va donner la préférence à des livres politiques de droite serait absurde car suicidaire pour Fayard. Donc faisons confiance au marché: si un bouquin est bon il se vendra, s'il est mauvais il restera sur les étagères , et je suis convaincu que Bolloré regarde les bénéfices avant de regarder ce qui est écrit.

Oui.Bolloré est avant tout un commerçant.
Un commerçant tout puissant chargé de répandre une idéologie d'extrême droite dans les cerveaux du plus grand nombre possible de français encouragés à voter Bardella en 2027.

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 18 avril 2026 11:06
par papibilou
Once a écrit : 18 avril 2026 07:43
latresne a écrit : 18 avril 2026 00:40


Oui.Bolloré est avant tout un commerçant.
Un commerçant tout puissant chargé de répandre une idéologie d'extrême droite dans les cerveaux du plus grand nombre possible de français encouragés à voter Bardella en 2027.
Très franchement je ne crois pas que Bolloré pourra changer la mentalité des français. En revanche, la situation économique, le chômage, l'insécurité et l'immigration sont eux, susceptibles d'orienter les français autrement que ce milliardaire et ses entreprises.
Ce qui serait ennuyeux serait d'imputer à des gens comme Bolloré l'évolution des mentalités au lieu de comprendre que ce sont les problèmes rencontrés par les français quotidiennement qui les font évoluer. Et ne pas comprendre ça c'est ne pas comprendre que ce sont ces problèmes qu'il faut résoudre. J'ai parfois l'impression que le doigt montre les problèmes et que certains ne voient que le doigt qui a nom Bolloré.

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 18 avril 2026 14:07
par Once
papibilou a écrit : 18 avril 2026 11:06
Once a écrit : 18 avril 2026 07:43

Un commerçant tout puissant chargé de répandre une idéologie d'extrême droite dans les cerveaux du plus grand nombre possible de français encouragés à voter Bardella en 2027.
Très franchement je ne crois pas que Bolloré pourra changer la mentalité des français. En revanche, la situation économique, le chômage, l'insécurité et l'immigration sont eux, susceptibles d'orienter les français autrement que ce milliardaire et ses entreprises.
Ce qui serait ennuyeux serait d'imputer à des gens comme Bolloré l'évolution des mentalités au lieu de comprendre que ce sont les problèmes rencontrés par les français quotidiennement qui les font évoluer. Et ne pas comprendre ça c'est ne pas comprendre que ce sont ces problèmes qu'il faut résoudre. J'ai parfois l'impression que le doigt montre les problèmes et que certains ne voient que le doigt qui a nom Bolloré.
Vous n'avez décidément pas compris quelle sauce malsaine les médias Bolloré ne cessent d'agiter . Et ça marche, faut il bien l'admettre, non seulement auprès de ceux qui l'apprécient mais aussi auprès de ceux qu'elle ne dérange pas trop parce qu'au fond d'eux mêmes ils la partagent un peu. C'est la guerre civile que Bolloré prépare. Immigration, Islam, insécurité, antisémitisme, il y a des problèmes dans notre pays : mais C News ne vous parlera jamais d'arabophobie ni de négrophobie. Il ne vous parlera pas trop non plus des vrais sujets de préoccupations des français comme le pouvoir d'achat, l'accès aux soins et à la santé ni les questions ultra sensibles de l'accès au logement. Tous les soirs, c'est le même matraquage, le même bourrage de crâne sans aucun véritables de débats de fond sur des sujets complexes. Et ce sont toujours les mêmes sujets racoleurs qui sont à l'affiche au premier plan. Avec toujours la même bande d'animateurs convaincus et obtus.

Ah ! J'allais oublier : matraquage H24 aussi sur les " méchants antisémites" de LFI. Tous les soirs.

La voilà, la galaxie idéologique de Bolloré. Le problème est qu'elle n'est pas légale aux yeux de certains textes de lois et que le pouvoir en place ne fait pas son boulot.

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 18 avril 2026 14:56
par papibilou
Once a écrit : 18 avril 2026 14:07
papibilou a écrit : 18 avril 2026 11:06
Très franchement je ne crois pas que Bolloré pourra changer la mentalité des français. En revanche, la situation économique, le chômage, l'insécurité et l'immigration sont eux, susceptibles d'orienter les français autrement que ce milliardaire et ses entreprises.
Ce qui serait ennuyeux serait d'imputer à des gens comme Bolloré l'évolution des mentalités au lieu de comprendre que ce sont les problèmes rencontrés par les français quotidiennement qui les font évoluer. Et ne pas comprendre ça c'est ne pas comprendre que ce sont ces problèmes qu'il faut résoudre. J'ai parfois l'impression que le doigt montre les problèmes et que certains ne voient que le doigt qui a nom Bolloré.
Vous n'avez décidément pas compris quelle sauce malsaine les médias Bolloré ne cessent d'agiter . Et ça marche, faut il bien l'admettre, non seulement auprès de ceux qui l'apprécient mais aussi auprès de ceux qu'elle ne dérange pas trop parce qu'au fond d'eux mêmes ils la partagent un peu. C'est la guerre civile que Bolloré prépare. Immigration, Islam, insécurité, antisémitisme, il y a des problèmes dans notre pays : mais C News ne vous parlera jamais d'arabophobie ni de négrophobie. Il ne vous parlera pas trop non plus des vrais sujets de préoccupations des français comme le pouvoir d'achat, l'accès aux soins et à la santé ni les questions ultra sensibles de l'accès au logement. Tous les soirs, c'est le même matraquage, le même bourrage de crâne sans aucun véritables de débats de fond sur des sujets complexes. Et ce sont toujours les mêmes sujets racoleurs qui sont à l'affiche au premier plan. Avec toujours la même bande d'animateurs convaincus et obtus.

Ah ! J'allais oublier : matraquage H24 aussi sur les " méchants antisémites" de LFI. Tous les soirs.

La voilà, la galaxie idéologique de Bolloré. Le problème est qu'elle n'est pas légale aux yeux de certains textes de lois et que le pouvoir en place ne fait pas son boulot.
S'il y a des problèmes actuellement, pouvoir d'achat, accès aux soins, , accès au logement (je vous cite), en quoi l'ED est elle responsable ? Et en quoi Bolloré est-il responsable ?
Et ici on par le Fayard pas de C news. D'ailleurs rien ne vous contraint, pas plus que moi d'ailleurs à regarder cette chaîne. Et évitez d'acheter les auteurs qui restent chez Fayard si ça vous défrise.

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 18 avril 2026 15:07
par oups
Allez les gens , ne regardez et ne lisez QUE le Forum :super: ici pas d’hypocrisie, pas de militantisme ,que des zexperts bienveillants & impartiaux :ange:

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 19 avril 2026 01:15
par latresne
Once a écrit : 18 avril 2026 07:43
latresne a écrit : 18 avril 2026 00:40


Oui.Bolloré est avant tout un commerçant.
Un commerçant tout puissant chargé de répandre une idéologie d'extrême droite dans les cerveaux du plus grand nombre possible de français encouragés à voter Bardella en 2027.
.."c'est un peu court jeune homme...."

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 19 avril 2026 01:47
par UBUROI
latresne a écrit : 19 avril 2026 01:15
Once a écrit : 18 avril 2026 07:43

Un commerçant tout puissant chargé de répandre une idéologie d'extrême droite dans les cerveaux du plus grand nombre possible de français encouragés à voter Bardella en 2027.
.."c'est un peu court jeune homme...."
T'aime pas la concision!
Faut dire que les langueurs soporifiques de Kelly vous font croire que "plus c'est con, plus c'est bon"!

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 19 avril 2026 06:54
par Corvo
Les deux mon général.

Saccage de Grasset par Bolloré : la droite, tétanisée ou complice, se tait

Hormis le chef de l’Etat, le reste des responsables de droite et du bloc central, si prompts d’ordinaire à pleurer sur le délitement de tout, restent silencieux alors que la vitalité intellectuelle et la liberté éditoriale sont en péril.

On ne peut expliquer le silence des responsables de la droite et du bloc central, s’agissant de la révolution copernicienne que vit le monde de l’édition française avec le départ de près de 200 auteurs et autrices de Grasset après le limogeage d’Olivier Nora par Vincent Bolloré, que par la trouille ou la complicité. Ce qui s’est passé pour les éditions Grasset, c’est-à-dire le démantèlement d’une maison d’édition centenaire et prestigieuse, représentante d’un modèle bien français de la vitalité intellectuelle et de la liberté éditoriale, met en péril une caractéristique nationale enviée et admirée dans le monde entier.

Si l’ensemble du groupe Hachette, sous la férule de Vincent Bolloré, traite ses possessions Stock, JC Lattès, Calmann-Lévy, Hatier, Dunod, Armand Colin, Larousse, Marabout, Le Livre de Poche, Le Routard, comme l’ont été CNews, le JDD, Europe 1 et maintenant Grasset, alors l’édition française entrera dans un nouveau monde. Celui de la polarisation qui tue la nuance, le débat argumenté, la liberté littéraire et donc la création.

Un appauvrissement intellectuel
Vincent Bolloré affirme que ses participations dans le monde de la presse et de l’édition sont d’abord et avant tout affaire de combat culturel. Il a répété et précisé sa démarche gramscienne le 24 mars, sous serment, à l’Assemblée nationale, lors de son audition devant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, à l’invitation de son petit soldat le député Charles Alloncle.

Ce milliardaire veut servir «le Christ» (il l’a dit sous serment pendant cette commission) et il n’y a pas de raison qu’il s’arrête dans sa croisade. Il n’y a non plus de raison que soudain il investisse une partie de sa fortune dans des industries peu rentables pour leur permettre de continuer à publier toutes sortes d’auteurs de toutes sensibilités, de faire vivre un pluralisme qui a fait depuis deux siècles la puissance intellectuelle de la France.

La droite, si prompte à pleurer sur le délitement de tout, sur la grandeur nationale perdue, est en train de laisser faire un saccage français sans rien dire, à l’inverse de la gauche qui, de Mélenchon à Cazeneuve, n’a pas manqué de s’indigner. Ce que Vincent Bolloré a fait chez Grasset et fera sans aucun doute à plus ou moins long terme à toutes ses possessions culturelles et médiatiques, conduira à un affaiblissement, un appauvrissement intellectuel, à la fragilisation de l’un de nos trésors immatériels reconnus : le foisonnement littéraire et la production des idées. Emmanuel Macron a, lui, heureusement réagi vendredi 17 avril à l’ouverture du Festival du livre «C’est très important d’exprimer, de défendre le pluralisme […] pensée à Monsieur Nora». Ces mots étaient importants.

https://www.liberation.fr/politique/sac ... FCDGMOMGA/

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 19 avril 2026 08:12
par Once
Corvo a écrit : 19 avril 2026 06:54 Les deux mon général.

Saccage de Grasset par Bolloré : la droite, tétanisée ou complice, se tait

Hormis le chef de l’Etat, le reste des responsables de droite et du bloc central, si prompts d’ordinaire à pleurer sur le délitement de tout, restent silencieux alors que la vitalité intellectuelle et la liberté éditoriale sont en péril.

On ne peut expliquer le silence des responsables de la droite et du bloc central, s’agissant de la révolution copernicienne que vit le monde de l’édition française avec le départ de près de 200 auteurs et autrices de Grasset après le limogeage d’Olivier Nora par Vincent Bolloré, que par la trouille ou la complicité. Ce qui s’est passé pour les éditions Grasset, c’est-à-dire le démantèlement d’une maison d’édition centenaire et prestigieuse, représentante d’un modèle bien français de la vitalité intellectuelle et de la liberté éditoriale, met en péril une caractéristique nationale enviée et admirée dans le monde entier.

Si l’ensemble du groupe Hachette, sous la férule de Vincent Bolloré, traite ses possessions Stock, JC Lattès, Calmann-Lévy, Hatier, Dunod, Armand Colin, Larousse, Marabout, Le Livre de Poche, Le Routard, comme l’ont été CNews, le JDD, Europe 1 et maintenant Grasset, alors l’édition française entrera dans un nouveau monde. Celui de la polarisation qui tue la nuance, le débat argumenté, la liberté littéraire et donc la création.

Un appauvrissement intellectuel
Vincent Bolloré affirme que ses participations dans le monde de la presse et de l’édition sont d’abord et avant tout affaire de combat culturel. Il a répété et précisé sa démarche gramscienne le 24 mars, sous serment, à l’Assemblée nationale, lors de son audition devant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, à l’invitation de son petit soldat le député Charles Alloncle.

Ce milliardaire veut servir «le Christ» (il l’a dit sous serment pendant cette commission) et il n’y a pas de raison qu’il s’arrête dans sa croisade. Il n’y a non plus de raison que soudain il investisse une partie de sa fortune dans des industries peu rentables pour leur permettre de continuer à publier toutes sortes d’auteurs de toutes sensibilités, de faire vivre un pluralisme qui a fait depuis deux siècles la puissance intellectuelle de la France.

La droite, si prompte à pleurer sur le délitement de tout, sur la grandeur nationale perdue, est en train de laisser faire un saccage français sans rien dire, à l’inverse de la gauche qui, de Mélenchon à Cazeneuve, n’a pas manqué de s’indigner. Ce que Vincent Bolloré a fait chez Grasset et fera sans aucun doute à plus ou moins long terme à toutes ses possessions culturelles et médiatiques, conduira à un affaiblissement, un appauvrissement intellectuel, à la fragilisation de l’un de nos trésors immatériels reconnus : le foisonnement littéraire et la production des idées. Emmanuel Macron a, lui, heureusement réagi vendredi 17 avril à l’ouverture du Festival du livre «C’est très important d’exprimer, de défendre le pluralisme […] pensée à Monsieur Nora». Ces mots étaient importants.

https://www.liberation.fr/politique/sac ... FCDGMOMGA/
Excellent article. Bien sûr que la droite intellectuelle mainstream est complice de cette dérive vers l'extrême droite.

Ce qui n'est pas le cas à gauche : la gauche intellectuelle mainstream a rompu avec l'idéologie et les dérives de l'extrême gauche mélenchoniste.

C'est une différence de taille.

Re: Olivier Nora, patron des éditions Grasset, limogé par Vincent Bolloré

Posté : 19 avril 2026 08:50
par papibilou
Once a écrit : 19 avril 2026 08:12
Corvo a écrit : 19 avril 2026 06:54 Les deux mon général.

Saccage de Grasset par Bolloré : la droite, tétanisée ou complice, se tait

Hormis le chef de l’Etat, le reste des responsables de droite et du bloc central, si prompts d’ordinaire à pleurer sur le délitement de tout, restent silencieux alors que la vitalité intellectuelle et la liberté éditoriale sont en péril.

On ne peut expliquer le silence des responsables de la droite et du bloc central, s’agissant de la révolution copernicienne que vit le monde de l’édition française avec le départ de près de 200 auteurs et autrices de Grasset après le limogeage d’Olivier Nora par Vincent Bolloré, que par la trouille ou la complicité. Ce qui s’est passé pour les éditions Grasset, c’est-à-dire le démantèlement d’une maison d’édition centenaire et prestigieuse, représentante d’un modèle bien français de la vitalité intellectuelle et de la liberté éditoriale, met en péril une caractéristique nationale enviée et admirée dans le monde entier.

Si l’ensemble du groupe Hachette, sous la férule de Vincent Bolloré, traite ses possessions Stock, JC Lattès, Calmann-Lévy, Hatier, Dunod, Armand Colin, Larousse, Marabout, Le Livre de Poche, Le Routard, comme l’ont été CNews, le JDD, Europe 1 et maintenant Grasset, alors l’édition française entrera dans un nouveau monde. Celui de la polarisation qui tue la nuance, le débat argumenté, la liberté littéraire et donc la création.

Un appauvrissement intellectuel
Vincent Bolloré affirme que ses participations dans le monde de la presse et de l’édition sont d’abord et avant tout affaire de combat culturel. Il a répété et précisé sa démarche gramscienne le 24 mars, sous serment, à l’Assemblée nationale, lors de son audition devant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, à l’invitation de son petit soldat le député Charles Alloncle.

Ce milliardaire veut servir «le Christ» (il l’a dit sous serment pendant cette commission) et il n’y a pas de raison qu’il s’arrête dans sa croisade. Il n’y a non plus de raison que soudain il investisse une partie de sa fortune dans des industries peu rentables pour leur permettre de continuer à publier toutes sortes d’auteurs de toutes sensibilités, de faire vivre un pluralisme qui a fait depuis deux siècles la puissance intellectuelle de la France.

La droite, si prompte à pleurer sur le délitement de tout, sur la grandeur nationale perdue, est en train de laisser faire un saccage français sans rien dire, à l’inverse de la gauche qui, de Mélenchon à Cazeneuve, n’a pas manqué de s’indigner. Ce que Vincent Bolloré a fait chez Grasset et fera sans aucun doute à plus ou moins long terme à toutes ses possessions culturelles et médiatiques, conduira à un affaiblissement, un appauvrissement intellectuel, à la fragilisation de l’un de nos trésors immatériels reconnus : le foisonnement littéraire et la production des idées. Emmanuel Macron a, lui, heureusement réagi vendredi 17 avril à l’ouverture du Festival du livre «C’est très important d’exprimer, de défendre le pluralisme […] pensée à Monsieur Nora». Ces mots étaient importants.

https://www.liberation.fr/politique/sac ... FCDGMOMGA/
Excellent article. Bien sûr que la droite intellectuelle mainstream est complice de cette dérive vers l'extrême droite.

Ce qui n'est pas le cas à gauche : la gauche intellectuelle mainstream a rompu avec l'idéologie et les dérives de l'extrême gauche mélenchoniste.

C'est une différence de taille.
Comment le remplacement d'un PDG par un autre peut il amener à un appauvrissement intellectuel ? Nora était donc le garant de notre richesse intellectuelle ?
Je ne me souviens pas des idées hors normes que ce monsieur a distillé au cours de sa carrière, ni des ouvrages innombrables dont il est l'auteur.
Jusqu'à preuve du contraire, ce sont les penseurs, les philosophes les auteurs qui amènent les idées et la richesse littéraire pas les éditeurs. Et des éditeurs il y en a des paquets, des petits et des grands. https://www.librinova.com/blog/maisons- ... en-france/
On peut regretter cette éviction. Mais on est en train de faire une affaire politique d'un conflit entre l'actionnaire et le PDG dont ce dernier fait les frais comme c'est le cas dans toutes les entreprises. Je trouve que on tombe un peu trop facilement dans l'outrance dès lors que l'on prononce le mot Bolloré pour lequel je n'ai aucune sympathie mais auquel on attache infiniment trop d'importance.
Si un auteur ne veut plus être édité par Fayard il s'en ira ailleurs. Si le lecteur ne veut pas faire profiter Fayard il achètera ceux de Gallimard ou un autre.