Jiimmy a écrit : 11 décembre 2020 20:04
Le journal américain a mis à l'honneur la soeur d'Adama Traoré, un jeune homme noir de 24 ans décédé après son arrestation en 2016, dans un numéro consacré aux personnalités qui ont fait l'actualité en 2020.
«C'est un honneur que me fait le Time, une consécration pour le combat que l'on mène depuis la mort de mon petit frère», a réagi Assa Traoré, qui a rassemblé début juin, avec le comité «La vérité pour Adama», des milliers de personnes à Paris et des centaines d'autres partout en France.
voila ce qu' est devenu la presse outre atlantique
L' un des articles les plus ubuesques vient du Washinton Post ( le temps de la direction époque Watergate est révulu , voici ce qu' avait posté Karen Attiah Rédactrice en chef du Washington Post
en VO sur Le Point
e VF sur HuffintonPost ci joint
INTERNATIONAL
22/11/2020 16:35 CET
Une fake news sur des numéros attribués aux enfants musulmans déclenche un tollé
Une journaliste du Washington Post a laissé entendre que le gouvernement français entendait donner des numéros d'identification aux enfants musulmans. Elle a finalement supprimé son message.
"Revient Bob , il sont devenus fous "
Médias : ces « woke » qui caricaturent la France
Dans la presse anglo-saxonne, une nouvelle génération de journalistes militants combat le modèle universaliste français. Par Saïd Mahrane, Clément Pétreault, Julien Peyron, Laetitia Strauch-Bonart et Hélène Vissière
Publié le 11/12/2020 à 09:30 | Le Point
A l'unisson. Du << Washington Post >> au << New York Times >>, les editoriaux ciblent la France comme terrain d'observation de << l'oppression >> des minorites.
Fallait-il parler aux Américains, le faire les yeux dans les yeux, comme il l’a fait en octobre, sur Al-Jazira, pour apaiser la « rue musulmane » ? Après l’attentat contre Samuel Paty, Emmanuel Macron a songé – avant d’y renoncer – à accorder un entretien à un grand média des États-Unis, qui lui aurait permis d’expliquer à ces Américains « woke » (en état d’éveil face aux injustices) la liberté de culte à la française. Car ces dernières semaines, en feuilletant la presse anglo-saxonne, et en particulier le New York Times, le président a constaté que la solidarité qui prévalait après les attentats de 2015 avait disparu. Et que, plus grave encore, la relation élémentaire des faits avait laissé place à l’accusation, à une sorte d’inversion de la charge.
La fautive ? La laïcité, qui permet la caricature du prophète Mahomet et imposerait aux musulmans de renoncer à certains aspects de leurs pratiques religieuses. Partant, pour quelques journalistes de la côte Est américaine, ce lien de causalité expliquerait l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine.
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Démocratie illibérale. Le New York Times, qui ne publie plus de caricatures politiques depuis une polémique à propos d’un « cartoon » jugé antisémite, semble désormais accorder à la France un traitement particulier… Le 23 novembre, le journal a publié un article indigné sur l’arrestation de collégiens qui ont justifié l’assassinat de Samuel Paty. Le 25, un autre sur la dispersion de migrants place de la République. Le 26, un papier d’analyse sur le « virage à droite » de Macron. Le 27, un quatrième sur l’article 24 de la loi sécurité globale. Et, à chaque fois, cette même impression : la France serait devenue une démocratie illibérale, où la police céderait à l’abus de pouvoir. Macron n’est certes pas Justin Trudeau, mais il n’est pas Viktor Orban. « Macron parle de ce qu’il considère comme une couverture négative, mais on a le droit d’écrire des articles négatifs sur un pays », plaide Shadi Hamid, spécialiste américain de l’islam et chercheur au think tank Brookings Institution. « Les États-Unis se font critiquer tout le temps. Quand un journal français nous attaque, on ne le prend pas de manière personnelle ou comme un affront à notre identité. »
Reste que cette manière militante de pratiquer le journalisme a été théorisée en 2016. Lors de la campagne présidentielle, tandis que le candidat Trump multipliait les provocations, le responsable média du NYT, Jim Rutenberg, a écrit un article qui appelait la profession à s’interroger sur son traitement de l’actualité. Trump est à ce point « dangereux », écrit-il, qu’une approche objective serait contre-productive. Depuis lors, les pages « Opinions » et les articles des rubriques se confondent parfois. Du NYT au Washington Post – dont Karen Attiah, qui avait prétendu, à tort, que la France avait pour projet de « numéroter » les élèves musulmans, est la rédactrice en chef des pages Opinions –, de The Atlantic à Newsweek, le même sort semble réservé à la France, nouveau terrain d’observation de « l’oppression » des minorités. « Le président Emmanuel Macron et son gouvernement ont réagi au meurtre [de Samuel Paty] en proclamant leur soutien à la liberté d’expression. Mais ils ont également doublé leur campagne d’un dénigrement perpétuel des musulmans français et lancé leur propre attaque contre la liberté d’expression », ose dans Newsweek Marco Perolini, un représentant Europe d’Amnesty International.
Persiste et signe. Pour Karen Attiah, la rédactrice en chef des pages Opinions du « Washington Post », le gouvernement français alimenterait « l’islamophobie ».
Élite. « Si les États-Unis en général ne se préoccupent guère de la France, les médias américains s’en soucient énormément, certains pensant sincèrement que ce pays oppresse les Noirs et les musulmans, analyse l’écrivain américain Thomas Chatterton Williams. La France est donc devenue un lieu stratégique dans cette bataille internationale identitaire, d’autant que Macron exprime clairement à quel point il ne veut pas du modèle multiculturel américain. » Une observation qui fait dire au philosophe Pascal Bruckner que « la France est le grand concurrent des États-Unis en matière de prétention à l’universel, d’où l’opposition entre les deux modèles ».
Mais qui sont donc ces leaders d’opinion qui opposent à l’universalisme français une approche, en réalité, plus identitariste et individualiste que multiculturaliste ? Si on devait leur emprunter leur taxinomie raciale, on dirait qu’ils sont majoritairement blancs, comme l’indique une étude du Pew Research Center, selon laquelle les trois quarts des journalistes américains sont « white ». Blancs, donc, privilégiés et issus des mêmes écoles. En 2018, des chercheurs du magazine Psychology Today ont étudié la formation de 2 000 employés du NYT et du Wall Street Journal. Il apparaît que la plupart ont fait Harvard, Yale, le MIT, Princeton et Stanford.
Une des nouvelles coqueluches de cette élite identitaire américaine est Ibram X. Kendi, 38 ans. Son livre, How to Be an Antiracist, une histoire du racisme accompagnée de recommandations pour le combattre, est en tête des ventes aux États-Unis. On lui doit également un album pour enfants de 0 à 3 ans dédié à la couleur de la peau… Fondateur et directeur du centre de recherche sur l’antiracisme de l’American University de Washington, il vient de rejoindre la Boston University pour y créer un nouveau centre d’études sur l’antiracisme.
Chef de file. Ibram X. Kendi, fondateur du centre de recherche sur l’antiracisme de l’American University de Washington et chargé de créer l’équivalent à la Boston University, vient de publier « How to Be an Antiracist », en tête des