Fonck1 a écrit : c'est bien de se rappeler quand même que les juifs sont la bas depuis deux mille ans.les gauchistes défendent touis les jours que les arabes sont en france depuis trente ou quarante ans,sont chez eux et le droit du sol est inaliénable,mais les juifs qui y habitent depuis 2000 ans ont le droit a que dalle.
même si je cautionne pas la politique d'israel,je trouve qu'avant de taper dans le tas,il faudrait balayer devant son paillasson.

Quelques petites infos décousues tirées de quelques livres d'histoire contemporaine qui permettront je l'espère même si c'est hors sujet de recadrer ton point de vue somme tout un peu léger.
Avant 1947 il n'existait pas de nation juive. Les Juifs n'étaient pas une nation mais une communauté ethnico-religieuse.
Une nation existe à un certain niveau d'une société humaine, une communauté ethnico-religieuse à un autre niveau. Une “nation” est une entité de personnes vivant ensemble dans un pays avec une volonté politique commune. Une “communauté” est une entité religieuse basée sur une foi commune, qui peut vivre dans différents pays. Un Allemand par exemple, peut être catholique ou protestant ; un catholique peut être allemand ou français.
POUR INVENTER une nation juive, Herzl a ignoré cette différence. Il prétendit que la communauté ethnico-religieuse juive était aussi une nation juive. En d'autres termes : contrairement à tous les autres peuples, les Juifs étaient à la fois une nation et une communauté religieuse ; concernant les Juifs, les deux notions étaient équivalentes. La nation était une religion, la religion était une nation.
C'était un “pieux mensonge”. Il n'y avait pas d'autre moyen : sans lui, le sionisme n'aurait pas pu naître. Le nouveau mouvement prit l'étoile de David de la synagogue, le chandelier du Temple, le drapeau bleu et blanc du châle de prière. La Terre Sainte devint la patrie. Le sionisme remplit les symboles religieux d'un contenu national, séculier.
Les premiers à détecter la falsification furent les rabbins orthodoxes. Presque tous maudirent Herzl et son sionisme dans des termes on ne peut plus clairs. Le plus extrême fut le rabbin de Lubavitch, qui accusa Herzl de détruire le judaïsme. Les Juifs, écrivit-il, sont unis par leur adhésion aux commandements de Dieu. Le docteur Herzl veut supplanter ce contrat divin avec le nationalisme séculier.
Quand Hertzl lança l'idée sioniste, il n'avait pas l'intention de fonder “l'État des Juifs” en Palestine, mais en Argentine. Encore quant il écrivait son livre, il ne consacra au pays que quelques lignes, sous le titre “Palestine ou Argentine ?” Cependant, le mouvement qu'il créa l'obligea à dévier ses efforts vers la terre d'Israël, et ainsi l'État y prit naissance.
Quand l'État d'Israël fut fondé et que le rêve sioniste fut réalisé, il n'y avait plus besoin de “pieux mensonge”. Après la fin de la construction, l'échafaudage pouvait être enlevé. Une vraie nation israélienne était née, il n'était plus nécessaire d'une autre nation imaginaire.