AAAgora a écrit : 10 décembre 2020 18:07
Pas d'accord du tout.
On parle ici de médicaments utilisés depuis longtemps.
Un médecin qui traite un premier patient et qu'il obtient un résultats clinique positif, que va-t-il faire pour les autres ?
Dommage que vous n'ayez pas consulté la vidéo-documentaire que je vous ai adressé.
En première partie ce sont des médecins qui parlent de leurs expériences au début de l'épidémie.
J'ai une question à vous poser. L'épidémie arrive, les patients, de plus en plus nombreux, ont les premiers symptômes (je ne parle pas des asymptomatiques), que fait-on ?
Que doivent faire les scientifiques et les médecins ?
Comment un médecin qui traite un patient d'une maladie largement inconnue peut-il savoir que son traitement était plus efficace que pas de traitement ? Surtout pour cette maladie, dont les symptômes vont de rien à décès.
Et oui, les médecins peuvent tenter des trucs. Mais l'analyse d'un médecin, testant un remède auquel il croit, sur l'état de ses patients par rapport à une maladie dont on connait mal l'évolution c'est un niveau de preuve tout pourri :
- si le médecin souhaite que son remède fonctionne alors son jugement sera biaisé, il analysera le traitement avec un à priori favorable. L'esprit humain n'est pas fait pour être objectif, et il ne l'est pas, même avec la meilleure volonté du monde.
- le médicament peut ne pas être efficace, mais le fait d'en donner peut avoir un effet placébo
- les patients hospitalisés ne reçoivent pas aucun traitement, et leur prise en charge hospitalière seule peut les faire aller mieux
- comment savoir si le patient va mieux grâce au traitement, ou juste par l'évolution naturelle de la maladie ?
Donc oui, c'est bien de tester des pistes te traitement, d'avoir de nouvelles idées, des retours d'expérience, même très biaisées. Mais ensuite il faut faire de vraies études rationnelles, pour éliminer tous ces biais et avoir une réponse qui colle au maximum avec la question qu'on se pose.