Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?
Posté : 07 février 2020 17:59
La compétitivité on s'en moque un peu.Victor a écrit : 07 février 2020 17:46 Certainement, mais ce n'est pas le plus important.
Le plus important, c'est que quand tu joues aux échecs, avant de jouer un coup, même si le coup te plaît, il faut en mesurer les conséquences futures.
Cela nous plaît de diminuer le temps de travail et d'augmenter le temps de loisirs, mais est-ce jouable économiquement, quelles seront les conséquences prévisibles de cette décision ?
Et si tu mixes toutes les sciences sociales dans une analyse multicritères , tu risques de passer à côté d'un truc simpliste comme quel est mon niveau de compétitivité dans l'économie européenne, dans l'économie mondiale ?
Est-ce que mon pays peut se permettre ce genre de chose (parce que les salaires ou les charges sur les entreprises sont très bas, par exemple) ou bien est-ce que cela aura comme conséquence que mes produits made in France vont se retrouver en danger, car avec un prix de revient trop élevé ?
Si on zappe cette question, on risque, tu le comprends bien d'avoir de très mauvaises surprises.
Il faut retourner à une économie utile.
Je pense notamment à la division internationale du travail qui n'a pas grand sens, en tout cas pour de nombreux biens. On pourrait très bien produire de manière beaucoup plus local, ce qui nous permettrait de gagner en indépendance.
Lorsque je parle des propriétaires, je parle aussi du fait que les travailleurs doivent reprendre possession des moyens et des biens de production. Les grosses entreprises qui mettent en concurrence notre main d'oeuvre avec des mains d'oeuvre sous payés de l'autre côté du globe ne jouent pas le jeu et possèdent un pouvoir qui est antidémocratique. La sanction devrait être clair, c'est la nationalisation. Quand je parle de nationalisation, je ne parle pas d'un monopole de l'état tout puissant comme durant l'URSS, je parle d'une mise en place de propriétés collectives des usagers et travailleurs.
Et il ne sera pas question de dédommagement comme au temps de l'abolition des esclavages mais plus clairement d'expropriation. Lorsque tu décides d'aller payer des salariés une misère en Chine pour revendre tes produits au prix du marché français, je suis désolé mais c'est de l'exploitation.
Sans des entreprises qui délocalisent et se foutent des états nous n'aurions pas besoin d'êtres compétitifs. Je souligne que quand tu parles de compétitivité, tu parles de revoir à la baisse les conditions salariales et il est normal que les travailleurs se battent contre cela.