Victor a écrit : 28 avril 2023 11:00
Mais le RSA et les allocations chômage, cela n'a rien à voir.
Vous confondez un système d'assurance sociale pour les salariés avec un système d'assistanat généralisé sans condition.
Ce sont des choses fondamentalement différentes.
Le RSA c'est une garantie. C'est la garantie de ne pas mourir, théoriquement, de faim ou de froid car pouvant disposer d'un revenu permettant d'assurer le minimum parmi les besoins vitaux (se loger et manger un peu notamment). Personne ne vit au RSA, on parle là de situations de survie (sauf pour ceux le cumulant avec du black mais nul doute que cela est ultra marginal). Comment peut-on dépeindre le portrait de personnes heureuses et fortement émancipées qui se la couleraient douce et ce encore + au vu de l'inflation actuelle (c'est sûr qu'on doit vivre comme un nabab avec 500 euros tous les mois).
Cette garantie c'est un progrès. C'est un progrès par rapport à des temps passés ou par rapport à des sociétés n'ayant pas ce niveau de développement et dans lesquelles des personnes meurent chaque jour de leur extrême pauvreté. Au lieu de vous féliciter de la création d'une telle société où chacun peut vivre avec un minimum de dignité, vous souhaiteriez un immense bond en arrière avec une explosion de la pauvreté, des situations économiques dramatiques , de la délinquance, de la criminalité, des bidonvilles. Car en effet le corollaire de ce que vous souhaiteriez voir s'imposer, c'est bien tout ça. + de pauvreté et + de violence. Si vous estimez que la société actuelle est déjà trop violente, alors que dire de ce qui vous attendrez si vos souhaits venaient à se réaliser.
Outre ces aspects là que vous éludez volontairement, peut-on parler de la faisabilité d'un tel système. Il est déjà effectif que les contrôles (car la personne bénéficiant du RSA n'est pas dépourvue d'obligations) des situations sont déjà quasi inexistants faute de moyens. En conséquence, les choses ne fonctionnant déjà pas actuellement, comment voulez-vous conduire un camion si vous n'arrivez même pas à apprendre à conduire correctement une voiture. Comment allez-vous créer les moyens permettant une telle évolution du dispositif ?
Combien de centaines de milliers de fonctionnaires vont devoir être embauchés pour nouer les partenariats, définir les tâches, s'occuper de la paperasse, assurer le suivi des formations, les présence, faire les assistants sociaux entre employeurs et "bénévoles" pour régler les conflts, effectuer les comptes-rendu, assurer les contrôles, définir les sanctions, les faire appliquer etc....
Une telle mesure est bien évidemment inapplicable et coûterait probablement + cher qu'elle ne rapporterait. De toutes façons, tous les Français en âge de travailler ne peuvent pas le faire. D'une part parce qu'il n'y a pas assez d'emplois pour tous (peut-être faudrait-il réduire le temps de travail des gens afin de créer de nouveaux emplois). D'autre part, parce qu'une partie des Français n'est pas apte à travailler. Combien de gens n'ont pas les facultés pour le faire. On appelle cela de manière péjorative des "cas-sociaux" mais c'est une réalité. Des gens ne sont tout simplement pas aptes à s'insérer professionnellement. On aurait beau les menacer de pendaison que cela ne changerait rien. Ceux-ci ne pourraient rien produire de bon et ils coûteraient + cher aux entreprises qu'ils ne rapporteraient.
Donc au lieu de généraliser de manière totalement stupide en mettant tout le monde dans le même sac, il faudrait peut-être fortement nuancer votre propos et vous confrontez à la réalité pour voir si votre théorie trouverait une application dans le monde réel.