crepenutella a écrit : 23 juin 2020 22:48
Biden sera sans doute sauvé par le mouvement blacklivesmatter qui va motiver les noirs à voter contre Trump. Ne serait-ce que pour marquer un désaccord et une volonté de rupture radicale avec l’ordre actuel. Mais à part ça, il n’a aucune idée, aucune envergure, et ne répond en rien aux problèmes sociétaux américains qui ont poussé son peuple dans les griffes du populisme.
Il a voulu diviser l' amérique , c'était bien parti . Mais comme il est inculte , sans connaissances de la psychologie , matamore etc etc ......il n ' a pas vu qu' il était allé trop loin ......et cerise sur le gâteau ,l' affaire Floyd
Les nouveaux visages de la génération anti-Trump
Ils sont afro-américains, maires, élus ou candidats au Congrès… ils incarnent le renouveau politique du Parti démocrate. Par Hélène Vissière (à Washington), Alexis Buisson (à New York) et Julien Peyron
Modifié le 22/06/2020 à 08:12 - Publié le 22/06/2020 à 07:01 | Le Point
Meneuse. La maire de Washington, Muriel Bowser, s'est jointe aux manifestants contre les violences policieres, le 3 juin. Trois jours plus tard, elle autorisait l'inscription d'un slogan << Black Lives Matter >> (les vies des Noirs comptent) sur une rue menant a la Maison-Blanche.
Meneuse.
«Je n'aurais jamais imaginé que quelqu'un comme moi puisse être candidat au Congrès un jour. » Par « quelqu'un comme moi », Mondaire Jones veut dire homosexuel, Noir et issu d'un milieu pauvre. Pourtant, à 33 ans, cet Afro-Américain est bien placé pour remporter la primaire du Parti démocrate au sein de la 17 e circonscription parlementaire de New York (NY-17), un territoire recouvrant deux comtés au nord du Bronx. S'il remporte le scrutin le 23 juin, il est quasi assuré d'avoir son siège à la Chambre des représentants : le secteur est un bastion démocrate depuis près de quarante ans. Et comme il a reçu le soutien de Bernie Sanders, d'Elizabeth Warren, d'Alexandria Ocasio- Cortez et du New York Times, il a de bonnes chances d'être élu le 3 novembre, lors du renouvellement d'une partie du Congrès en même temps que la présidentielle.
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Congrès. S'il est élu au terme de l'élection générale, Mondaire Jones deviendrait le premier parlementaire afro-américain ouvertement homosexuel. « Voir AOC [Alexandria Ocasio-Cortez, NDLR] se dresser face à l'establishment du parti m'a inspiré, explique-t-il. Avant qu'elle ne soit élue, je pensais qu'il fallait commencer par un siège local avant de faire de la politique nationale. Elle a montré que ce n'était pas une obligation et qu'on pouvait être une personne de couleur, ne pas venir d'un milieu aisé et être élu tout de même au Congrès. »
Élevé par une mère célibataire dans des conditions précaires, diplômé de Stanford et de Harvard, puis avocat spécialisé dans les droits civiques après un passage par le ministère de la Justice sous Barack Obama, Mondaire Jones est l'un des visages de la génération « AOC ». Un autre se trouve dans la circonscription parlementaire voisine, NY-16, qui couvre une partie du Bronx : le candidat afro-américain Jamaal Bowman. Son adversaire, Eliot Engel, est un démocrate blanc issu de l'establishment du parti et député depuis plus de trente ans. Comme Mondaire Jones, Bowman a fait des injustices raciales un thème central de sa campagne. Il a lui aussi reçu le soutien de l'aile gauche du parti : AOC et Bernie… « Ma génération ne croit plus beaucoup en la politique car celle-ci nous a souvent trahis », déclare cet homme de 44 ans, également proviseur dans un collège.
Dauphine ? Fidèle soutien de Joe Biden, ici, à Atlanta, le 21 novembre 2019, Keisha Lance Bottoms pourrait devenir vice-présidente en cas de victoire du candidat démocrate.
« Voyous ». Déloger les vieux élus du parti pour incarner une vraie alternative à Trump, voilà le combat que mène cette jeune garde démocrate, souvent issue d'une minorité. Elle a laissé passer sa chance lors des primaires du parti, son champion, Bernie Sanders, ayant été battu. Alors le combat s'est déplacé au niveau local. Surtout depuis la mort de George Floyd, fin mai, Mondaire Jones a bien conscience que sa candidature a pris une autre dimension. « J'entends dire : "on a besoin de personnes comme toi au pouvoir", indique-t-il. Moi aussi, j'ai été victime du racisme systémique toute ma vie. J'ai été scolarisé dans des écoles publiques sous-financées, j'ai eu des expériences négatives avec la police… Je suis le seul candidat de cette primaire à parler depuis le début de réforme de la police. »