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Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 17:24
par Yaroslav
Kelenner a écrit : 10 février 2026 17:07
Yaroslav a écrit : 10 février 2026 16:37 S'il y a bien un domaine, presque un seul, vis-à-vis lequel la justice de notre pays ne protège pas les victimes, c'est celui du harcèlement.

Bien entendu, les responsabilités sont immenses dans ce genre d'affaire, mais personne n'est considéré comme coupable.

Dégoût le plus total.


https://www.franceinfo.fr/faits-divers/ ... 94269.html
Ca se voit que tu n'as jamais travaillé auprès d'enfants ou d'ados. Ces situations sont presque toujours extrêmement délicates à démêler. La pauvre gamine allait manifestement très mal, ça ne veut pas dire pour autant qu'il y a des "coupables" dans cette histoire. De ce qu'on sait, c'est elle qui a créé des tensions au départ avec des mensonges. Aucun témoignage ne fait état d'un harcèlement quelconque. A partir de là, je ne vois pas comment on peut faire porter le poids d'un geste aussi dramatique à qui que ce soit, sachant que les gens impliqués, même s'ils n'ont rien à se reprocher, en ressortiront forcément meurtris à vie.
J'ai déjà eu ce type de discussion avec toi sur un autre fil à l'époque. Et tu défendais déjà en gros l'idée que les enseignants ne sont jamais responsables de rien, qu'ils ne harcèlent jamais personne (c'était le sujet de cette autre publication) et qu'il n'y avait rien à faire face à des enfants visiblement trop fragiles.

On peut recommencer mais on risque de se fâcher.
Le harcèlement à l'école est un vrai sujet. Et je constate qu'il est totalement banalisé (même ici).

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 17:31
par Kelenner
Yaroslav a écrit : 10 février 2026 17:24
Kelenner a écrit : 10 février 2026 17:07

Ca se voit que tu n'as jamais travaillé auprès d'enfants ou d'ados. Ces situations sont presque toujours extrêmement délicates à démêler. La pauvre gamine allait manifestement très mal, ça ne veut pas dire pour autant qu'il y a des "coupables" dans cette histoire. De ce qu'on sait, c'est elle qui a créé des tensions au départ avec des mensonges. Aucun témoignage ne fait état d'un harcèlement quelconque. A partir de là, je ne vois pas comment on peut faire porter le poids d'un geste aussi dramatique à qui que ce soit, sachant que les gens impliqués, même s'ils n'ont rien à se reprocher, en ressortiront forcément meurtris à vie.
J'ai déjà eu ce type de discussion avec toi sur un autre fil à l'époque. Et tu défendais déjà en gros l'idée que les enseignants ne sont jamais responsables de rien, qu'ils ne harcèlent jamais personne (c'était le sujet de cette autre publication) et qu'il n'y avait rien à faire face à des enfants visiblement trop fragiles.

On peut recommencer mais on risque de se fâcher.
Le harcèlement à l'école est un vrai sujet. Et je constate qu'il est totalement banalisé (même ici).
Je ne vois pas quand j’ai pu dire ça. Le harcèlement existe vraiment. Mais ce n’est pas parce que des parents CROIENT que leur fille en était victime, ou que elle même s’en était persuadée, que cela en fait une vérité. Il faut des preuves, des éléments, des témoignages, et dans cette affaire en particulier tous semblent aller dans le même sens, à savoir l’absence de harcèlement. Evidemment, c’est difficile à entendre pour les parents, car ça rend encore plus difficile d’accepter une perte aussi douloureuse. Mais moi ce que je trouverais ignoble, ce serait de trouver un bouc émissaire (évidemment toujours un lampiste, jamais un inspecteur ou un incapable du rectorat) pour satisfaire les parents au détriment de la vérité.

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 17:56
par Yaroslav
Kelenner a écrit : 10 février 2026 17:31
Yaroslav a écrit : 10 février 2026 17:24

J'ai déjà eu ce type de discussion avec toi sur un autre fil à l'époque. Et tu défendais déjà en gros l'idée que les enseignants ne sont jamais responsables de rien, qu'ils ne harcèlent jamais personne (c'était le sujet de cette autre publication) et qu'il n'y avait rien à faire face à des enfants visiblement trop fragiles.

On peut recommencer mais on risque de se fâcher.
Le harcèlement à l'école est un vrai sujet. Et je constate qu'il est totalement banalisé (même ici).
Je ne vois pas quand j’ai pu dire ça. Le harcèlement existe vraiment. Mais ce n’est pas parce que des parents CROIENT que leur fille en était victime, ou que elle même s’en était persuadée, que cela en fait une vérité. Il faut des preuves, des éléments, des témoignages, et dans cette affaire en particulier tous semblent aller dans le même sens, à savoir l’absence de harcèlement. Evidemment, c’est difficile à entendre pour les parents, car ça rend encore plus difficile d’accepter une perte aussi douloureuse. Mais moi ce que je trouverais ignoble, ce serait de trouver un bouc émissaire (évidemment toujours un lampiste, jamais un inspecteur ou un incapable du rectorat) pour satisfaire les parents au détriment de la vérité.
C'est déjà à peu près le même discours que tu as tenu sur le fil consacré à la professeure qui a harcelé Evaëlle, au point que cette enfant se suicide.
D'ailleurs je vais très prochainement en reparler puisque cette affaire refait aussi l'objet de l'actualité.

Mais revenons à Camelia, le fait est qu'elle se soit suicidée pour cette raison. Elle n'était pas malade même si c'était une enfant "sensible", on voit bien aussi qu'elle n'était pas non plus en grave conflit avec ses parents, le lien entre son suicide et son rapport avec les harceleurs et le dirigeant de l'établissement ne fait aucun doute au vu de ses échanges tracés avec sa mère le jour du drame.

Donc non, elle n'est pas morte pour une autre raison. Et oui, elle s'est donnée la mort parce qu'elle était harcelée et que personne n'a daigné lui en venir en aide.

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 18:06
par Kelenner
Tu n’en sais absolument rien. Tu n’étais pas dans sa tête, tu ne sais rien de ce qui s’est passé. Entre le ressenti de l’enfant et de la famille, et la réalité des faits, il y a souvent un gouffre. Je connais très bien ces sujets, toi tu te contentes de raccourcis journalistiques qui ne tiennent jamais compte de la complexité des faits. La justice s’est penchée sur le sujet et n’a rien trouvé de concret, pas le moindre élément. Réclamer des responsables c’est très facile, s’occuper d’enfants c’est au contraire extrêmement difficile. Je fais parti des éducateurs, pas des procureurs à deux balles, et c’est justement ce qui nous différencie.

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 18:14
par Kabé
J'ai du mal à dire quoi que ce soit par rapport à cette affaire, mais j'ai du mal aussi de dire que la justice est ici défaillante. Ce que je comprends, c'est que la justice n'a pas suffisamment d'éléments pour conclure à une affaire d'harcèlement avérée. Est-ce qu'on peut reprocher cela à la justice ou à la faiblesse du dossier ?

D'autre part, la justice n'a jamais été une instance pour "protéger les victimes". La justice se fait toujours après-coup. Accompagner les victimes après-coup, ne me semble pas non plus une tâche de la justice, mais nécessite sans doute une législation pour que les victimes soient mieux accompagnées. C'est une toute autre discussion, dans le sens qu'il ne faut pas - à mon avis - l'associer à la démarche propre de la justice, mais c'est une discussion tout à fait légitime et nécessaire.

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 18:15
par Yaroslav
Kelenner a écrit : 10 février 2026 18:06 Tu n’en sais absolument rien. Tu n’étais pas dans sa tête, tu ne sais rien de ce qui s’est passé. Entre le ressenti de l’enfant et de la famille, et la réalité des faits, il y a souvent un gouffre. Je connais très bien ces sujets, toi tu te contentes de raccourcis journalistiques qui ne tiennent jamais compte de la complexité des faits. La justice s’est penchée sur le sujet et n’a rien trouvé de concret, pas le moindre élément. Réclamer des responsables c’est très facile, s’occuper d’enfants c’est au contraire extrêmement difficile. Je fais parti des éducateurs, pas des procureurs à deux balles, et c’est justement ce qui nous différencie.
Réfléchis un peu au fait que ton argument peut aller dans les 2 sens.
Tu connaissais cette enfant mieux que moi ? Tu étais dans sa tête ? À priori, non. Alors comment est-ce que tu peux prétendre ou sous-entendre qu'il n'y avait pas de harcèlement et que son suicide n'a rien à voir avec ça ?

Tu es éducateur ? C'est bien mais je suis désolé, ça ne te donne pas une position plus importante sur ce sujet. Bien au contraire, le danger dans ce cas là est d'être tenté de soutenir des positions corporatistes. Et il me semble d'après ce que tu écris que tu es à 200% là-dedans (les enseignants n'ont jamais rien à se reprocher, mais les inspecteurs et les "incapables" du rectorat, eux...).

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 18:17
par Yaroslav
Kabé a écrit : 10 février 2026 18:14 J'ai du mal à dire quoi que ce soit par rapport à cette affaire, mais j'ai du mal aussi de dire que la justice est ici défaillante. Ce que je comprends, c'est que la justice n'a pas suffisamment d'éléments pour conclure à une affaire d'harcèlement avérée. Est-ce qu'on peut reprocher cela à la justice ou à la faiblesse du dossier ?

D'autre part, la justice n'a jamais été une instance pour "protéger les victimes". La justice se fait toujours après-coup. Accompagner les victimes après-coup, ne me semble pas non plus une tâche de la justice, mais nécessite sans doute une législation pour que les victimes soient mieux accompagnées. C'est une toute autre discussion, dans le sens qu'il ne faut pas - à mon avis - l'associer à la démarche propre de la justice, mais c'est une discussion tout à fait légitime et nécessaire.
Je pense que le rôle de la justice est également de dissuader, que ce soit dans les affaires de harcèlement comme dans n'importe quel autre domaine qui relève de sa compétence.

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 18:26
par Kabé
Yaroslav a écrit : 10 février 2026 18:17
Kabé a écrit : 10 février 2026 18:14 J'ai du mal à dire quoi que ce soit par rapport à cette affaire, mais j'ai du mal aussi de dire que la justice est ici défaillante. Ce que je comprends, c'est que la justice n'a pas suffisamment d'éléments pour conclure à une affaire d'harcèlement avérée. Est-ce qu'on peut reprocher cela à la justice ou à la faiblesse du dossier ?

D'autre part, la justice n'a jamais été une instance pour "protéger les victimes". La justice se fait toujours après-coup. Accompagner les victimes après-coup, ne me semble pas non plus une tâche de la justice, mais nécessite sans doute une législation pour que les victimes soient mieux accompagnées. C'est une toute autre discussion, dans le sens qu'il ne faut pas - à mon avis - l'associer à la démarche propre de la justice, mais c'est une discussion tout à fait légitime et nécessaire.
Je pense que le rôle de la justice est également de dissuader, que ce soit dans les affaires de harcèlement comme dans n'importe quel autre domaine qui relève de sa compétence.

Mwouais... Je ne pense pas que la justice ait jamais dissuadé quelconque crime. Certains délits, peut-être, faciles à éviter (des excès de vitesse, p.e., et encore...). Non, les gens ne deviennent pas plus sage parce qu'il a une justice...

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 18:33
par Yaroslav
Kabé a écrit : 10 février 2026 18:26Mwouais... Je ne pense pas que la justice ait jamais dissuadé quelconque crime. Certains délits, peut-être, faciles à éviter (des excès de vitesse, p.e., et encore...). Non, les gens ne deviennent pas plus sage parce qu'il a une justice...
À mon avis, si on ferme toutes les prisons, la criminalité risque fortement d'augmenter...

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 18:39
par Kabé
Yaroslav a écrit : 10 février 2026 18:33
Kabé a écrit : 10 février 2026 18:26Mwouais... Je ne pense pas que la justice ait jamais dissuadé quelconque crime. Certains délits, peut-être, faciles à éviter (des excès de vitesse, p.e., et encore...). Non, les gens ne deviennent pas plus sage parce qu'il a une justice...
À mon avis, si on ferme toutes les prisons, la criminalité risque fortement d'augmenter...

N'essayez pas de ridiculiser les propos tenus. Encore une fois, la justice se fait après-coup. Là, vous voulez faire la confusion entre rendre justice (ce qui se fait au tribunal) et purger une peine peine. Ceux qui sont en prison, la justice est déjà passée et les a condamné. Restons sérieux, svp.

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 18:46
par Yaroslav
Kabé a écrit : 10 février 2026 18:39
Yaroslav a écrit : 10 février 2026 18:33

À mon avis, si on ferme toutes les prisons, la criminalité risque fortement d'augmenter...

N'essayez pas de ridiculiser les propos tenus. Encore une fois, la justice se fait après-coup. Là, vous voulez faire la confusion entre rendre justice (ce qui se fait au tribunal) et purger une peine peine. Ceux qui sont en prison, la justice est déjà passée et les a condamné. Restons sérieux, svp.
Je ne ridiculise pas grand chose.
J'ai déjà lu beaucoup de thèses sur la justice. L'incarcération doit-elle incarner la punition des criminels, la réparation pour les victimes, la sécurité d'autrui, ou rien du tout ?
Je sais que pour certains par exemple, si on avait la certitude qu'un criminel ne recommencerait pas, alors on ne devrait pas l'incarcérer.
Toutes ces discussions, j'en ai déjà eu. Je ne suis pas forcément surpris que quelqu'un me dise "la prison ne dissuade pas les criminels", comme la peine de mort selon la célèbre formule de Badinter.
Cela dit, je ne suis pas d'accord, c'est tout.

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 18:47
par Kelenner
Yaroslav a écrit : 10 février 2026 18:15
Kelenner a écrit : 10 février 2026 18:06 Tu n’en sais absolument rien. Tu n’étais pas dans sa tête, tu ne sais rien de ce qui s’est passé. Entre le ressenti de l’enfant et de la famille, et la réalité des faits, il y a souvent un gouffre. Je connais très bien ces sujets, toi tu te contentes de raccourcis journalistiques qui ne tiennent jamais compte de la complexité des faits. La justice s’est penchée sur le sujet et n’a rien trouvé de concret, pas le moindre élément. Réclamer des responsables c’est très facile, s’occuper d’enfants c’est au contraire extrêmement difficile. Je fais parti des éducateurs, pas des procureurs à deux balles, et c’est justement ce qui nous différencie.
Réfléchis un peu au fait que ton argument peut aller dans les 2 sens.
Tu connaissais cette enfant mieux que moi ? Tu étais dans sa tête ? À priori, non. Alors comment est-ce que tu peux prétendre ou sous-entendre qu'il n'y avait pas de harcèlement et que son suicide n'a rien à voir avec ça ?

Tu es éducateur ? C'est bien mais je suis désolé, ça ne te donne pas une position plus importante sur ce sujet. Bien au contraire, le danger dans ce cas là est d'être tenté de soutenir des positions corporatistes. Et il me semble d'après ce que tu écris que tu es à 200% là-dedans (les enseignants n'ont jamais rien à se reprocher, mais les inspecteurs et les "incapables" du rectorat, eux...).
Je me base sur les conclusions du tribunal, tout simplement. Je n’aurais rien trouvé à redire à des condamnations SI la justice avait estimé que le harcèlement était bien réel, mais ce n’était manifestement pas le cas. A partir de là, je trouve tout simplement ignoble de vouloir trouver à tout prix des boucs émissaires dans une affaire où c’est peut être hélas simplement la gamine qui était dans un mal être terrible, sans raison objective particulière.

Pour le reste, moi je parle de ce que je connais de l’intérieur et dont je mesure parfaitement la difficulté et l’exigence permanente. Dans ces métiers, tu n’as aucun droit à l’erreur, tu dois juger avec des éléments incomplets, en étant soumis à une pression extérieure constante et sans aucun soutien d’une hiérarchie défaillante en cas de pépin. C’est d’une difficulté dont tu n’as aucune idée, comme la plupart des gens qui se permettent des jugements péremptoires sans rien comprendre. J’avoue ne plus avoir de patience pour ce type d’attitude.

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 18:58
par Yaroslav
Kelenner a écrit : 10 février 2026 18:47
Yaroslav a écrit : 10 février 2026 18:15

Réfléchis un peu au fait que ton argument peut aller dans les 2 sens.
Tu connaissais cette enfant mieux que moi ? Tu étais dans sa tête ? À priori, non. Alors comment est-ce que tu peux prétendre ou sous-entendre qu'il n'y avait pas de harcèlement et que son suicide n'a rien à voir avec ça ?

Tu es éducateur ? C'est bien mais je suis désolé, ça ne te donne pas une position plus importante sur ce sujet. Bien au contraire, le danger dans ce cas là est d'être tenté de soutenir des positions corporatistes. Et il me semble d'après ce que tu écris que tu es à 200% là-dedans (les enseignants n'ont jamais rien à se reprocher, mais les inspecteurs et les "incapables" du rectorat, eux...).
Je me base sur les conclusions du tribunal, tout simplement. Je n’aurais rien trouvé à redire à des condamnations SI la justice avait estimé que le harcèlement était bien réel, mais ce n’était manifestement pas le cas. A partir de là, je trouve tout simplement ignoble de vouloir trouver à tout prix des boucs émissaires dans une affaire où c’est peut être hélas simplement la gamine qui était dans un mal être terrible, sans raison objective particulière.

Pour le reste, moi je parle de ce que je connais de l’intérieur et dont je mesure parfaitement la difficulté et l’exigence permanente. Dans ces métiers, tu n’as aucun droit à l’erreur, tu dois juger avec des éléments incomplets, en étant soumis à une pression extérieure constante et sans aucun soutien d’une hiérarchie défaillante en cas de pépin. C’est d’une difficulté dont tu n’as aucune idée, comme la plupart des gens qui se permettent des jugements péremptoires sans rien comprendre. J’avoue ne plus avoir de patience pour ce type d’attitude.
Il y a une chose qui est ignoble. Ce sont les suicides de ces enfants.

Si, une autre chose me paraît ignoble, c'est de considérer que les enfants qui se suicident peuvent être les seuls responsables de ce qui leur arrive du fait "de leur mal être terrible" et vouloir à tout prix décharger ceux qui ont participé à leur suicide (même involontairement) de leurs responsabilités.

Les "raisons objectives particulières", cet enfant les a clairement exprimées. Non cet enfant ne s'est pas suicidé "sans raison objective particulière" (!). Je t'invite juste à relire cette phrase d'ailleurs, avant de trouver chez moi des choses "ignobles".

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 19:24
par Kelenner
Moi je t'invite à passer juste une semaine dans n'importe quel établissement scolaire, à avoir affaire à de vrais enfants et à de vrais parents. Tu comprendras bien plus de choses que je ne pourrais t'en expliquer, même si je peux te raconter mille histoires du même genre dont AUCUNE n'est aussi manichéenne que tu sembles le penser.

Re: La réponse affligeante du rectorat aux parents d'une victime de harcèlement scolaire.

Posté : 10 février 2026 19:44
par Victor
Yaroslav a écrit : 10 février 2026 18:15
Kelenner a écrit : 10 février 2026 18:06 Tu n’en sais absolument rien. Tu n’étais pas dans sa tête, tu ne sais rien de ce qui s’est passé. Entre le ressenti de l’enfant et de la famille, et la réalité des faits, il y a souvent un gouffre. Je connais très bien ces sujets, toi tu te contentes de raccourcis journalistiques qui ne tiennent jamais compte de la complexité des faits. La justice s’est penchée sur le sujet et n’a rien trouvé de concret, pas le moindre élément. Réclamer des responsables c’est très facile, s’occuper d’enfants c’est au contraire extrêmement difficile. Je fais parti des éducateurs, pas des procureurs à deux balles, et c’est justement ce qui nous différencie.
Réfléchis un peu au fait que ton argument peut aller dans les 2 sens.
Tu connaissais cette enfant mieux que moi ? Tu étais dans sa tête ? À priori, non. Alors comment est-ce que tu peux prétendre ou sous-entendre qu'il n'y avait pas de harcèlement et que son suicide n'a rien à voir avec ça ?

Tu es éducateur ? C'est bien mais je suis désolé, ça ne te donne pas une position plus importante sur ce sujet. Bien au contraire, le danger dans ce cas là est d'être tenté de soutenir des positions corporatistes. Et il me semble d'après ce que tu écris que tu es à 200% là-dedans (les enseignants n'ont jamais rien à se reprocher, mais les inspecteurs et les "incapables" du rectorat, eux...).
Ce sont des sujets éminemment difficiles. En tant que parents on essaye de se mettre à la place des parents de cette enfant.
Je pense que bien entendu je chercherais une explication, quelque chose qui puisse expliquer le suicide de mon enfant.
Je n'ai pas une bonne image de la justice française mais je comprends aussi qu'elle ne peut pas condamner des enseignants ou des enfants sans quelque chose de solide.