À vomir !...Belle bande d'ordures que ces membres des forces de sécurité Israélienne. Honte à ces meurtriers !!!...
Et ça c'est parce que je suis poli.
Proche-Orient La Cisjordanie frappée d’horreur après la mort d’une famille abattue par la police des frontières israélienne
Un couple et deux de ses enfants ont été abattus au fusil d’assaut dans la nuit de samedi à dimanche. Depuis le déclenchement de la guerre en Iran, les violences civiles et militaires augmentent dans le territoire occupé.
Samedi, Ali Bani Odeh, 37 ans, est allé chez le coiffeur, puis il a récupéré sa femme, Waed, et leurs quatre garçons pour aller faire des emplettes. Ali n’avait plus de boulot depuis vingt-huit mois, comme tous les Palestiniens qui travaillaient avant le 7 octobre 2023 en Israël, et il rentrait d’un mois de déplacement pour essayer de faire vivre sa famille.
Et puis jeudi 19 mars, c’est l’Aïd, et les soirées de ramadan se doivent d’être festives en Cisjordanie, même quand les missiles volent au-dessus des têtes. Même quand les routes sont bloquées par l’état d’urgence israélien. Même quand l’esplanade des Mosquées à Jérusalem est fermée.
Pendant ce temps, les forces de sécurité israélienne sont entrées dans leur ville de Tammoun, 15 000 habitants, à une vingtaine de kilomètres de Naplouse. Elles venaient pour arrêter plusieurs militants palestiniens «suspectés d’activités terroristes contre [leurs] troupes».
Quand les Bani Odeh sont rentrés chez eux, vers 1 h 30 du matin dans la nuit de samedi à dimanche, les soldats étaient encore là. Les circonstances de la rencontre entre la berline familiale grise et des officiers israéliens ne sont pas encore claires,
mais des témoins disent que ces derniers étaient dans une voiture banalisée portant des plaques palestiniennes.
«
La voix de ma mère s’est éteinte»
Ce qui est sûr, c’est qu’un déluge de feu s’est abattu sur la famille : près d’une centaine de douilles de fusils d’assaut ont été ramassées par les voisins dimanche matin.
Les tirs ont déformé les corps d’Ali, de Waed et des deux plus jeunes enfants, Mohammed, 5 ans, et Othman, 6 ans. Mustafa, 8 ans, et Khaled, 11 ans, ont été blessés. Khaled raconte, dans une interview donnée à l’hôpital à un journaliste palestinien : «
J’ai commencé à réciter la shuhada [la prière que les musulmans sont encouragés à réciter avant leur mort, ndlr], ma mère a appelé, et puis sa voix s’est éteinte.»
Waed, grièvement blessée, est morte peu après.
Selon le Croissant-Rouge palestinien, il aura fallu vingt minutes aux ambulances pour être autorisées à passer et chercher les deux survivants, et quarante minutes de plus pour récupérer les corps. La voiture, elle, a été emportée par l’armée israélienne. Selon un communiqué de la police, qui semble avoir piloté cette opération conjointe avec l’armée, «le véhicule a accéléré vers nos forces, qui ont ressenti une menace immédiate et ont répondu en tirant». Le communiqué se termine par une version de la formule consacrée «une enquête est en cours». Le ministre israélien en charge de la police, Itamar Ben-Gvir, a par le passé dénoncé ces enquêtes.
Ces dernières sont rarement conclusives, souvent perdues dans le tourbillon médiatique et l’habitude de l’inacceptable. Depuis le 7 Octobre, l’armée israélienne a tué plus de 1 100 Palestiniens en Cisjordanie, la plupart dans des échanges de tirs avec des militants palestiniens. Un quart au moins avaient moins de 18 ans ou plus de 60 ans, et il n’y a presque jamais d’investigations, internes ou publiques, sur les circonstances des événements pour déterminer la culpabilité des autres.
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Lors des funérailles de la famille tuée par la police aux frontières israélienne, à Tammoun, ce dimanche 15 mars 2026. (Jaafar Ashtiyeh/AFP)