Mickey a écrit : 22 avril 2022 17:37
Les LR sont bien plus endettés que le FN et pourtant des banques françaises leur prêtent du fric.
Les faits sont établis, ces banques ont reçu l'ordre "d'en haut " de ne rien prêter au FN.
la seule chose qui est établie ce sont les hausses des rémunérations de MLP et autres cadres depuis qu' elle a pris de pouvoir , un déficit aggravé , un responsable qui a dénoncé cette gabegie et qui est parti
et vous voulez qu' une banque leur prête de l' argent ? avec hypothéque sur les biens Le Pen ( Montretou )
Commentaires impatients d'anciens frontistes aujourd'hui en disgrâce, au lendemain de la publication des comptes du RN : «La catastrophe est en vue», «le dépôt de bilan est inévitable». Malgré les déclarations flegmatiques de son trésorier, Wallerand de Saint-Just, pour qui le parti d'extrême droite «va faire face aux dettes, mais je ne vous dirai pas comment» (comme il l'a déclaré au Parisien), la formation cofondée par Jean-Marie Le Pen, dirigé par sa fille Marine depuis 2011, serait plus que jamais au bord de la faillite. En tout cas si l'on se fie à ses derniers résultats financiers connus, et que l'on anticipe ceux à venir… Enseignement principal : le Rassemblement national ne doit pas sa situation à une volonté de la justice ou de l'Etat de l'«assassiner», ni au «scandale du mode de scrutin qui fait que le "premier parti de France" n'a que six députés en tout et pour tout et la moitié des subventions des autres mouvements», comme l'a dit récemment Marine Le Pen (sur RTL) mais bien à la gestion catastrophique de ses finances.
La candidate à l'Elysée raconte diriger un «parti pauvre, mais c'est notre fierté, ça ne nous dérange pas de le dire». Elle semble exclure tout risque de liquidation, après avoir lancé un «emprunt national» rémunéré à 5%, «c'est-à-dire dix fois plus que la rémunération du livret A, avec des garanties», mais certains dans son entourage se demandent «lesquelles ?». «Ce qui m'inquiète le plus, c'est quel actif on va présenter en face, s'interroge l'un d'eux. Les Français ne donneront pas un centime parce qu'ils savent qu'ils ne reverront jamais leur argent. Ce n'est pas un placement, c'est un don, éventuellement une étrenne. L'équivalent pour la finance de ce que le bénévolat est au travail.»
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Selon les comptes publiés la semaine dernière par la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), le parti d'extrême droite, qui n'a que 2,2 millions d'euros en banque, traîne une dette de 24,4 millions, avec des pertes cumulées de 19,2 millions d'euros en sept ans. Rien que pour l'exercice 2018, il affiche une perte nette de 2,4 millions. Impensable pour une formation dont la situation financière est connue de tous en interne, et censée faire des économies. Même son résultat d'exploitation est négatif, de plus de 1 million, ce qui fait dire à cet observateur anonyme qu'il y a «au FN un manquement très important dans la gestion. Parce qu'une entreprise, normalement, est positive sur cette ligne, c'est la base».
Tout cela fait du Rassemblement national le parti le plus endetté de France. Car en face, à droite, si Les Républicains affichent encore une ardoise de 55 millions d'euros, dont un bon tiers datant de l'affaire Bygmalion, la «dette résiduelle est de 13,5 millions d'euros», selon le trésorier de LR, le député Daniel Fasquelle, interrogé par Libération : «J'ai remboursé 80% de la dette en cinq ans, pour partie par une politique d'économies, pour partie par la vente du siège, que nous louons désormais.»
Couteau sous la gorge
Sauf que de vente de siège, il n'est plus question pour l'ex-Front national : elle a déjà eu lieu ! Quand Marine Le Pen a pris les rênes du parti en 2011, il affichait un excédent budgétaire d'un peu plus de 5,9 millions d'euros – dont 1,8 million d'aides publiques –, justement parce que le FN avait cédé le «Paquebot» de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) pour 10 millions environ, à une société de maisons de retraite. «Mal vendu», d'ailleurs, pour cause d'hypothèque de la Société générale, selon un proche de Jean-Marie Le Pen, «et tout le monde sait qu'on vend mal, le couteau sous la gorge». A l'époque, l'opération, considérée en interne comme un «soulagement», avait été rendue nécessaire par une situation financière catastrophique, après «l'accident électoral» de 2007 : un échec cuisant à la présidentielle puis, surtout, l'énorme déroute aux législatives suivantes et l'un des plus mauvais scores de son histoire : 4,3% des voix.