gare au gorille a écrit : Moriarty a écrit :
"La violence est le langage de la brute"; il me semble que ça vient de Gandhi.Je partage totalement.
Je partage aussi la pensée de Gandhi bien sur. Mais je suis persuadé qu'à une certaine époque la violence était une arme indispensable à la survie. J'imagine mal à l'âge de pierre un homme des caverne dénué du sentiment de violence. Je veux simplement dire qu'à une certaine époque l'homme n'a pu exister et survivre que par la violence qu'il avait en lui.
J'imagine que l'homme d'aujourd'hui est constitué d'héritage, et je pense que quelque part une part de violence est restée en nous et qu'il suffit parfois de quelques étincelles pour que nous retrouvions nos vieux démons.
Je n'approuve pas la violence, mais j'imagine qu'elle restera encore pas mal de temps enfouie dans nos gènes.
Définition du mot gène: Elément du chromosome, conditionnant la transmission et la manifestation d'un caractère héréditaire.
Il y a toujours et toujours eu chez l'homme deux états opposés; la "nature" et la "culture" ....depuis que l'homme est social en tous les cas.
Le but de la culture étant de réduire notre part de nature. A ce titre, l'éducation peut être conçue comme l'action de cette culture sur notre nature.
Rousseau dans le contrat social voyait dans le processus de socialisation de l'homme un processus d'acculturation, il opposait l'homme aliéné social au "bon sauvage"....plus capable d'adaptation, plus indépendant ...mais bon, c'était l'époque du retour à la nature...mais il ne faut pas perdre de vue non plus ce point de critique de l'homme social.
L'homme était-il plus violent aux époques instables de notre histoire? pas certain, tout dépend de ce qu'on définit dans le terme "violence", qu'il ne faut pas confondre avec "sentiment à la violence".
Plus une société est évoluée (enfants qui vont à l'école jusque 16 ans ), moins elle est violente et plus le sentiment à la violence est fort, à tel point que l'impression ressentie penche sur la cristallisation des violences inacceptables et à considérer que c'est "plus violent qu'avant".
Au XIXe dans Paris, le soir tout seul .....ce n'était pas garanti, les "apaches " rodaient. On sort le soir dans Paris en 2018 sans problème.
Il y a eu une nette évolution, et dans le même temps, les enfants sont allés de plus en plus tard à l'école, les deux évolutions sont concomitantes.
Donc pour l'homme social, le processus qui apporte la culture est fondamental, il permet de s'adapter à la société; la loi de la jungle du bon sauvage fait place aux droits et aux devoirs, il faut intégrer nos valeurs.
Ben voilà le hic ....la coté nature de l'homme se trouve souvent refoulé ....et il revient se manifester parfois violemment chez ceux qui ne peuvent contrôler le "retour du refoulé "(c'est freudien)....Ceux qui ne se maitrisent pas.
Et ceux qui ne maitrisent pas le retour du refoulé sont ceux chez qui le processus de culture a été défaillant, ou stoppé trop tôt.