Re: Trump ou Clinton : qui est le plus dangereux ?
Posté : 25 août 2016 23:56
par GEORGES
Nitram a écrit :
Enfin pour comparer le danger russe/américain. Lequel de ces deux pays ces derniers années a attaqué un pays et en a profité pour agrandir son territoire ?
Pour le reste la réponse viendra en son temps je suis en déplacement.
Concernant cette question pour laquelle je pense que tu n'as rien compris entre ce qui c'est passé en Crimée et ce qui se passe au Moyen Orient, c'est juste le problème des individus qui ne savent pas lire une carte géographique et n'ont aucune notion de droit international des états.
Les USA ont participé à la déstabilisation de la Tunisie, Égypte, Syrie, Libye, Irak, rebelote en Afghanistan depuis 2015.
Les faits très cher rien que des faits mais si tu prétends que c'est faux c'est bien ceux qui comprennent jugeront.
Première explication tactique. http://reseauinternational.net/comment- ... en-crimee/
Seconde de droit international.
L’intégration de la Crimée dans la Fédération de Russie ne constitue pas une violation de la légalité internationale si l’on se réfère à la fois à la situation ukrainienne lorsqu’elle a été réalisée et aux pratiques occidentales. Les autorités de Kiev, issues de la révolte de Maïdan, ne sont pas fondées à invoquer la légalité ukrainienne. Elles ne peuvent, en effet, en ayant renversé le gouvernement légal, en ayant destitué le chef de l’État, sans respect de la loi constitutionnelle en vigueur et après avoir « épuré » la Cour Constitutionnelle, se prévaloir à propos de la Crimée, où s’était institué un autre pouvoir de fait, de la loi fondamentale simplement parce qu’elle servirait leur cause. La régularité du référendum d’autodétermination organisé par les autorités de la « République autonome de Crimée » a été peu contestée parce que peu contestable. L’intervention de militaires russes a été évoquée comme une ingérence extérieure : elle n’avait pas à l’être car cette présence résultait d’accords conclus en 1997 et 2010, valides jusqu’en 2042. La disparition des autorités légales à Kiev et les premières décisions prises ouvertement antirusses justifiaient même les mesures de sécurité des nouvelles autorités de Crimée assurant la protection des populations civiles locales. Leur droit à l’autodétermination fonde le droit à la sécession et au retour dans la patrie-mère. En effet, le transfert en 1954 de la Crimée sur décision de Khrouchtchev (pour des raisons politiciennes de direction de l’URSS) était totalement artificiel, alors que sa réintégration à la Russie est réellement conforme à la volonté de la grande majorité. La soi-disant finalité « pro-démocratique » de la « révolution » de Maïdan n’efface pas son caractère illicite, sauf si l’on en revient à l’archaïque conception du « droit public de l’Europe » de la fin du XVIII° siècle et du XIX° siècle, qui prétendait être celui des « nations civilisées » dont seraient exclues abusivement la Russie et la population de Crimée !
De plus, les États européens sont très mal placés pour considérer le caractère illicite du référendum de Crimée. En effet, les pouvoirs « libéraux » de France et des Pays-Bas en 2005, de l’Irlande en 2009 n’ont pas hésité à annuler les résultats des référendums organisés dans leur pays respectif pour la seule raison que leur résultat ne correspondait pas à leurs objectifs, en faisant adopter par le Parlement ce qui avait été décidé par les citoyens !
La licéité de ces annulations est légalement des plus contestables : certains ont pu parler de forfaiture. De même, lorsque l’Union Européenne a interdit au gouvernement grec, en 2011, de mettre en œuvre sa décision d’organiser un référendum qui risquait d’aller à l’encontre des décisions européennes, elle a aussi manifesté d’un autoritarisme légalement suspect. La confusion en matière d’interprétation de ce qu’est la « démocratie » et le respect de la légalité, ainsi que le peu de cas reconnu à la volonté populaire empêchent le procès que l’Occident aurait voulu intenter à propos de la Crimée contre la Russie.
La doctrine américaine favorable à l’autodétermination des peuples sous « domination aliénante » se retourne contre l’Occident. La Catalogne, l’Écosse, l’Italie du Nord, les peuples autochtones en Amérique du Nord et du Sud (et non plus seulement certaines populations du Sud) peuvent demain multiplier les sécessions plus ou moins stimulées par la recherche d’un espace marchand globalisé favorable aux firmes transnationales et à la volonté des États-Unis de préserver leur statut de superpuissance unique.
Ce chaos introduit par les États-Unis et leurs alliés au cœur du droit international devient une source d’insécurité pour tous, et ce n’est pas la diplomatie russe qui en est à l’origine !
La question des provinces de l’Est de l’Ukraine est d’une autre nature que celle de la Crimée, bien que les russophones y soient largement majoritaires. Au sein de l’Ukraine, ils constituent une forte minorité.
Le procès fait à la Russie pour ingérence dans les régions de Donetsk et de Lougansk ne peut être déclaré recevable sans examen, comme on le fait dans l’Union Européenne et aux États-Unis. La position de la Russie est fondamentalement réactive, alors que Kiev et ses alliés (États-Unis, Union Européenne) sont radicalement offensifs. La Russie n’a aucun intérêt à mettre en cause l’intégrité de l’Ukraine, bien qu’elle ne puisse pas politiquement ne pas apporter son soutien aux Russophones qui le réclament. C’est pourquoi la diplomatie russe, exprimée par le Ministre S. Lavrov, est orientée en permanence vers la conciliation et la recherche d’une solution « raisonnable » pour les parties au conflit.
Re: Trump ou Clinton : qui est le plus dangereux ?
Posté : 26 août 2016 11:45
par Nitram
Ok relis ton passage "droit international" et trouve moi un seul exemple de droit international dedans ?
La "légalité internationale" n'est pas définie par la situation de l'Ukraine ou par les précédents occidentaux.
Tu veux un exemple de droit international ? Le mémorandum de Budapest en 1994, en échange de l'abandon des armes nucléaires par l'Ukraine, la Russie reconnait les frontières de l'Ukraine (et donc la Crimée en Ukraine). Ca c'est du droit international que la Russie n'a pas respecté.
Encore du droit international :
- article 2§4 de la charte des Nations Unies : inviolabilité des frontières, respect de l'intégrité territoriale des Etats, interdiction du recours à la fortce. Violé par la Russie
- Résolution 2625 des Nations Unies : "Chaque Etat a le devoir de s'abstenir d'organiser et d'encourager des actes de guerre civile ou de terrorisme sur le territoire d'un autre Etat, d'y aider, d'y participer ou de tolérer sur son territoire des activités organisées en vue de perpétrer de tels actes". Violée par la Russie.
Conférence d'Helsinki, 1975, signé par la Russie, réaffirme le principe inviolabilité des frontières en Europe
"Aucune considération ne peut être invoquée pour servir à justifier le recours à la menace ou à l'emploi de la force en violation de ce principe" et : "ils (les Etats) s'abstiennent de toute manifestation de force visant à faire renoncer un autre Etat participant au plein exercice de ses droits souverains" II §1 et 2,
"Ils s'abstiennent aussi de toute exigence ou de tout acte de mainmise sur tout ou partie du territoire d'un autre Etat participant" III
"De même, les Etats participants s'abstiennent chacun de faire du territoire de l'un d'entre eux l'objet d'une occupation militaire ou d'autres mesures comportant un recours direct ou indirect à la force contrevenant au droit international, ou l'objet d'une acquisition au moyen de telles mesures ou de la menace de telles mesures. Aucune occupation ou acquisition de cette nature ne sera reconnue comme légale" IV.
C'est très clair, et c'est violé par la Russie.
Voilà ce que c'est du droit international.
"Les Ukrainiens n'ont pas respecté la Constitution Ukrainienne en renversant le Président"
Rappelons que le Président ukrainien a été renversé par le Parlement, où son parti était largement majoritaire. Enfin lis l'article 111 de la Constitution ukrainienne en vigueur en 2014. Que contient-il ? Oh la possibilité pour le Parlement de destituer le Président.
Argument faux encore une fois.
Re: Trump ou Clinton : qui est le plus dangereux ?
Posté : 26 août 2016 21:55
par GEORGES
http://geopolis.francetvinfo.fr/la-crim ... enne-32285
Tes gesticulations et diatribes ne changent rien à l'histoire.
La Crimee a été Russe juqu'en 1954, rattachée à l'Ukraine (cadeau) de Kroutchev, avant que l'ivrogne Boris n'oublié de la réintégrer à la Russie une fois l'Ukraine devenue indépendante en 1991.
Re: Trump ou Clinton : qui est le plus dangereux ?
Posté : 26 août 2016 23:53
par Nitram
Ils ont fait mieux que d'oublier, ils ont officiellement signé un bout de papier reconnaissant noir sur blanc que la Crimée était ukrainienne.
Entre autres bouts de papiers qui interdisent le soutien à une rébellion armée, qui interdisent l'ingérence militaire, ...
Donc tes gesticulations à toi ne changent rien. Les Russes ont reconnu officiellement ce fait, ils se sont engagés sur ça, et ils n'ont pas respecté leur signature (qui en droit signifie beaucoup).
Si on suit ce genre de raisonnement, l'Allemagne a donc tous les droits pour envoyer ses soldats dans la région germanophone de la Belgique, organiser un référendum fallacieux et récupérer la région d'Eupen, allemande jusqu'en 1920, cédée à la Belgique dans le traité de Versailles.