LOFOTEN a écrit : Merci Quo Vadis ....mais a cette époque (la mienne) ce n'étaient que des "petits bras"...par rapport aux années actuelles....
Mon cher LOFOTEN, tu me permettras de ne pas être d'accord...ton époque c'est la mienne aussi. Ce qui a changé c'est qu'aujourd'hui avec les réseaux sociaux tout est mis sur la table, (y compris si un malotru pète dans un métro, ce qui sera dans les minutes qui suivent sur internet)...où la confusion entre incivilités et la délinquance est la norme...de surcroit la perception d'insécurité est entretenue et remise à chaque fois sur le métier par des politiciens sans scrupules qui surfent dessus...sans apporter de réponses réelles et pragmatiques...à part faire monter leurs sondages....et ensuite après moi le déluge.
C'est ce qu'a fait Sarkozy entre autres alors qu'il roule des mécaniques sur le sujet de l'insécurité pour n'arriver à rien
à part mettre la pression sur les policiers avec la culture du chiffre entraînant des suicides, et supprimer la police de proximité.
Par ailleurs l'extrême droite en elle-même est déjà un milieu criminogène...on a le choix entre abus de biens sociaux des dirigeants et agressions violentes commises par leurs ouailles de la France d'en bas.
Mais retournons à nos moutons après cette entrée en matière...Que ce soit en 1907-1913...ou dans les années 60,
à toute époque, il y'a eu des constats sur la délinquance en bandes. En plus barbare même.
Dans les années 60 (mon époque) et jusqu'en 68, la délinquance inquiète.On s'intéresse aux bandes, on parle alors
beaucoup des blousons noirs qui terrorisent des quartiers et les banlieues.
Et en remontant encore dans le temps, on arrive à l'époque de Clémenceau, où la terreur criminelle à l'état pur régnait.
C'est lui qui créera les Brigades du Tigre, et dont le profil et l'image du tigre noir, ornent l'écusson des forces de l'ordre.
Je cite :
La criminalité augmente dans des proportions d'autant plus inquiétantes qu'une délinquance nouvelle est née qui s'appuie, elle, sur le progrès technique et fait échec à une police archaïque dont les méthodes et le matériel n'ont guère évolué depuis Vidocq. Un chiffre est plus éloquent que tout :
au cours de l'année 1906, 103 000 affaires criminelles et correctionnelles ont été classées sans que les auteurs aient pu être identifiés. L'année 1907 s'annonce pire encore. Il y va de la sécurité des villes et des campagnes
Dès les premiers mois d'activité, les « Mobilards » obtiennent des résultats spectaculaires dès la première arrestation de la
« caravane à pépère » (bande d'une centaine de nomades dirigée par Jean Capello).
En moins de deux ans ils totalisent 2 695 arrestations, dont 65 meurtriers, 7 violeurs, 10 faux-monnayeurs, 283 escrocs et 193 cambrioleurs.
Les Brigades du Tigre démantèleront, entre autres, la célèbre bande à Bonnot en 1912.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Brigades_ ... ice_mobile
Ou encore
Les citadins et les bourgeois de cette « Belle Époque » s'émeuvent de la violence des bandes organisées, tels les « Apaches »
mis en scène par Jacques Becker dans son chef d'œuvre Casque d'Or.
Les gens des campagnes, quant à eux, endurent en
silence les méfaits des « travailleurs de la nuit » ou des « chauffeurs », qui agressent les personnes âgées et isolées,
les torturent et leur brûlent les pieds afin de leur faire avouer la cache de leurs économies.
La gendarmerie et la police locales étaient impuissantes et trop mal équipées pour faire face à ces bandes. Sur le conseil de Célectin Hennion, Georges Clemenceau institue le 4 mars 1907 un contrôle général des services de recherches judiciaires sous le commandement du commissaire Jules Sébille, puis, le 30 décembre 1907, douze brigades régionales de police mobile chargées de combattre le crime organisé sur tout le territoire.
Constituées de commissaires et d'inspecteurs, équipées de voitures puissantes du dernier cri, en un temps où l'on ne stipendiait pas les services publics,
ces brigades vont obtenir en une année des résultats probants avec l'arrestation de près de trois mille personnes dont 65 meurtriers.
https://www.herodote.net/2_aout_1913-ev ... 130802.php
Alors que la démographie était de beaucoup inférieure à celle d'aujourd'hui.
Ou encore
Pour faire face à un banditisme de plus en plus organisé, le président du Conseil Georges Clemenceau décide de créer le premier ancêtre de la Police judiciaire, les « Brigades du Tigre ».
En ce début d'année 1907, Georges Clemenceau, alors président du Conseil et ministre de l'Intérieur, est confronté à un grave problème. La France est le théâtre d'une nouvelle criminalité particulièrement violente, mieux organisée,
qui fait naître dans le pays un sentiment grandissant d'insécurité.
Outre les fameux Apaches, petits voyous délinquants qui sèment le désordre dans Paris et sa banlieue, les campagnes sont de plus en plus victimes des bandes délinquantes, qui commettent méfaits, pillages et assassinats.
Ainsi, les tristement célèbres
« Chauffeurs de la Drôme », responsables de dix-huit meurtres, brûlent les pieds de leurs victimes pour se faire remettre leurs économies. La « Bande Pollet » quant à elle, forte de trente bandits sans foi ni loi, terrorise le nord de la France en se rendant coupable de nombreuses exactions. Au même moment, la « Caravane à Pépère », constituée d'une centaine d'hommes, tous déserteurs, bagnards ou malfrats, responsables de nombreux vols et escroqueries, et qui font la une des journaux sans que le gouvernement soit en mesure de mettre fin à leurs agissements.
https://www.retronews.fr/justice/echo-d ... s-du-tigre
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