Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique
Posté : 14 septembre 2026 15:25
Jamais l'effort de compensation que l'on demande aux retraités vers les actifs suffira à lui seul à compenser les actuels déséquilibres entre retraités et actifs.jeandu53 a écrit : 14 septembre 2026 13:36 Je propose un changement très partiel de modèle social : je ne remets pas en cause le système par répartition (donc je ne veux pas révolutionner le système), je veux simplement mettre fin à ce choix politique qui consiste, depuis 30 ou 40 ans, à mettre à contribution les actifs (augmentation des cotisations, de la durée de cotisation et de l'âge de départ en retraite) pour préserver le train de vie de retraités (aujourd'hui, les boomers) qui, certes, ont cotisé par le passé, mais pas dans les mêmes conditions, et qui aujourd'hui affichent un niveau de vie supérieur à celui des actifs.
C'est, je pense, une réforme structurelle importante que je souhaite, mais une réforme qui s'inscrit dans le cadre du mécanisme actuel par répartition que je veux conserver.
Prenons le choix qui serait le plus intéressant pour le gouvernement : celui de l'abattement fiscal des 10 %. Il rapporterait combien ? Environ 5 milliards d'euros. C'est à dire peanuts par rapport aux 370 milliards d'euros par an.
Ce n'est ni très sérieux ni très suffisant. Alors sur quels leviers agir ?
1) Taxer davantage le patrimoine que le travail
2) Revoir de fond en comble la fiscalité des successions. J'ai souvent soulevé la question ici : elle demeure apparemment très taboue. Et pourtant : la grande transmission prévue dans les années qui viennent est estimée à 9000 milliards d'euros. 9000 milliards d'euros ! Pourquoi les hommes politiques n'en parlent pas alors que c'est la solution la plus sérieuse pour en finir une fois pour toutes avec ce conflit de générations fabriqué de toutes pièces pour monter les uns contre les autres ?
POURQUOI ce silence absolu ? J'ai bien ma petite idée... C'est potentiellement explosif parce que ça ne touche pas que les plus riches, ça concerne aussi les millions de français des classes dites "moyennes" .
Et là, c'est une question culturelle très ancrée en France : "on ne touche pas ce que je tiens à transmettre à mes enfants? C'est sacré !" Oui, mais le problème est que l'on va donc créer au moins deux nouvelles générations d'héritiers post boomers, donc de nouvelles inégalités vont se recréer et le conflit entre héritiers et non héritiers va persister.
Bref : on n'est pas près d'en finir avec les "boomers" : les post boomers ne vont pas tarder à prendre le relais.