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Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 14 septembre 2026 15:25
par Once
jeandu53 a écrit : 14 septembre 2026 13:36 Je propose un changement très partiel de modèle social : je ne remets pas en cause le système par répartition (donc je ne veux pas révolutionner le système), je veux simplement mettre fin à ce choix politique qui consiste, depuis 30 ou 40 ans, à mettre à contribution les actifs (augmentation des cotisations, de la durée de cotisation et de l'âge de départ en retraite) pour préserver le train de vie de retraités (aujourd'hui, les boomers) qui, certes, ont cotisé par le passé, mais pas dans les mêmes conditions, et qui aujourd'hui affichent un niveau de vie supérieur à celui des actifs.

C'est, je pense, une réforme structurelle importante que je souhaite, mais une réforme qui s'inscrit dans le cadre du mécanisme actuel par répartition que je veux conserver.
Jamais l'effort de compensation que l'on demande aux retraités vers les actifs suffira à lui seul à compenser les actuels déséquilibres entre retraités et actifs.

Prenons le choix qui serait le plus intéressant pour le gouvernement : celui de l'abattement fiscal des 10 %. Il rapporterait combien ? Environ 5 milliards d'euros. C'est à dire peanuts par rapport aux 370 milliards d'euros par an.

Ce n'est ni très sérieux ni très suffisant. Alors sur quels leviers agir ?

1) Taxer davantage le patrimoine que le travail

2) Revoir de fond en comble la fiscalité des successions. J'ai souvent soulevé la question ici : elle demeure apparemment très taboue. Et pourtant : la grande transmission prévue dans les années qui viennent est estimée à 9000 milliards d'euros. 9000 milliards d'euros ! Pourquoi les hommes politiques n'en parlent pas alors que c'est la solution la plus sérieuse pour en finir une fois pour toutes avec ce conflit de générations fabriqué de toutes pièces pour monter les uns contre les autres ?

POURQUOI ce silence absolu ? J'ai bien ma petite idée... C'est potentiellement explosif parce que ça ne touche pas que les plus riches, ça concerne aussi les millions de français des classes dites "moyennes" .

Et là, c'est une question culturelle très ancrée en France : "on ne touche pas ce que je tiens à transmettre à mes enfants? C'est sacré !" Oui, mais le problème est que l'on va donc créer au moins deux nouvelles générations d'héritiers post boomers, donc de nouvelles inégalités vont se recréer et le conflit entre héritiers et non héritiers va persister.

Bref : on n'est pas près d'en finir avec les "boomers" : les post boomers ne vont pas tarder à prendre le relais.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 14 septembre 2026 15:31
par Victor
Once a écrit : 14 septembre 2026 15:25
jeandu53 a écrit : 14 septembre 2026 13:36 Je propose un changement très partiel de modèle social : je ne remets pas en cause le système par répartition (donc je ne veux pas révolutionner le système), je veux simplement mettre fin à ce choix politique qui consiste, depuis 30 ou 40 ans, à mettre à contribution les actifs (augmentation des cotisations, de la durée de cotisation et de l'âge de départ en retraite) pour préserver le train de vie de retraités (aujourd'hui, les boomers) qui, certes, ont cotisé par le passé, mais pas dans les mêmes conditions, et qui aujourd'hui affichent un niveau de vie supérieur à celui des actifs.

C'est, je pense, une réforme structurelle importante que je souhaite, mais une réforme qui s'inscrit dans le cadre du mécanisme actuel par répartition que je veux conserver.
Jamais l'effort de compensation que l'on demande aux retraités vers les actifs suffira à lui seul à compenser les actuels déséquilibres entre retraités et actifs.

Prenons le choix qui serait le plus intéressant pour le gouvernement : celui de l'abattement fiscal des 10 %. Il rapporterait combien ? Environ 5 milliards d'euros. C'est à dire peanuts par rapport aux 370 milliards d'euros par an.

Ce n'est ni très sérieux ni très suffisant. Alors sur quels leviers agir ?

1) Taxer davantage le patrimoine que le travail

2) Revoir de fond en comble la fiscalité des successions. J'ai souvent soulevé la question ici : elle demeure apparemment très taboue. Et pourtant : la grande transmission prévue dans les années qui viennent est estimée à 9000 milliards d'euros. 9000 milliards d'euros ! Pourquoi les hommes politiques n'en parlent pas alors que c'est la solution la plus sérieuse pour en finir une fois pour toutes avec ce conflit de générations fabriqué de toutes pièces pour monter les uns contre les autres ?

POURQUOI ce silence absolu ? J'ai bien ma petite idée... C'est potentiellement explosif parce que ça ne touche pas que les plus riches, ça concerne aussi les millions de français des classes dites "moyennes" .

Et là, c'est une question culturelle très ancrée en France : "on ne touche pas ce que je tiens à transmettre à mes enfants? C'est sacré !" Oui, mais le problème est que l'on va donc créer au moins deux nouvelles générations d'héritiers post boomers, donc de nouvelles inégalités vont se recréer et le conflit entre héritiers et non héritiers va persister.

Bref : on n'est pas près d'en finir avec les "boomers" : les post boomers ne vont pas tarder à prendre le relais.
Il est vrai que beaucoup de français sont partis en retraite à 60 ans puis à 62 ans alors qu'ils auraient dû partir plus tard et c'est la cause des déficits et de la dette actuelle.
- Il faut revenir très rapidement au minimum à un départ à 65 ans (par décret).
- Et la question se pose pour ces retraités qui sont partis trop tôt en retraite. En leur appliquant par exemple une décote.
Si on considère 65 ans comme un âge pivot, il faut alors leur appliquer une décote comme s'ils étaient partis en retraite 3 ans ou 5 ans trop tôt.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 14 septembre 2026 15:35
par Victor
Once a écrit : 14 septembre 2026 15:25
jeandu53 a écrit : 14 septembre 2026 13:36 Je propose un changement très partiel de modèle social : je ne remets pas en cause le système par répartition (donc je ne veux pas révolutionner le système), je veux simplement mettre fin à ce choix politique qui consiste, depuis 30 ou 40 ans, à mettre à contribution les actifs (augmentation des cotisations, de la durée de cotisation et de l'âge de départ en retraite) pour préserver le train de vie de retraités (aujourd'hui, les boomers) qui, certes, ont cotisé par le passé, mais pas dans les mêmes conditions, et qui aujourd'hui affichent un niveau de vie supérieur à celui des actifs.

C'est, je pense, une réforme structurelle importante que je souhaite, mais une réforme qui s'inscrit dans le cadre du mécanisme actuel par répartition que je veux conserver.
Jamais l'effort de compensation que l'on demande aux retraités vers les actifs suffira à lui seul à compenser les actuels déséquilibres entre retraités et actifs.

Prenons le choix qui serait le plus intéressant pour le gouvernement : celui de l'abattement fiscal des 10 %. Il rapporterait combien ? Environ 5 milliards d'euros. C'est à dire peanuts par rapport aux 370 milliards d'euros par an.

Ce n'est ni très sérieux ni très suffisant. Alors sur quels leviers agir ?

1) Taxer davantage le patrimoine que le travail

2) Revoir de fond en comble la fiscalité des successions. J'ai souvent soulevé la question ici : elle demeure apparemment très taboue. Et pourtant : la grande transmission prévue dans les années qui viennent est estimée à 9000 milliards d'euros. 9000 milliards d'euros ! Pourquoi les hommes politiques n'en parlent pas alors que c'est la solution la plus sérieuse pour en finir une fois pour toutes avec ce conflit de générations fabriqué de toutes pièces pour monter les uns contre les autres ?

POURQUOI ce silence absolu ? J'ai bien ma petite idée... C'est potentiellement explosif parce que ça ne touche pas que les plus riches, ça concerne aussi les millions de français des classes dites "moyennes" .

Et là, c'est une question culturelle très ancrée en France : "on ne touche pas ce que je tiens à transmettre à mes enfants? C'est sacré !" Oui, mais le problème est que l'on va donc créer au moins deux nouvelles générations d'héritiers post boomers, donc de nouvelles inégalités vont se recréer et le conflit entre héritiers et non héritiers va persister.

Bref : on n'est pas près d'en finir avec les "boomers" : les post boomers ne vont pas tarder à prendre le relais.
A ma connaissance, l'imposition des successions va dans le budget de l'état pas dans les caisses de retraite.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 14 septembre 2026 15:39
par jeandu53
Once a écrit : 14 septembre 2026 15:25 Jamais l'effort de compensation que l'on demande aux retraités vers les actifs suffira à lui seul à compenser les actuels déséquilibres entre retraités et actifs.
Vous faites erreur.

Pour rappel, si on se fonde sur cette base de données, on peut effectuer le calcul suivant :
- dans les déciles 6/8, 3,3 millions de retraités gagnent en moyenne 2200 € par mois. Si on retirait à chacun d'eux 200 € par mois, cela génèrerait 7,92 milliards d'euros d'économies ;
- dans les déciles 8/10, 3,3 millions de retraités gagnent en moyenne 3680 € par mois. Si on retirait à chacun d'eux 500 € par mois, cela génèrerait 19,8 milliards d'euros d'économies.
Alors je sais : mettre les retraités à contribution, c'est tabou. Et la droite, qui milite pour la baisse des dépenses publiques, n'en veut pas. N'empêche que, rien qu'en mettant à contribution les 40% de retraités les plus aisés, on peut économiser 27 milliards d'euros...
Prenons le choix qui serait le plus intéressant pour le gouvernement : celui de l'abattement fiscal des 10 %. Il rapporterait combien ? Environ 5 milliards d'euros. C'est à dire peanuts par rapport aux 370 milliards d'euros par an.
5 milliards, qui viennent s'ajouter au 27 milliards évoqués plus haut. On en est à 32 milliards.
Ce n'est ni très sérieux ni très suffisant. Alors sur quels leviers agir ?

1) Taxer davantage le patrimoine que le travail
Oui, mais il faut rester prudent, car le capital finance aussi l'investissement.
2) Revoir de fond en comble la fiscalité des successions. J'ai souvent soulevé la question ici : elle demeure apparemment très taboue. Et pourtant : la grande transmission prévue dans les années qui viennent est estimée à 9000 milliards d'euros. 9000 milliards d'euros ! Pourquoi les hommes politiques n'en parlent pas alors que c'est la solution la plus sérieuse pour en finir une fois pour toutes avec ce conflit de générations fabriqué de toutes pièces pour monter les uns contre les autres ?
Nous sommes d'accord.

Dans la même logique, Papibilou avait aussi évoqué la taxation des assurances-vies.

Je ne sais pas trop combien tout ceci pourrait rapporter, mais quelques milliards assurément.

Le problème est le même que pour les retraites : taxer les successions, c'est impopulaire.
Victor a écrit : 14 septembre 2026 15:35 A ma connaissance, l'imposition des successions va dans le budget de l'état pas dans les caisses de retraite.
On s'en fout, ça n'est qu'un jeu d'écritures. Pour rappel, l’État verse déjà plusieurs dizaines de milliards d'euros par an pour équilibrer les caisses de retraites. Donc il y a déjà une grande porosité entre le budget de l’État et celui des caisses de retraites.
Once a écrit : 14 septembre 2026 14:59 Mais considérez que c'est fait et que ce n'est qu'une première étape. Le problème n'est pas là, en fait. Le problème est de savoir si oui ou non, ils vont être les seuls à devoir fournir un effort. Parce que si ce n'est pas le cas, il y aura une injustice.
Jusqu'à présent, ce sont plutôt les seuls à avoir été dispensés d'efforts. En effet, toutes les réformes de ces dernières années ont consisté à mettre les actifs à contribution (augmentation des cotisations, augmentation de l'âge légal de départ en retraite, augmentation de la durée de cotisation). Les retraités, quant à eux, à part une petite augmentation de la CSG au début de la présidence Macron et une ou deux années de gel des pensions, ont été plutôt bien traités.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 14 septembre 2026 15:46
par Victor
jeandu53 a écrit : 14 septembre 2026 15:39
Victor a écrit : 14 septembre 2026 15:35 A ma connaissance, l'imposition des successions va dans le budget de l'état pas dans les caisses de retraite.
On s'en fout, ça n'est qu'un jeu d'écritures. Pour rappel, l’État verse déjà plusieurs dizaines de milliards d'euros par an pour équilibrer les caisses de retraites. Donc il y a déjà une grande porosité entre le budget de l’État et celui des caisses de retraites.
Non. Il ne faut pas du tout s'en foutre.
Car un système social, ce n'est pas seulement un modèle de dépenses, c'est aussi un modèle de recettes.
Si on change le modèle de recettes, on change de modèle social.

Il faut éviter toute porosité entre le budget de l'état et celui de la SS et des caisses de retraite. Sinon on va faire le reproche à l'état de ne pas en faire assez sur l'éducation, sur les canada d'air, sur la justice, sur les FDO, sur les universités, sur ceci, sur cela, .. Alors qu'il remet au pot des caisses de retraite mal gérées ..

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 14 septembre 2026 15:52
par Victor
jeandu53 a écrit : 14 septembre 2026 15:39 Jusqu'à présent, ce sont plutôt les seuls à avoir été dispensés d'efforts. En effet, toutes les réformes de ces dernières années ont consisté à mettre les actifs à contribution (augmentation des cotisations, augmentation de l'âge légal de départ en retraite, augmentation de la durée de cotisation). Les retraités, quant à eux, à part une petite augmentation de la CSG au début de la présidence Macron et une ou deux années de gel des pensions, ont été plutôt bien traités.
Le problème c'est que ces retraités sont partis bien trop tôt en retraite.
Alors on fait comment ?
On leur applique une décote ?

Si vous prenez la meilleure machine, la meilleure voiture, mais que vous ne faites pas les maintenances ou les révisions régulièrement, et bien elles vont se dégrader au fil du temps.

C'est la même chose avec un modèle social. Il ne suffit pas d'avoir un bon modèle social à un instant t, il faut aussi avoir la bonne gouvernance qui permet de maintenir ce modèle social et c'est ce qui n'a pas fonctionné en France. Nous n'avons pas su ou pas pu ajuster les paramètres afin de maintenir le système à flot.

La conclusion, c'est qu'il ne faut pas uniquement faire des réformes pour redresser le système aujourd'hui mais il faut aussi comprendre pourquoi nous n'avons pas su gérer correctement en temps et en heure notre système social.

C'est à dire qu'il faut aussi revoir en profondeur la gouvernance de la sécurité sociale.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 14 septembre 2026 18:43
par papibilou
Victor a écrit : 14 septembre 2026 15:09
Once a écrit : 14 septembre 2026 14:59

Mais considérez que c'est fait et que ce n'est qu'une première étape. Le problème n'est pas là, en fait. Le problème est de savoir si oui ou non, ils vont être les seuls à devoir fournir un effort. Parce que si ce n'est pas le cas, il y aura une injustice.
Ce n'est pas une question de justice ou d'injustice mais de bonne gestion.
La gauche a reculé l'âge de départ à 60 ans en 1981 (alors que l'on savait déjà à cette époque que cela poserait assez rapidement un problème) et depuis personne n'ose vraiment revenir en arrière.
On est péniblement revenu à 62 ans .. alors que nos voisins européens sont à 65, 66 ou encore 67 ans.

Il faut vite revenir à 65 ans (par décret) et enfin corriger l'énorme bug de 1981.
L'erreur n'est pas d'être passé à 60 ans mais de n'avoir pas prévu d'augmenter l'âge de départ en fonction de la progression de l'espérance de vie. On vit 10 ans plus vieux qu'en 1981.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 14 septembre 2026 18:59
par Victor
papibilou a écrit : 14 septembre 2026 18:43
Victor a écrit : 14 septembre 2026 15:09
Ce n'est pas une question de justice ou d'injustice mais de bonne gestion.
La gauche a reculé l'âge de départ à 60 ans en 1981 (alors que l'on savait déjà à cette époque que cela poserait assez rapidement un problème) et depuis personne n'ose vraiment revenir en arrière.
On est péniblement revenu à 62 ans .. alors que nos voisins européens sont à 65, 66 ou encore 67 ans.

Il faut vite revenir à 65 ans (par décret) et enfin corriger l'énorme bug de 1981.
L'erreur n'est pas d'être passé à 60 ans mais de n'avoir pas prévu d'augmenter l'âge de départ en fonction de la progression de l'espérance de vie. On vit 10 ans plus vieux qu'en 1981.
Cela revient à dire que le problème c'est d'abord et avant tout un problème de gouvernance.
Avec un mode de gouvernance "syndicale" c'est à dire à la mode "on ne revient pas sur un acquis social" et bien c'est mort.
Une fois passé à 60 ans, c'est un "acquis social", on ne touche plus.
C'est pour cette raison que notre problème est avant tout un problème de gouvernance.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 14 septembre 2026 20:12
par UBUROI
papibilou a écrit : 14 septembre 2026 13:12
Victor a écrit : 14 septembre 2026 11:55
La baisse des pensions ne peut pas être LA solution unique au problème.
On va commencer par les pensions, par exemple supérieures à 3000, puis ce sera 2500, puis de 2000, etc.
Et on ira jusqu'à considérer qu'une pension de 1500 euros, c'est trop.
La baisse des pensions ne peut être qu'une solution de court terme pour limiter le déficit mais pas pour reconstruire un système de retraite fiable et qui, justement, redonne confiance aux plus jeunes actifs.

Et puis les boomers ont souvent eux aussi travaillé et cotisé pendant toute leur carrière et ainsi financé la retraite des générations précédentes.

Montrez du doigt les boomers, c'est trouver des boucs émissaires faciles, c'est du populisme de bas étage, c'est bête, c'est con. Cela ne vous grandit pas Jeandu53.
D'abord vous supputez gratuitement sur les montants des pensions touchées. Ensuite si vous touchez 3000 euros de pension par mois, ça veut dire que vous avez sans doute eu un emploi de cadre et que vos salaires vous ont permis d'économiser, d'investir et que vous êtes probablement propriétaire. Enfin, si avec ça vous rechignez à contribuer à baisser le coût des retraites c'est que vous vous débrouillez mal ou que vous êtes particulièrement radin et surtout que vous ne vous rendez pas compte que le pays est au bord du gouffre.
3 000€ de retraite... concerne des cadres qui pendant 25 ans ont perçu un salaire moyen actualisé de 5 400 € à 5 800 € brut mensuel, en ayant validé une carrière complète au taux plein. Dans le privé ce sont des RAF, des notaires salariés par exemple, des ingénieurs dans les secteurs de l'énergie, ingénieur senior et directeur de travaux ou chef de projet BTP, cadres de direction, directeurs marketing ou ressources humaines (RH) dans de grandes structures.
Ils font partie des 10% des salariés les mieux rémunérés.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 14 septembre 2026 21:18
par lepicard
UBUROI a écrit : 14 septembre 2026 20:12
papibilou a écrit : 14 septembre 2026 13:12
D'abord vous supputez gratuitement sur les montants des pensions touchées. Ensuite si vous touchez 3000 euros de pension par mois, ça veut dire que vous avez sans doute eu un emploi de cadre et que vos salaires vous ont permis d'économiser, d'investir et que vous êtes probablement propriétaire. Enfin, si avec ça vous rechignez à contribuer à baisser le coût des retraites c'est que vous vous débrouillez mal ou que vous êtes particulièrement radin et surtout que vous ne vous rendez pas compte que le pays est au bord du gouffre.
3 000€ de retraite... concerne des cadres qui pendant 25 ans ont perçu un salaire moyen actualisé de 5 400 € à 5 800 € brut mensuel, en ayant validé une carrière complète au taux plein. Dans le privé ce sont des RAF, des notaires salariés par exemple, des ingénieurs dans les secteurs de l'énergie, ingénieur senior et directeur de travaux ou chef de projet BTP, cadres de direction, directeurs marketing ou ressources humaines (RH) dans de grandes structures.
Ils font partie des 10% des salariés les mieux rémunérés.
de plus ,ces professions ont accès plus facilement à des "plans financiers" nettement plus rentables que le livret A du prolo , le prolo n'est pas toujours "informé"

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 15 septembre 2026 08:35
par Once
jeandu53 a écrit : 14 septembre 2026 15:39
Once a écrit : 14 septembre 2026 15:25 Jamais l'effort de compensation que l'on demande aux retraités vers les actifs suffira à lui seul à compenser les actuels déséquilibres entre retraités et actifs.
Vous faites erreur.

Pour rappel, si on se fonde sur cette base de données, on peut effectuer le calcul suivant :
- dans les déciles 6/8, 3,3 millions de retraités gagnent en moyenne 2200 € par mois. Si on retirait à chacun d'eux 200 € par mois, cela génèrerait 7,92 milliards d'euros d'économies ;
- dans les déciles 8/10, 3,3 millions de retraités gagnent en moyenne 3680 € par mois. Si on retirait à chacun d'eux 500 € par mois, cela génèrerait 19,8 milliards d'euros d'économies.
Alors je sais : mettre les retraités à contribution, c'est tabou. Et la droite, qui milite pour la baisse des dépenses publiques, n'en veut pas. N'empêche que, rien qu'en mettant à contribution les 40% de retraités les plus aisés, on peut économiser 27 milliards d'euros...
Non, je ne fais pas erreur : à mon avis, compte tenu des urgences actuelles, ces quelques milliards d'économies risquent juste de servir à boucher quelques trous du budget de l'Etat mais en quoi moi je vais-je retrouver dans ma poche d'actif ? En quoi une mesure dite de justice va t elle améliorer mon salaire d'actif ? On ne le sait pas. La question qui se pose est : qu’est ce que l’État va faire au juste des sommes économisées ? Y aura t il un fléchage de ces sommes ? Vers quoi ? Si l’État décide de baisser les prélèvements sur le travail, oui il y aurait une incidence sur mon salaire : mais est-ce si sûr compte tenu de la situation budgétaire catastrophique de l’état ? J’en doute fortement.

jeandu53 a écrit : 14 septembre 2026 15:39
Nous sommes d'accord.

Dans la même logique, Papibilou avait aussi évoqué la taxation des assurances-vies.

Je ne sais pas trop combien tout ceci pourrait rapporter, mais quelques milliards assurément.
Pas suffisamment, je crois. Bon, attention : il ne faudrait pas toucher aux transmissions ordinaires (ex : 100 000 € par parent et par enfant ) mais durcir les très grosses assurances vie. Comment ? Par exemple en réduisant les niches fiscales de transmissions des très gros patrimoines (ex : les démembrements etc...à


Il y aurait quelque chose à faire aussi du côté du Pacte Dutreil en ciblant les très grosses transmissions mais aussi les montages patrimoniaux qui utilisent ce pacte comme un simple outil de transmission.

jeandu53 a écrit : 14 septembre 2026 15:39 Jusqu'à présent, ce sont plutôt les seuls à avoir été dispensés d'efforts. En effet, toutes les réformes de ces dernières années ont consisté à mettre les actifs à contribution (augmentation des cotisations, augmentation de l'âge légal de départ en retraite, augmentation de la durée de cotisation). Les retraités, quant à eux, à part une petite augmentation de la CSG au début de la présidence Macron et une ou deux années de gel des pensions, ont été plutôt bien traités.

1) La désindexation des retraites (et/ou la suppression de l’abattement) , à mon avis , n’est que du bricolage à courte vue : opposer les générations n’est pas une bonne chose non plus et si les économies effectuées ne servent qu’à boucher quelques trous, ma foi, ce sera insuffisant.

2) D’autres pistes doivent être étudiées qui seraient plus rentables à mon avis même si elle s’inscrivent sur un plus long terme. Par exemple, taxer la transmission de patrimoine pas seulement au moment de la transmission initiale mais sur les générations suivantes qui en bénéficient (petits enfants/ arrière petits enfants) pour limiter l’effet des générations post boomers.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 15 septembre 2026 09:57
par papibilou
Once a écrit : 15 septembre 2026 08:35
En quoi une mesure dite de justice va t elle améliorer mon salaire d'actif ? On ne le sait pas. La question qui se pose est : qu’est ce que l’État va faire au juste des sommes économisées ? Y aura t il un fléchage de ces sommes ?

Dans la même logique, Papibilou avait aussi évoqué la taxation des assurances-vies.

Je ne sais pas trop combien tout ceci pourrait rapporter, mais quelques milliards assurément.

Il y aurait quelque chose à faire aussi du côté du Pacte Dutreil en ciblant les très grosses transmissions mais aussi les montages patrimoniaux qui utilisent ce pacte comme un simple outil de transmission.


1) La désindexation des retraites (et/ou la suppression de l’abattement) , à mon avis , n’est que du bricolage à courte vue : opposer les générations n’est pas une bonne chose non plus et si les économies effectuées ne servent qu’à boucher quelques trous, ma foi, ce sera insuffisant.

2) D’autres pistes doivent être étudiées qui seraient plus rentables à mon avis même si elle s’inscrivent sur un plus long terme. Par exemple, taxer la transmission de patrimoine pas seulement au moment de la transmission initiale mais sur les générations suivantes qui en bénéficient (petits enfants/ arrière petits enfants) pour limiter l’effet des générations post boomers.
Si on ne se rend pas compte des difficultés financières du pays, on ne comprend pas les mesures qui doivent être prises.
Toutes les économies que l'on peut réaliser et ajoutons y les taxations supplémentaires devront servir à combler le déficit de l'état, pas à améliorer le sort des actifs ou de telle catégorie de personnes. Au contraire, tous ceux qui peuvent y contribuer devront accepter de le faire pour sauver le pays de la faillite.
Taxer les assurances vies c'est taxer les héritages et les taxer de par exemple 10% c'est faire rentrer 216 milliards dans les caisses. Répartis sur par exemple 15 ans c'est 14 milliards par an.
Taxer le reste de l'héritage est une piste mais à manier avec précaution car les français y sont très hostiles.
Mais arrêtons de taxer et encore taxer. Réduisons les dépenses.
La désindexation des retraites c'est une décision qui se répercute sur toutes les années à venir. Et c'est une réduction de dépense.
Réduire les aides aux entreprises est aussi une réduction de dépenses. Les réduire de 25% rapporterait 50 milliards par an.
Et il y en a bien d'autres.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 15 septembre 2026 10:06
par Victor
Quelques éléments de réflexion.

1 - Compte tenu de la baisse de la natalité et de l'allongement de la durée de la vie, il faut arrêter de se raconter des histoires, la retraite par répartition n'est plus possible, il faut passer à la retraite par capitalisation.
De plus la retraite par capitalisation a l'avantage de ne pas opposer les générations. Chaque génération cotise pour elle-même.

2 - Compte tenu de la gestion catastrophique des différentes caisses de la sécurité sociale, je suis convaincu qu'il faut arrêter de mettre des énièmes rustines sur ce système social et qu'il est temps de stopper les frais et de mettre au rebut cette sécurité sociale conçue en 1945 dans une France qui n'a plus rien à voir avec la France actuelle.

3 - En conséquence et compte tenu que nous avons de belles sociétés d'assurance françaises et tout un réseau mutualiste, la meilleure option serait de confier les retraites et les autres assurances sociales (maladie, chômage) à ces assurances et à ces mutuelles.

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 15 septembre 2026 12:07
par djep
Victor a écrit : 15 septembre 2026 10:06 Quelques éléments de réflexion.

1 - Compte tenu de la baisse de la natalité et de l'allongement de la durée de la vie, il faut arrêter de se raconter des histoires, la retraite par répartition n'est plus possible, il faut passer à la retraite par capitalisation.
De plus la retraite par capitalisation a l'avantage de ne pas opposer les générations. Chaque génération cotise pour elle-même.

2 - Compte tenu de la gestion catastrophique des différentes caisses de la sécurité sociale, je suis convaincu qu'il faut arrêter de mettre des énièmes rustines sur ce système social et qu'il est temps de stopper les frais et de mettre au rebut cette sécurité sociale conçue en 1945 dans une France qui n'a plus rien à voir avec la France actuelle.

3 - En conséquence et compte tenu que nous avons de belles sociétés d'assurance françaises et tout un réseau mutualiste, la meilleure option serait de confier les retraites et les autres assurances sociales (maladie, chômage) à ces assurances et à ces mutuelles.
Bref, moins de dépenses sociales, moins de soins, moins de services et plus de cotisations et plus de taxes. En fait, avec Macron, nous sommes déjà bien engagé sur cette voie.. :XD:

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Posté : 15 septembre 2026 12:36
par papibilou
djep a écrit : 15 septembre 2026 12:07
Victor a écrit : 15 septembre 2026 10:06 Quelques éléments de réflexion.

1 - Compte tenu de la baisse de la natalité et de l'allongement de la durée de la vie, il faut arrêter de se raconter des histoires, la retraite par répartition n'est plus possible, il faut passer à la retraite par capitalisation.
De plus la retraite par capitalisation a l'avantage de ne pas opposer les générations. Chaque génération cotise pour elle-même.

2 - Compte tenu de la gestion catastrophique des différentes caisses de la sécurité sociale, je suis convaincu qu'il faut arrêter de mettre des énièmes rustines sur ce système social et qu'il est temps de stopper les frais et de mettre au rebut cette sécurité sociale conçue en 1945 dans une France qui n'a plus rien à voir avec la France actuelle.

3 - En conséquence et compte tenu que nous avons de belles sociétés d'assurance françaises et tout un réseau mutualiste, la meilleure option serait de confier les retraites et les autres assurances sociales (maladie, chômage) à ces assurances et à ces mutuelles.
Bref, moins de dépenses sociales, moins de soins, moins de services et plus de cotisations et plus de taxes. En fait, avec Macron, nous sommes déjà bien engagé sur cette voie.. :XD:
Faux. Vous avez besoin d'aides auditives qui étaient extrêmement chères ( entre 2000 et 3000 euros), c'est gratuit. Vous avez besoin d'une couronne dentaire qui coûtait souvent plus de 500 euros, c'est gratuit. Etc... Macron a fait progresser les aides aux soins,, mais, le problème est qu'il a fait progresser sans avoir les moyens financiers de le faire.