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Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 14 octobre 2010 14:06
par denicres
"les jeux spéculatifs des banques ne devraient se faire que sous garantie, ou plutôt avec leurs fonds propres , et non avec le pognon des déposants!"

parfaitement d'accord avec vous....mais qui a intèrèt à cautionner les mauvaises pratiques des banques ? Pourquoi le législateur , capable par ailleur d'assaillir telou tel comme les automobilistes ,se coucent ils devant l'argent...oui pourquoi?

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 14 octobre 2010 14:46
par Jarod1
denicres a écrit : "les jeux spéculatifs des banques ne devraient se faire que sous garantie, ou plutôt avec leurs fonds propres , et non avec le pognon des déposants!"

parfaitement d'accord avec vous....mais qui a intèrèt à cautionner les mauvaises pratiques des banques ? Pourquoi le législateur , capable par ailleur d'assaillir telou tel comme les automobilistes ,se coucent ils devant l'argent...oui pourquoi?
Il me semble que dans le cas de Kerviel il s'agissait bien des fonds propres. :shock:

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 14 octobre 2010 16:18
par denicres
eh...non je ne crois pas ,c'était l'argent des clients..des déposants et à leur insu...;forcément ..mais ça toutes les banques le fond contrairement aux assurances qui sot tenues de garantir des fonds propres à concurrence des dépots et plus...

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 14 octobre 2010 17:20
par sanka
tape pas trop vite Deni, t oublies des lettres quand tu frappes

pas la peine de s enerver contre des pratiques, l argent n est pas perdu !!!

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 14 octobre 2010 17:27
par Stick
Chaque fois qu'une banque accorde un prêt, elle doit disposer de 2% de fonds propres. Autrement dit, si elle prête 1 000 €uros, elle doit en posséder 20, et ce sans tenir compte des dépôts qu'elle a reçu de ses clients.
Ce ratio a récemment été remis en cause, et suite à quelques discussions houleuses, il devra passer à 7 %, afin d'éviter une nouvelle crise, puisque celle dont nous sortons à peine été due à l'incapacité de quelques banques à assumer le non remboursement de prêts qu'elles avaient accordés.
Dernier détail amusant : Lehman Brothers, celle par qui la crise est arrivée, avait un ratio de couverture supérieur à 12 % au moment de sa chute...

Pour en revenir à la nature des fonds "perdus" par Kerviel, de deux choses l'une.
Soit il s'agissait de placements confiés par les clients (via les PEA par exemple), et comme le capital est rarement garanti dans ce cas ce sont bien les clients qui ont perdu de l'argent.
Soit il s'agissait de spéculation pour la banque et elle-même, et là, tant qu'elle est solvable, c'est son argent qui est joué, pas celui des clients.

Pour ma part, je dirais que c'est l'argent de la banque uniquement qui a été perdu, et ce pour deux raisons.
La première est que j'imagine mal autant de placements (50 milliards) dans une seule banque.
La seconde, à mon avis la plus incontestable : si des clients de la Société Générale avaient été victimes de l'opération, il y aurait eu quelques parties civiles de plus lors du procès.

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 14 octobre 2010 18:12
par vieux singe
Les questions étant bien posées, reste à connaitre les données réelles pour en juger?:
Personnellement , en béotien devenu confirmé, il me reste plusieures questions pour être convaincu:
1- Partant d'un ration de 2 %puis même 7%, (dailleurs comparé aux 12% allemands) je doute qu'une grosse chute puisse être épongée par les seuls fonds propres (mais je ne connais pas le capital rapidement mobilisable de la SG)
2- Puisque nos troubadours jouent avec plusieures disaines de milliards engagés, et peut être plus parfois, controlés ou non, me semblerait que ça doit aussi chatouiller de l'argent qui dépend de mises externes (dépots, prèts à terme ou autres placements de clientèles diverses)
3- Si personne ne s'est plaint, c'est évidemment parce que la Banque a pu, a su se "retourner" avant la chute et aucun dégât patent ou visible n'aurait été détecté par des clients?

Mais ce ne sont que des questions qui sont peut être caduques ou faciles à circonscrire?
En tout cas, reste les problêmes de fonds déjà évoqués sur le comportement et la liberté "insuffisament" surveillée des banques, surtout des grosses qui sont souvent des géants aux pieds d'argile :D :D

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 15 octobre 2010 09:36
par denicres
sans compter que sans doute nous n'avons que des bribes de l'affaire

Kerviel : prison ferme comme en première instance ?

Posté : 24 octobre 2012 08:14
par tisiphoné
C'est ce mercredi que la cour d'appel rend son arrêt concernant l'ex-trader, accusé d'avoir fait perdre 4,9 milliards à la Société générale en 2008.

"Ici, devant vous, je joue ma peau", lançait Jérôme Kerviel à ses juges en juin dernier. L'ancien trader joue gros ce mercredi 24 octobre, alors que la cour d'appel de Paris doit rendre sa décision après quatre mois de délibéré. Accusé d'avoir fait perdre 4,9 milliards à la Société générale en 2008, il avait été condamné en première instance à cinq ans de prison dont trois ferme et au remboursement total du préjudice à la banque. En appel, le parquet a requis un alourdissement de cette peine : la même somme astronomique à rembourser, mais cinq ans de prison ferme cette fois. C'est la peine maximale qu'il encourait pour abus de confiance, faux et usage de faux, et introduction frauduleuse de données dans un système informatique. Les débats auront-ils convaincu la cour d'appel d'être plus clémente que le tribunal en première instance ? Rien n'est moins sûr.
Théorie du complot

Nouveauté de taille du procès en appel : Jérôme Kerviel change de stratégie de défense. Il est reproché à l'ancien trader d'avoir pris des positions spéculatives hors mandat pour des sommes faramineuses – 50 milliards en janvier 2008, quand il est découvert –, le tout à l'insu de sa hiérarchie. Faux : la banque ne pouvait pas ne pas savoir, martèle-t-il en première instance. Sans convaincre le tribunal. En appel, il va nettement plus loin. Non seulement la Société générale savait, mais elle complotait. "Une grosse perte liée à la crise des subprimes était prévisible pour la banque. Faire sauter un Jérôme Kerviel pouvait avoir son utilité", lâche-t-il à la surprise générale au deuxième jour d'audience. Il affirme alors avoir découvert qu'un autre desk de la banque couvrait ses positions sans qu'il le sache, pour mieux lui faire "porter le chapeau" des pertes liées aux subprimes le moment venu.

"Absurde", "grotesque", "gigantesque mensonge", rétorque la banque. En tout cas toujours pas prouvé par la défense à l'issue des débats, malgré l'appui d'un "témoin-mystère" ex-salarié de la société de courtage de la Société Générale. Et cette théorie inédite du complot s'est heurtée à la même interrogation déclinée à l'envi par la présidente Filippini tout au long des audiences : pourquoi prendre des positions fictives, égarer les services de contrôle, fabriquer des mails pour dissimuler ses opérations hors mandat et hors limites si la banque cautionnait les agissements de Kerviel comme il l'affirme ? Pour sauvegarder les apparences, s'est entêté à répondre le prévenu.
Une défense tapageuse

Nouvelle ligne de défense donc, et nouvelle défense tout court. Deux mois avant le début du procès en appel, on apprend que Olivier Metzner, qui défendait l'ancien trader jusque là, jette l'éponge. Divergence de stratégie avec son client. C'est alors David Koubbi, qui s'occupait des intérêts de Jérôme Kerviel dans des affaires de droit de la presse, qui reprend le dossier. Après une bonne demi douzaine de ses confrères avant lui. Du ténor connu et reconnu, subtil et fin connaisseur des usages judiciaires, on passe au jeune loup du barreau plus réputé pour son goût pour les médias que pour ses faits d'armes dans les prétoires. Avec lui, la défense de Jérôme Kerviel se fait tapageuse. Dès avant les débats, l'avocat, qui pratique la boxe à ses heures perdues, donne le ton en déposant plainte contre la banque pour "faux et usage de faux" et "escroquerie au jugement".

Pendant le procès, il n'a de cesse d'attaquer la presse, qu'il accuse d'être à la solde de la Société générale. Mais c'est avec la présidente de la cour, Mireille Filippini, que ses rapports sont le plus tendus. Menant les débats avec autorité, elle n'a de cesse de remettre à sa place l'avocat du prévenu. Qu'il propose à la cour des témoins ou des pièces au débotté, au mépris de tous les usages judiciaires, ou qu'il ponctue les interrogatoires des témoins de moues ou de commentaires mezzo voce, il affronte son courroux à maintes reprises. Jusqu'à un ultime clash à la fin de sa plaidoirie, applaudie à tout rompre par Tristane Banon, venue en guest star soutenir son avocat sous les flashes des photographes. "Enfin, ce n'est pas une salle de spectacle!", tonne alors la présidente.
Le mystère Kerviel

"Qui êtes-vous donc monsieur Kerviel ?", s'était interrogé le président Dominique Pauthe au terme du procès de 2010. Après les débats en appel, il est toujours aussi difficile d'apporter une réponse à cette interrogation. "Lorsque le président du tribunal, il y a deux ans, m'a posé cette question, je n'ai pas répondu parce que je n'avais pas compris", explique-t-il cette fois. Sans être beaucoup plus disert. Bras et jambes croisés, visage fermé, regard impassible : c'est ainsi que Jérôme Kerviel a passé la majeure partie de son procès en appel sur la chaise du prévenu. Ne sortant de sa posture de statue impénétrable que pour noircir des post it en écoutant les témoins défiler et secouer obstinément la tête ou pouffer avec ses conseils quand une réponse ne lui convient pas.

A la barre, il est tour à tour désinvolte, tendu, débordant d'aplomb, hésitant, ayant réponse à tout, mais répondant souvent à côté. Insaisissable en un mot. Victime expiatoire du système ou "épouvantable dissimulateur", comme l'a dit Daniel Bouton, l'ex-PDG de la Société générale ?

Ce n'est qu'à la toute fin des débats, lorsque la cour lui donne la parole une dernière fois avant de se retirer que l'ancien trader baisse enfin la garde. "Je pense aux salariés de la Société générale et je leur demande pardon. Ils ont pâti d'un système totalement fou auquel j'ai participé", glisse-t-il d'une voix à peine audible. Pour la première fois, Jérôme Kerviel s'excuse.

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 24 octobre 2012 15:48
par GEORGES
C'est à la SG d'assumer les conneries qu'elle a fait faire à son employé.
Avec les systèmes mis en place il est impossible que la grande direction composée de bandits bons à rien prêts à tout n'est pas été au courant de ce qu'un salarié comme lui faisait sur les marchés.
Il est temps d'arrêter de prendre les gens pour des cons.
Où alors c'est Kerviel qui aurait du être le patron et non pas les guignols qui l'accusent de mal versation.
C'est le monde à l'envers.

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 24 octobre 2012 20:24
par metanova
on les imagine les directeurs de la societe generale, assis dans leurs fauteuils de cuir en train de conspirer contre ce petit "bouseux" qui a osé vouloir les "voler'.
"On va l'écraser comme une mouche à merde", qu'ils disent les usuriers qui si je me souviens bien sont à l'origine de la perte de capitaux des petits épargnants au début de la crise.
quelle bande de lâches ...

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 24 octobre 2012 20:30
par NSC
metanova a écrit : on les imagine les directeurs de la societe generale, assis dans leurs fauteuils de cuir en train de conspirer contre ce petit "bouseux" qui a osé vouloir les "voler'.
"On va l'écraser comme une mouche à merde", qu'ils disent les usuriers qui si je me souviens bien sont à l'origine de la perte de capitaux des petits épargnants au début de la crise.
quelle bande de lâches ...
Et toi qu'est ce que tu en pense de ce petit bouseux???

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 24 octobre 2012 20:45
par metanova
NSC a écrit : Et toi qu'est ce que tu en pense de ce petit bouseux???
J'en pense que c'est un mec comme beaucoup en ce moment qui se prenait pour le maître du monde....
La chute est rude... mais c'est pas une raison pour le condamner aussi lourdement

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 24 octobre 2012 20:48
par NSC
metanova a écrit : J'en pense que c'est un mec comme beaucoup en ce moment qui se prenait pour le maître du monde....
La chute est rude... mais c'est pas une raison pour le condamner aussi lourdement
La condamnation est cette debile, quelques mois peut etre un ans de prison oui avec un dommage et interet consequent cela aurait du le faire c'est vrai. Mais de la a le prrendre pour une victime comme beaucoup le font et de rejetter toute responsabilite sur la direction de la SG, c'est pousser un peu loin quand meme.

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 24 octobre 2012 20:53
par metanova
NSC a écrit : La condamnation est cette debile, quelques mois peut etre un ans de prison oui avec un dommage et interet consequent cela aurait du le faire c'est vrai. Mais de la a le prrendre pour une victime comme beaucoup le font et de rejetter toute responsabilite sur la direction de la SG, c'est pousser un peu loin quand meme.
ce que je condamne, c'est la position de la direction de societe generale maintenant. on dirait une vengeance de gosses de riches...

Re: Procés de Kerviel, ex-trader de la Société générale

Posté : 24 octobre 2012 20:56
par NSC
metanova a écrit : ce que je condamne, c'est la position de la direction de societe generale maintenant. on dirait une vengeance de gosses de riches...
Elle ne fait que se defendre, si elle ne faiasit rien, la on pourrait penser que soit elle soutiendrait Kerviel ou qu'elle admet une certaine complicite avec Kerviel. De plus ce n'est pas la SG qui a condamne Kerviel et fixer les indedmites mais la justice.