Re: 1914-1918: l'Afrique a payé un lourd tribut
Posté : 10 novembre 2018 11:32
Si vous voulez une "bataille de références", je peux vous citer ces extraits :
Les remplacements de soldats sont supprimés en Afrique, tous les « indigènes » doivent être recensés, ils commencent à se rebeller. Des révoltes éclatent en Afrique du Nord, en Afrique noire, en Indochine, à Madagascar, en Nouvelle-Calédonie ; les villageois et villageoises s’opposent au recrutement et aident les déserteurs. La répression est très dure dans la plupart des cas et l’année 1918 s’annonce difficile, d’autant plus que certains administrateurs s’opposent à ce recrutement massif, comme Van Vollenhoven, nommé gouverneur général de l’AOF jusqu’en 1918. À ce poste, il contredit la position du général Mangin sur la question de l’augmentation des effectifs sénégalais, en raison des brutalités employées trop souvent et sans discernement, et de l’augmentation des problèmes économiques. Il envoie un rapport au gouvernement de Clemenceau, marquant son inquiétude, mais il n’est pas écouté, le manque de soldats en France est prioritaire.
https://www.cairn.info/revue-guerres-mo ... age-23.htm
Le recrutement est fondé sur le décret du 7 février 1912 qui institue le recrutement par voie de réquisition (l'état-civil étant inexistant, il est impossible de procéder par voie de conscription). Il est prévu dans les textes que les « indigènes de race noire du groupe de l'Afrique-Occidentale française peuvent en toutes circonstances être désignés pour continuer leur service en dehors du territoire de la colonie » et précise que « la durée du service actif est de quatre ans
puis des révoltes contre l’enrôlement ont éclaté loin des grandes villes d’Afrique, dont la première chez les Bambaras du Mali, près de Bamako, qui a duré environ 6 mois, du printemps à novembre 1915, annonçant d’autres révoltes plus importantes. Certaines sont très durement réprimées en juin 1916 par la France, qui fait tirer à l'artillerie sur une dizaine de villages « récalcitrants », tuant plusieurs milliers de civils
Les administrateurs coloniaux fixent des quotas aux chefs de cantons qui répercutent auprès des chefs de villages.
Bien entendu, un certain arbitraire peut ainsi présider aux désignations et, très souvent, la tendance naturelle dans les chefferies locales est de désigner les hommes qui représentent pour un motif ou un autre, une charge pour la société
Comme de nombreuses mutineries plus tardives, ces révoltes ont été cachées pour ne pas apporter d'arguments supplémentaires à la propagande allemande
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tirailleu ... 3%A9galais
Les remplacements de soldats sont supprimés en Afrique, tous les « indigènes » doivent être recensés, ils commencent à se rebeller. Des révoltes éclatent en Afrique du Nord, en Afrique noire, en Indochine, à Madagascar, en Nouvelle-Calédonie ; les villageois et villageoises s’opposent au recrutement et aident les déserteurs. La répression est très dure dans la plupart des cas et l’année 1918 s’annonce difficile, d’autant plus que certains administrateurs s’opposent à ce recrutement massif, comme Van Vollenhoven, nommé gouverneur général de l’AOF jusqu’en 1918. À ce poste, il contredit la position du général Mangin sur la question de l’augmentation des effectifs sénégalais, en raison des brutalités employées trop souvent et sans discernement, et de l’augmentation des problèmes économiques. Il envoie un rapport au gouvernement de Clemenceau, marquant son inquiétude, mais il n’est pas écouté, le manque de soldats en France est prioritaire.
https://www.cairn.info/revue-guerres-mo ... age-23.htm
Le recrutement est fondé sur le décret du 7 février 1912 qui institue le recrutement par voie de réquisition (l'état-civil étant inexistant, il est impossible de procéder par voie de conscription). Il est prévu dans les textes que les « indigènes de race noire du groupe de l'Afrique-Occidentale française peuvent en toutes circonstances être désignés pour continuer leur service en dehors du territoire de la colonie » et précise que « la durée du service actif est de quatre ans
puis des révoltes contre l’enrôlement ont éclaté loin des grandes villes d’Afrique, dont la première chez les Bambaras du Mali, près de Bamako, qui a duré environ 6 mois, du printemps à novembre 1915, annonçant d’autres révoltes plus importantes. Certaines sont très durement réprimées en juin 1916 par la France, qui fait tirer à l'artillerie sur une dizaine de villages « récalcitrants », tuant plusieurs milliers de civils
Les administrateurs coloniaux fixent des quotas aux chefs de cantons qui répercutent auprès des chefs de villages.
Bien entendu, un certain arbitraire peut ainsi présider aux désignations et, très souvent, la tendance naturelle dans les chefferies locales est de désigner les hommes qui représentent pour un motif ou un autre, une charge pour la société
Comme de nombreuses mutineries plus tardives, ces révoltes ont été cachées pour ne pas apporter d'arguments supplémentaires à la propagande allemande
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tirailleu ... 3%A9galais