Re: Remaniement du gouvernement, Gabriel Attal nommé premier ministre.
Posté : 10 janvier 2024 11:24
"LR et RN bousculés par l'arrivée de Gabriel Attal à Matignon
La surprise du chef. La nomination de Gabriel Attal, 34 ans, ce mardi, comme Premier ministre en remplacement d'Elisabeth Borne a pris de court les oppositions, après des jours d'atermoiements sur le nom du futur chef de gouvernement. Sur les bancs de la droite et de l'extrême droite, les réactions divergent.
S'il souhaite la réussite du nouveau Premier ministre, le patron de LR, Eric Ciotti, réclame la fin d'une forme de « communication permanente » qui doit « laisser place à une politique de clarté et de fermeté ». Les Républicains s'inscriront dans « une opposition responsable et rigoureuse », a-t-il ajouté après avoir rendu un hommage appuyé à « une interlocutrice de qualité » en la personne d'Elisabeth Borne.
Jugé sur les actes
Faute de majorité absolue à l'Assemblée , le nouveau locataire de Matignon devra compter avec les 62 députés Républicains à l'Assemblée nationale. Après avoir permis l'adoption de la loi immigration en décembre dernier, ceux-ci ont averti qu'ils allaient se montrer très vigilants sur le sort réservé à la future réforme sur l'aide médicale d'Etat (AME) promise par Elisabeth Borne aux LR dans un courrier transmis à Gérard Larcher, le président du Sénat, en fin d'année dernière.
Les Républicains ne devraient pas voter la motion de censure que va déposer LFI. Comme pour Elisabeth Borne, l'absence de majorité alternative pour gouverner autrement justifie, selon eux, de ne pas ajouter du désordre au désordre. « C'est aux actes que nous jugerons Gabriel Attal. Il sera un bon Premier ministre s'il parvient à mener une bonne politique pour la France », précise le chef de file de la majorité sénatoriale, Bruno Retailleau : « Gabriel Attal en a-t-il le profil et la volonté ? Réponse dans les mois à venir. »
Venu de la gauche, le nouveau Premier ministre fait figure de pragmatique à droite. L'interdiction de l'abaya en milieux scolaires a été appréciée par les parlementaires LR.
Repéré pour son talent oratoire et ses formules qui font mouche dans l'opinion, Gabriel Attal aura fort à faire avec le RN en vue des prochaines élections européennes. La liste d'extrême droite menée par Jordan Bardella caracole en tête des sondages à cinq mois de l'échéance. « En nommant Gabriel Attal à Matignon, Emmanuel Macron veut se raccrocher à sa popularité sondagière pour atténuer la douleur d'une interminable fin de règne. Il risque plutôt d'emporter dans sa chute l'éphémère ministre de l'Education nationale », a immédiatement réagi sur X (ex-Twitter), Jordan Bardella.
Plus populaire que Jordan Bardella
La nomination d'un profil aussi jeune, bon débatteur - les deux hommes se sont affrontés à plusieurs reprises sur les plateaux télévisés - pose néanmoins un problème au président du RN. Difficile de critiquer le supposé manque d'expérience du nouveau Premier ministre alors que lui-même est prétendant à Matignon.
Surtout, Gabriel Attal s'est fait connaître au Budget et à l'Education nationale notamment sur la lutte contre la fraude fiscale ou l'interdiction du port de l'abaya. Deux mesures soutenues du bout des lèvres par le Rassemblement national alors que la lutte conte la fraude figure dans son programme économique.
« Il est populaire depuis qu'il s'est mis à parler comme Marine Le Pen mais ce ne sont que des annonces », a dénoncé Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône, interrogé sur BFMTV.
Au mois de janvier, le nouveau Premier ministre Gabriel Attal distance Jordan Bardella (33 %) de 6 points avec 39 % d'opinions positives dans notre baromètre de popularité Elabe réalisé avant l'annonce de sa nomination. Il se classe en deuxième position derrière Edouard Philippe , l'un de ses prédécesseurs à Matignon.
« Quitte à essayer quelque chose de vraiment neuf : le 9 juin votez Jordan Bardella et en 2027, Marine Le Pen. Et vous verrez vraiment la différence… ! » a déclaré sur X Sébastien Chenu, député RN et vice-président de l'Assemblée nationale. Marine Le Pen a réagi mais sans aller jusqu'à évoquer le nom de Gabriel Attal, fidèle à sa stratégie de confrontation avec le chef de l'Etat."
https://www.lesechos.fr/politique-socie ... on-2045174
La surprise du chef. La nomination de Gabriel Attal, 34 ans, ce mardi, comme Premier ministre en remplacement d'Elisabeth Borne a pris de court les oppositions, après des jours d'atermoiements sur le nom du futur chef de gouvernement. Sur les bancs de la droite et de l'extrême droite, les réactions divergent.
S'il souhaite la réussite du nouveau Premier ministre, le patron de LR, Eric Ciotti, réclame la fin d'une forme de « communication permanente » qui doit « laisser place à une politique de clarté et de fermeté ». Les Républicains s'inscriront dans « une opposition responsable et rigoureuse », a-t-il ajouté après avoir rendu un hommage appuyé à « une interlocutrice de qualité » en la personne d'Elisabeth Borne.
Jugé sur les actes
Faute de majorité absolue à l'Assemblée , le nouveau locataire de Matignon devra compter avec les 62 députés Républicains à l'Assemblée nationale. Après avoir permis l'adoption de la loi immigration en décembre dernier, ceux-ci ont averti qu'ils allaient se montrer très vigilants sur le sort réservé à la future réforme sur l'aide médicale d'Etat (AME) promise par Elisabeth Borne aux LR dans un courrier transmis à Gérard Larcher, le président du Sénat, en fin d'année dernière.
Les Républicains ne devraient pas voter la motion de censure que va déposer LFI. Comme pour Elisabeth Borne, l'absence de majorité alternative pour gouverner autrement justifie, selon eux, de ne pas ajouter du désordre au désordre. « C'est aux actes que nous jugerons Gabriel Attal. Il sera un bon Premier ministre s'il parvient à mener une bonne politique pour la France », précise le chef de file de la majorité sénatoriale, Bruno Retailleau : « Gabriel Attal en a-t-il le profil et la volonté ? Réponse dans les mois à venir. »
Venu de la gauche, le nouveau Premier ministre fait figure de pragmatique à droite. L'interdiction de l'abaya en milieux scolaires a été appréciée par les parlementaires LR.
Repéré pour son talent oratoire et ses formules qui font mouche dans l'opinion, Gabriel Attal aura fort à faire avec le RN en vue des prochaines élections européennes. La liste d'extrême droite menée par Jordan Bardella caracole en tête des sondages à cinq mois de l'échéance. « En nommant Gabriel Attal à Matignon, Emmanuel Macron veut se raccrocher à sa popularité sondagière pour atténuer la douleur d'une interminable fin de règne. Il risque plutôt d'emporter dans sa chute l'éphémère ministre de l'Education nationale », a immédiatement réagi sur X (ex-Twitter), Jordan Bardella.
Plus populaire que Jordan Bardella
La nomination d'un profil aussi jeune, bon débatteur - les deux hommes se sont affrontés à plusieurs reprises sur les plateaux télévisés - pose néanmoins un problème au président du RN. Difficile de critiquer le supposé manque d'expérience du nouveau Premier ministre alors que lui-même est prétendant à Matignon.
Surtout, Gabriel Attal s'est fait connaître au Budget et à l'Education nationale notamment sur la lutte contre la fraude fiscale ou l'interdiction du port de l'abaya. Deux mesures soutenues du bout des lèvres par le Rassemblement national alors que la lutte conte la fraude figure dans son programme économique.
« Il est populaire depuis qu'il s'est mis à parler comme Marine Le Pen mais ce ne sont que des annonces », a dénoncé Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône, interrogé sur BFMTV.
Au mois de janvier, le nouveau Premier ministre Gabriel Attal distance Jordan Bardella (33 %) de 6 points avec 39 % d'opinions positives dans notre baromètre de popularité Elabe réalisé avant l'annonce de sa nomination. Il se classe en deuxième position derrière Edouard Philippe , l'un de ses prédécesseurs à Matignon.
« Quitte à essayer quelque chose de vraiment neuf : le 9 juin votez Jordan Bardella et en 2027, Marine Le Pen. Et vous verrez vraiment la différence… ! » a déclaré sur X Sébastien Chenu, député RN et vice-président de l'Assemblée nationale. Marine Le Pen a réagi mais sans aller jusqu'à évoquer le nom de Gabriel Attal, fidèle à sa stratégie de confrontation avec le chef de l'Etat."
https://www.lesechos.fr/politique-socie ... on-2045174