Once a écrit : 13 septembre 2026 15:35
Cépajuste a écrit : 12 septembre 2026 13:52
Ce mépris a aussi marqué la politique de Macron vis-à-vis des gilets jaunes, et le résultat fut catastrophique.
Il ne faut jamais mépriser un mouvement populaire d'envergure.
Je partage. Je ne suis pas gilet jaune, je n'ai suivi leur mouvement que de loin mais je ne comprends pas le mépris de classe que ce mouvement semble inspirer à certains ici. Ce mouvement est né de la base, il a nécessairement eu sa raison d'exister, une vraie raison, il a surpris tout le monde, et même s'il a pu évoluer comme il a évolué et dont on peut toujours discuter, la répression a été assez violente parfois : ce qui est très significatif de la peur du peuple de la part d'un système dominant.
Ce qui me paraît important c'est d'essayer de comprendre les origines et les causes de ce mouvement. Mais ce que je trouve désolant c'est de devoir constater le fossé qui s'est creusé entre toute une classe moyenne bourgeoise qui s'en tire plutôt bien et qui est incapable de comprendre autrement que par le mépris que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne qu'elle.
Je partage évidemment vos propos, Once.
Vous êtes un des rares ici à savoir analyser sans tomber dans des jugements radicaux.
On peut être pour ou contre ce mouvement, se dire que oui, il a peut-être été récupéré par des partis politiques, que la violence s'y est vite invitée, hélas....
On peut se dire que rien n'arrive par hasard, spontanément et que forcément y a des gens derrière tout ça à la manœuvre...
Je ne dirais pas le contraire.
Mais sur le fond de l'affaire, que faut il en retenir ?
Un raz le bol fiscal, des fins de mois difficiles et un sentiment d'abandon surtout hors des grandes agglomérations où la voiture est indispensable.
L'instauration d'un contrôle plus sévère et régulier des citoyens sur les élus.
Le pouvoir y a répondu partiellement par l'ouverture de cahiers de doléances dans les mairies et en renonçant à des taxes supplémentaires sur les carburants....
Je passe sur l'aspect violence qui a marqué le mouvement et dont les médias se sont fait l'écho.
Ce mouvement a été suivi dans le monde entier mais sans structure il a vite montré ses limites.
Qu'en est il aujourd'hui ?
Face à des augmentations récurrentes du prix de l'énergie, à une dette abyssale, à des déficits records, un chômage en hausse et un horizon incertain avec les élections présidentielles, il ne serait pas surprenant que ce mouvement renaisse de ses cendres sous une autre forme et surtout sans violence.
Nous verrons bien qui se cache derrière tout ça.
Mais une chose est sûre, il va falloir engager des réformes structurelles, gilets jaunes ou pas.