Re: Cour de justice e l'UE : le "tourisme social"
Posté : 11 novembre 2014 23:15
Pourquoi est-ce qu'on travaille ? Parce qu'on a pas d'autre choix, qu'on doit toucher un salaire pour vivre convenablement. On peut aimer son travail, on peut trouver un certain plaisir à le pratiquer (c'est mon cas) mais la motivation principale reste l'argent. Si demain on me verse mon salaire sans condition, j'arrête de bosser et je profite de mon temps à ma guise. Et on ne peut pas en vouloir à des gens qui font un travail pénible ou abrutissant de ne trouver aucun plaisir à l'accomplir et de rejeter la notion de "valeur" liée au travail. On bosse avant tout pour survivre, point.
Si je compare la situation actuelle à celle du régime féodale, ce n'est évidemment pas pour dire que les conditions de vie sont identiques : fort heureusement, grâce aux progrès scientifiques et sociétaux on ne meurt plus de faim en France et on vit presque tous dans un certain confort. Par contre la distinction entre travailleurs et rentiers existe toujours bel et bien. De surcroît, on doit subir une propagande que j'ai vraiment de plus en plus de mal à supporter, et qui veut nous faire croire que chacun est responsable individuellement de son sort, indépendamment de tout contexte extérieur. En gros, les plus mal lotis n'ont que ce qu'ils méritent, ce sont des "fainéants", des "assistés". Qu'ils n'aient pas eu la chance d'hériter de papa et maman, l'opportunité de faire des études parce qu'ils ont du subvenir à leurs besoins très jeunes, la possibilité de faire appel à un "réseau" pour se faire une place, tout cela est passé sous silence ou relégué à l'arrière-plan. Non, s'ils en sont là, c'est de leur faute, et ils devraient avoir honte et se couvrir la tête de cendres d'être ainsi à la charge de la société ! En revanche, ceux qui comme ton ami rentier vivent confortablement grâce aux loyers perçus sur le travail des autres, ceux-là sont exemplaires bien qu'ils n'aient jamais fourni le moindre boulot de leur vie : rendez-vous compte, ils vont jusqu'à entretenir la maison de leurs locataires, payer des impôts et même entretenir la mémoire familiale à travers la maison de leurs aïeux ! (que tout le monde n'a pas la chance de posséder !) Voilà de vrais modèles, de bons citoyens !
Voilà, c'est cela que je dénonce. L'hypocrisie qui veut nous faire avaler que le travail a une valeur en soi, que chacun est responsable de A à Z de son sort.
Si je compare la situation actuelle à celle du régime féodale, ce n'est évidemment pas pour dire que les conditions de vie sont identiques : fort heureusement, grâce aux progrès scientifiques et sociétaux on ne meurt plus de faim en France et on vit presque tous dans un certain confort. Par contre la distinction entre travailleurs et rentiers existe toujours bel et bien. De surcroît, on doit subir une propagande que j'ai vraiment de plus en plus de mal à supporter, et qui veut nous faire croire que chacun est responsable individuellement de son sort, indépendamment de tout contexte extérieur. En gros, les plus mal lotis n'ont que ce qu'ils méritent, ce sont des "fainéants", des "assistés". Qu'ils n'aient pas eu la chance d'hériter de papa et maman, l'opportunité de faire des études parce qu'ils ont du subvenir à leurs besoins très jeunes, la possibilité de faire appel à un "réseau" pour se faire une place, tout cela est passé sous silence ou relégué à l'arrière-plan. Non, s'ils en sont là, c'est de leur faute, et ils devraient avoir honte et se couvrir la tête de cendres d'être ainsi à la charge de la société ! En revanche, ceux qui comme ton ami rentier vivent confortablement grâce aux loyers perçus sur le travail des autres, ceux-là sont exemplaires bien qu'ils n'aient jamais fourni le moindre boulot de leur vie : rendez-vous compte, ils vont jusqu'à entretenir la maison de leurs locataires, payer des impôts et même entretenir la mémoire familiale à travers la maison de leurs aïeux ! (que tout le monde n'a pas la chance de posséder !) Voilà de vrais modèles, de bons citoyens !
Voilà, c'est cela que je dénonce. L'hypocrisie qui veut nous faire avaler que le travail a une valeur en soi, que chacun est responsable de A à Z de son sort.