gare au gorille a écrit : 11 octobre 2019 13:19
Tiens donc le vieil Ubu, cet autre grand agité du ciboulot qui vient nous expliquer que nous fourvoyons tous en pensant qu'il s'agit la d'un acte criminel d'un fou de Dieu. En fait le brave homme était juste frustré dans sa vie professionnelle et dans sa vie de couple à cause de sa surdité.
Du coup tout devient clair, c'est parce qu'il était sourd que ce monsieur s'est converti à l'Islam, qu'il allait prier deux fois par jour à la Mosquée, toujours à cause de sa surdité il ne saluait plus les femmes et en tant que sourd et frustré il applaudissait aux massacres des dessinateurs de Charly. Et nous qui pensions bêtement que ce monsieur agissait par le plus grand des mysticismes meurtriers propre à une certaine interprétation de sa religion.
Alors je ne vais pas défendre le Bubulle, il sait très bien le faire tout seul, mais je vais y aller moi aussi de mes guillemets dans cette affaire, comme je l'avais déjà fait,
ici
Que sait-on au juste de la radicalisation de ce Harpon et du côté terroriste de son geste ?
Sa femme, malgré sa garde à vue, n'a rien révélé et n'a été suspectée ni de complicité, ni de radicalisation. Radicalisation qui, jusqu'à preuve du contraire, n'est pas un délit, quand bien même s'agissant de l'islam radical, il y a tout lieu de se méfier.
On reproche à l'assassin de la préfecture de n'avoir plus voulu serrer la main des femmes et de fréquenter une mosquée où se trouvait un imam salafiste radicalisé (pléonasme), bien. Mais y a-t-il une loi en France qui oblige de serrer les mains aux femmes ? Non. Et le salafisme, si on ne peut pas dire que ce soit le courant de pensées de plus moderniste de l'islam (1) et qu'il est l'une des causes principales de l’islam politique en France, celui-là même qui organise le repli communautaire et qui développe toutes formes de revendications, il ne conduit pas systématiquement au djihadisme et au terrorisme. Le salafisme (2) est une pratique rigoriste de l'islam qui puise ses références chez les compagnons du Prophète, en termes de piété, les
Salafs salih, compagnons qui n'ont pas appelé à massacrer tout le monde aveuglément.
Il est dit aussi de ce Harpon qu'il se serait réjoui des crimes perpétrés par les frères Kouachi chez Charlie Hebdo. Heuuu... juste un mot. Est-ce qu'il s'est réellement réjoui de ce massacre ? Il y a des témoignages qui en font foi et qui retranscrivent exactement ce qu'il a dit ? ou certains de ses collègues de l'époque se souviennent juste que... Car entre se réjouir d'un crime, le comprendre, l'expliquer, le justifier ou l'approuver, il y a toutes sortes de nuances qu'il serait bon de connaître. Et ce n'est pas par ce que l'on comprend et explique un acte qu'on le justifie ou l'approuve, voyez-vous.
Ensuite, Michaël Harpon était musulman, converti depuis 10 ou 15 ans, et certainement par amour pour sa femme (ça c'est moi qui le suppose). Il a tué au couteau et au moins une victime aurait été égorgée, ce qui est certes la marque de plusieurs crimes terroristes survenus en France comme à Marseille, le prêtre près de Rouen, les policiers de Magnanville, etc.
Enfin, il ne me semble pas avoir entendu dire qu'il avait gueulé Allahou Akbar avant d'être expédié au paradis des bouchers, ni quand il tuait ses collègues, ni qu'il avait revendiqué quoi que ce soit au nom de sa religion.
Sans forcément remettre en cause l'attentat terroriste islamiste, est-ce qu'on ne serait pas allé vite en besogne et se pourrait-il cette fois que nous soyons face à un type qui aurait vraiment fondu un fusible pour des raisons qui échappent à tout le monde et qui aurait tué quatre personnes au couteau par mimétisme (3) ?
Finalement, pourquoi cette version-là :
"Plusieurs sources proches du dossier nous ont par ailleurs fait part de leurs questionnements sur la radicalisation de Mickaël Harpon. Si son geste ressemble trait pour trait à un acte terroriste, les motivations semblent plus complexes, peut-être fondées sur un processus de frustration professionnelle qui a trouvé son expression dans un passage à l’acte terroriste, aux confins du suicide", ne pourrait-elle pas elle aussi être retenue ?
1) à condition que l'on puisse penser de l’islam que c'est une religion qui se modernise et se réforme, ce qui est très loin d'être le cas.
2) et si Jabar est bien disposé et qu'il n'est pas lassé, il nous en dira un peu plus sur ce courant de pensées.
3) on ne peut pas dire que l'actualité à été discrète sur les crimes au couteau dès qu'un se produisait.