Re: Macron serait épuisé.
Posté : 29 décembre 2018 01:23
c'est intéressant ... je retiens ça en particulier :UBUROI a écrit :Un désintox sans doute orienté mais qu'il faut lire:les seuls responsables de cette situation sont les sinistres individus qui ont décidé il y a 45 ans de privilégier les intérêts privés des marchés financiers au détriment des intérêts nationaux, et tous ceux qui ont sciemment entretenu le mensonge depuis ...
https://www.soverain.fr/la-loi-de-1973- ... lications/
Pour autant, la France est actuellement endettée à hauteur de 100% de son PIB, soit 2.500 Mds d’euros environ et nous avons payé depuis 40 ans 1.400 Mds d’euros d’intérêts. Ces deux faits sont en eux-mêmes révoltants et liés à une mauvaise gestion des finances publiques, notamment en 2007 quand nous avons injecté 500 Mds d’euros dans le système bancaire, ou quand l’Etat prête aux banques moyennant des taux d’intérêts plus faibles que les taux qu’elles pratiquent elles-mêmes lorsqu’elles prêtent à l’Etat, ou quand l’Etat fait un CICE à 40 Mds qui ne sert à rien, ou quand on atteint 100 Mds d’euros de niches fiscales en 2018 et 100 Mds d’euros d’évasion fiscale.
La pire erreur, la plus coûteuse et la plus décisive, fut celle de 1983, lorsque François Mitterrand maintint le franc dans le SME (Système monétaire européen) forçant ainsi un blocage des salaires, des prix, à un maintien d’un haut taux de chômage et de désindustrialisation. A partir de là, l’économie française n’a eu de cesse de stagner ou de régresser à cause de la compétitivité de l’Allemagne de l’Ouest qui nous vampirisait avec le SME, portant de fait un coup sur les finances publiques aussi puisque le chômage de masse et la contraction budgétaire n’ont pas concurru à une relance de l’activité et donc des hausses de recettes pour l’Etat.
Le choc pétrolier de 1973 n'a été qu'un facteur de dégradation ponctuelle des comptes publics qui pèse pour environ 20 milliards sur la dette ... on le voit là :
http://comptespublics.fr/article/tag/ch ... -la-dette/
la dette plafonne a 400 milliards dans les années 80-90, alors que la charge d'intérêts passe de 10 milliards à environ 40 milliards (taux d'intérêts très élevés à cette période, jusqu'à 15% sur certaines années)
le déficit, quasi nul jusqu'en 1974, a bien été creusé sur les années 1975-1978 (-20 milliards en cumul) mais résorbé en 1979
en revanche, il passe de -2 milliards (1979) à -31 milliards (1991) , ce qui correspond pile poil à la progression de la charge d'intérêts
et de 1992 à 2008, le déficit moyen est de 50 milliards par an, avec une charge d'intérêts de l'ordre de 40 à 45 milliards par an
ce qui revient à dire que sur cette période encore, la charge d'intérêts explique la quasi totalité des déficits
à partir de 2008, nouveau décrochage lié à la crise qui contribue à enfoncer encore le clou : le déficit cumulé sur cette période a contribué au doublement de la dette (941 milliards) avec une charge d'intérêts d'environ 450 milliards soit près de la moitié ... et encore heureux que les taux sont bas ...
et c'est dans ce contexte qu'on a décidé d'injecter 500 milliards dans le système bancaire ... (no comment)
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
-65,0 -138,9 -137,4 -106,1 -104,0 -86,5 -83,9 -79,7 -79,1 -61,4
les chiffres proviennent de l'Insee (il faut télécharger les données détaillées de 1949 à 2017 pour avoir tout le détail)
https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381402
en conclusion, si l'on devait ne retenir que la part de dette indépendante des manoeuvres douteuses des politiques et de la finance, elle ne serait pas supérieure au quart de la dette actuelle.