Kabé a écrit : 12 décembre 2024 23:45
da capo a écrit : 12 décembre 2024 23:16
Bien sûr, on parle d'objectivité en histoire.
Ça consiste en gros à essayer de retracer les évènements du passé sans y faire intervenir des jugements personnels ; autrement dit, de ne pas laisser place à la subjectivité́ ou le moins possible.
Vous convenez, sans doute, que "l'objectivité en histoire" n'est pas la même chose que "l'histoire objective". Ce n'est pas le lieu ici de rentrer dans une discussion de théories d'histoire comme celles de Paul Ricœur, Hayden White, Frank Ankersmit ou d'autres.
Par rapport aux terres palestiniens, j'espère que vous n'osez pas mettre en doute que, depuis 1948, ils en ont été dépossédés, majoritairement, de force. Une pratique qui ne s'est pas arrêtée depuis et s'est accélérée sous Sharon et Netanyahou (les colonisations, notamment en Cisjordanie). Ça, ce sont les faits. Je ne sais pas si vous appelez cela "histoire objective", mais contester ces faits ce serait une réécriture de l'histoire...
Nous lisons ici et là que certains soldats israéliens se livrent à des crimes de guerre, ce que j'admets volontiers d'autant plus que les journalistes n'y sont pas les bienvenus, en fait interdits....
Une guerre n'est jamais propre, elle tue souvent des innocents, des civils. On appelle ça pudiquement des victimes collatérales....
Mais ici il s'agit de tout autre chose et nous avons dépassé les limites du tolérable en matière de conflit.
D'ailleurs que reste t-il à éradiquer dans ces paysages lunaire ?
La disproportion entre une armée sur équipée et quelques fantômes recouverts de poussière errant dans les rues en ruines est plus que flagrante.
Les attentats du 7 octobre ont certes exacerbé ces haines sans fin, Israël s'est au début défendue, a tenté de récupérer ses otages odieusement enlevés, Israël a réagi en état de légitime défense du moins au début.
Mais au fil du temps, le monde entier a compris que la vengeance aveugle avait pris le pas sur la raison.
Le 30 novembre un drone à abattu celui que l'on nommé là bas le "Gaza soup kitchen".
Père de 7 enfants il nourrissait les gens affamés.
Son nom : Mahmoud Al Madhoun.
Un héros pour ces populations que la grande armée a balayé. (D'aucuns disent assassiné....)
Le journal le Monde lui consacre un article.