toutvenant a écrit : 06 septembre 2020 21:10
Logorrhée verbale qui n'est qu'un chapelet de lieux communs voulant justifier que le monde archaïque, c'est les autres...
La religion ? Les chrétiens purs et durs en France ne sont plus légion. Et je suis même étonné, lorsqu'une autre religion fait le bruit qu'on sait ça et là pour affirmer son existence, que les chrétiens ne se manifestent pas davantage. Les contraires s'attirant naturellement.
Une preuve peut-êtreque l'Islam ne serait finalement qu'une contingence qui a sa place dans la société française en dehors de l'islamisme et le terrorisme qui va avec.
En même temps, on ne peut pas se réclamer d'une culture judéo-chrétienne et cracher sur ce qui a fait le ciment de la société française durant des siècles.
Mais il est vrai que des verrues peuvent émerger pour défendre des valeurs que le bon sens est à même d'accaparer. Sens Commun est une de ces excroissances à but exclusivement politique qui bat le pavé pour s'opposer à une pensée de gauche dite progressiste...
Je suis athée, s'agissant de moi. Les religions, toutes les religions m'indiffèrent.
Le politiquement correct ? Le débat sur la fin de vie est un choix de société qui ne se résume pas en l'occurrence à une pensée unique à laquelle une majorité de Français souscrirait les yeux fermés, sans se poser la question de la mort revendiquée suite à l'incurabilité d'une maladie, alors que seulement 13% de la population a écrit ses directives dans ce sens.
Une loi a été votée sur la sédation profonde avec un cadre qui limite les excès en la matière. Ça me va.
Et en dehors de l'alibi d'une politique pratiquée par des vieux assurant la pérennité d'un vieux monde révolu.
Tu n'exposes-là qu'une arrière pensée idéologique qui fait aujourd'hui les frustrés d'un électorat qui n'ont que des options par défaut pour élire leur président. Mais ils y vont bille en tête, encore que de moine en moins compte tenu du nombre croissant des abstentionnistes.
Je ne parle même pas de ce nouveau monde qui depuis 2017, a pris quelques 15 ans d'un coup pour avoir bien intégré cours accéléré de politicaillerie où une certaine caste, toujours la même, s'accroche encore à des prérogatives que les Français lui a confisqué avec le dégagisme.
Avec une société civile majoritaire au garde-à-vous de jeunes quadras politisés, le doigt sur sur la couture, formant le contigent des godillots de la république.
Politiquement, je ne sui pas de gauche ni de droite. Enfin pas de celles traditionnelles et revisitées qui ont sévi l'une contre l'autre, et maintenant en même temps, l'une avec l'autre.
Et en ce qui concerne le cas Cocq, peut-être que la médecine ne joue pas son rôle en n'appuyant pas son acte selon la prescription de la loi. Je n'en sais rien. Il faut donc s'attaquer à ces médecins qui, parce qu'ils auraient des convictions contraires, se refuseraient au devoir d'abréger la souffrance du malade en ne lui accordant pas le soulagement d'une mort de toute façon assurée, et ce en toute légalité.
Ce qui me heurte, est sa mise en scène d'une souffrance et le scénario d'une mort programmée en direct.
Un président qui a lui seul aurait le droit de vie et de mort sur ses sujets. Et ensuite Facebook...
Nous vivons à l'heure de l'image, de son instantanéité, de l'émotion et du voyeurisme le plus obscène.
Ce n'est pas de cette manière que je conçois la dignité. En tout cas pas avec cette façon de s'indigner.
Ceci dit, Cocq a cette liberté pour lui d'aller en Belgique. Qu'il y aille dans la discrétion. Ce sera son dernier beau combat...