papibilou a écrit : 21 juillet 2024 09:28
Corvo a écrit : 21 juillet 2024 07:53
Avec ce revirement Marine le Pen, la ficelle est d'ailleurs un peu grosse, tente de récupérer le vote de nos compatriotes de confession juive et vous le savez parfaitement alors inutile de nous abreuver de votre propagande rontiste qui ne trompera personne.
Rappel des questions auxquelles vous n'avez pas répondu:
1 pensez vous que c'est le peuple français qui a décidé de la rafle ?
2 pensez vous que la rafle a été décidée par le gouvernement de l'époque ?
Merci de bien vouloir nous éclairer.
C'est une plaisanterie ?...
Comme je suis bon prince :
...
RESPONSABLES ET EXÉCUTANTS
C’est le 26 juin 1942 qu’en conseil des ministres réuni à Vichy, le chef du gouvernement Pierre Laval annonce que la veille, Jean Leguay, adjoint de Bousquet pour la zone occupée, a été convoqué par Theodor Dannecker, conseiller SS aux Affaires juives (service IV-J).
Ce dernier, délégué en France d’Adolf Eichmann, réclame la livraison de 10.000 Juifs de zone sud, promise le 16 juin par René Bousquet, et l’arrestation de 22.000 autres dont au moins 40% de Français dans les départements de la Seine et de la Seine-et-Oise. Le 30 juin, Eichmann, en visite-éclair à , signe avec Dannecker une déclaration « en vue de libérer totalement et le plus vite possible la France des Juifs » (Klarsfeld, 2001). Le 2 juillet 1942, René Bousquet, contre la promesse de diriger un corps de police unifié, accepte de mettre ses hommes au service de l'occupant pour arrêter les Juifs étrangers dans les deux zones. Le lendemain, en conseil des ministres, Laval annonce un recensement en vue de distinguer en zone sud les Juifs français des « déchets expédiés par les Allemands eux-mêmes ».
Pétain estime que la mesure est « juste et sera comprise par l’opinion ». Le 4 juillet, Dannecker met en place une commission présidée par le commissaire général aux Questions juives, Louis Darquier de Pellepoix, réunissant les responsables des services français impliqués dans la préparation des rafles, et impose la visite d’une délégation allemande dans les camps de zone sud. Le même jour, auprès de Helmut Knochen, chef de la SiPo-SD, la police de sûreté et les services de renseignement de la SS, puis le lendemain 5 juillet auprès du général Oberg, dont Knochen est l’adjoint,
Laval suggère, afin d’apaiser l’opinion publique qui risque d’être choquée par le spectacle des familles brisées, de déporter aussi les enfants (Joly, 2006). Les modalités pratiques de la rafle sont fixées le 7 juillet dans le bureau de Dannecker, au 31 bis avenue Foch à , en présence de son adjoint Ernst Heinrichsohn, de Darquier de Pellepoix et de son directeur de Cabinet Pierre Galien, de Jacques Schweblin, directeur de la police aux Questions juives de zone occupée, de Jean François, directeur de la Police générale à la préfecture de Police.
Sont également présents Garnier, sous-directeur du service du Ravitaillement à la préfecture de la Seine, André Tulard, directeur du service des Etrangers et des Affaires juives de la préfecture de Police qui s’engage à mettre son fichier juif à la disposition d’Emile Hennequin, directeur de la police municipale, accompagné du commissaire Georges Guidot. Les Juifs arrêtés à domicile, autorisés à emporter une unique valise, seront « triés » dans des centres de rassemblement. La seconde réunion préparatoire, le 10 juillet, recule les limites d’âges à 60 ans pour les hommes arrêtés et à 55 ans pour les femmes. Elle se déroule dans le bureau parisien de Darquier de Pellepoix, au 1, place des Petits-Pères, en présence de Dannecker, de Heinz Röthke qui va lui succéder à la fin du mois, de Heinrichsohn, Leguay, Galien, ainsi que de représentants de la SNCF, de la police municipale et de l’Assistance publique. Il y est question des seaux hygiéniques que l'Union générale des Israélites de France (UGIF) doit de nouveau fournir pour équiper les convois de déportés, ainsi que du sort des enfants juifs.
https://www.sciencespo.fr/mass-violence ... -1942.html