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UE : Qui succèdera à Barroso ?

Posté : 17 janvier 2014 13:36
par le parisien
Qui sera le prochain président de la Commission européenne?


Qui pour succéder à José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne? Avec le renouvellement du Parlement européen, il s'agit de l'autre grand enjeu des élections européennes de 2014. Alors que l'Europe peine à sortir de la crise et que les partis extrémistes sont appelés à gagner du terrain, cette élection, enfin démocratique, doit agir comme un symbole et une force motrice pour l'avenir de l'Union. Tour d'horizon des candidats potentiels.

Ce ne sont pas les citoyens européens qui vont s'en plaindre, les prochaines élections européennes, prévues pour mai 2014, devraient être attrayantes. Grâce au traité de Lisbonne, il est désormais admis que le président de la Commission européenne sera de la même couleur politique que le parti vainqueur de ces élections. Plus concrètement, au moment du vote, les électeurs choisiront un parti, mais aussi son représentant pour ce poste central des institutions européennes. La personnalisation d'une élection qui a longtemps semblé opaque, voire inutile, pour les Européens est censée faire progresser le processus démocratique et renforcer le débat politique.


Les socialistes et démocrates ont une longueur d'avance sur les conservateurs

Toutefois, force est de constater que ce nouveau système n'a pas suscité un enthousiasme débordant chez tous les partis. Seul le parti des Socialistes & Démocrates, auquel appartient le Parti socialiste français, semble enclin à lancer rapidement les débats internes pour désigner son candidat à la succession de José Manuel Barroso. À cet égard, Martin Schulz fait figure de grand favori. Actuel président du Parlement européen, son action souffre rarement de critiques, son expérience de l'appareil européen est immense et il a la chance de venir du pays le plus peuplé de l'Union. Face à lui, les candidatures possibles de Margot Wallström, deux fois commissaire européenne, de José Luis Zapatero, ancien Premier ministre espagnol ou de David Miliband, ancien ministre des Affaires étrangères britannique, ne devraient pas faire le poids.

Concernant le Parti populaire européen (PPE), le processus de désignation du candidat est pour le moment au point mort. José Manuel Barroso, en poste depuis novembre 2004 pourrait être choisi pour briguer un troisième mandat. Apprécié au sein de sa famille politique, son image s'est néanmoins considérablement détériorée avec la crise économique. Considéré comme l'un des principaux responsables de la cure d'austérité qui sévit à travers l'Europe, M. Barroso pourrait avoir des difficultés à soulever les foules. La Luxembourgeoise Viviane Redding, commissaire européenne à trois reprises présenterait l'expérience suffisante pour être désignée candidate. Quant à Donald Tusk, actuel chef du gouvernement polonais, il aurait l'avantage d'avoir déjà occupé les plus hautes fonctions au plan national.

La quatrième personnalité de droite susceptible de devenir le prochain président de la Commission européenne est Michel Barnier. Plusieurs fois ministre et commissaire européen, l'ancien ministre des Affaires étrangères peut compter sur une grande légitimité au sein du PPE dans la mesure où il en est vice-président. Seulement l'actuel commissaire européen au Marché intérieur est empêtré dans une réforme aussi impopulaire qu'injuste pour les consommateurs: celle des commissions interchange. M. Barnier souhaite les supprimer afin que les commerçants aient un coût bancaire en moins à supporter. Une mesure qui ne serait bénéfique qu'en apparence, car partout où elle a été mise en place, les frais relatifs aux cartes bancaires ont littéralement explosé pour les particuliers. Difficile d'être adoubé par les électeurs européens dans ces conditions.


Pour les Libéraux et les Verts, il s'agit de sauver ses sièges

Par ailleurs, même s'ils ont peu de chances de gagner les élections, les Libéraux et les Verts devraient également présenter des candidats pour ce poste de président de la Commission européenne. L'objectif sera essentiellement de réaliser des scores suffisants pour conserver le même nombre de sièges au Parlement. À cet égard, Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge et l'une des figures de proue du Parlement européen, devrait vraisemblablement représenter les libéraux en 2014. En revanche, chez les Verts, le retrait de son acolyte, Daniel Cohn-Bendit, avec qui il a coécrit l'essai Debout l'Europe, laisse un parti en manque de leader naturel.

Trois personnalités françaises seraient en mesure d'occuper cette place vacante. En premier lieu, José Bové, emblématique défenseur de l'altermondialisme et de la confédération paysanne, mais toujours perçu comme un agitateur. Ensuite, Yannick Jadot, député européen depuis 2009, mais novice en politique. Par conséquent, Michèle Rivasi, également députée européenne, a une carte à jouer pour s'imposer chez les Verts. À moins que les retombées de son rapport-choc sur le prix des médicaments ne viennent ternir sa crédibilité. Vertement critiquée par le LEEM, le syndicat des entreprises du médicament, cette étude semble teintée de partialité alors que les efforts consentis par cette branche de la santé représentent plus de 10 milliards d'euros d'économies pour l'Assurance maladie depuis 2005.

Les possibilités ne manquent donc pas pour remplacer José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Toutefois, peu de ténors incontestés ont, jusqu'à présent, réussi à émerger. Martin Schulz, qui profite de son poste de président du Parlement européen, et Guy Verhofstadt, poids lourd des Libéraux, sont les seules (quasi) certitudes. À droite comme chez les Verts, la désignation du représentant reste floue. Plusieurs responsables politiques disposent de la légitimité suffisante, mais apparaissent handicapés par des dossiers ayant mis leur popularité ou leur crédibilité à l'épreuve.
http://www.huffingtonpost.fr/julie-wicz ... 30309.html


Une chose est sure : celui qui restera chez lui en se disant que "L'Europe, ça me concerne pas !" se trompe. Parce que si lui ne veut pas s'occuper de l'Europe, l'Europe, elle s'occupera bel et bien de lui...

Re: UE : Qui succèdera à Barroso ?

Posté : 17 janvier 2014 13:45
par sacamalix
Johan a écrit : Une chose est sure : celui qui restera chez lui en se disant que "L'Europe, ça me concerne pas !" se trompe. Parce que si lui ne veut pas s'occuper de l'Europe, l'Europe, elle s'occupera bel et bien de lui...
:+1

Re: UE : Qui succèdera à Barroso ?

Posté : 17 janvier 2014 14:49
par sosthene
Je pense que martin Schulz est un grand favoris,actuellement président du parlement européen il semble faire l'unanimité,mde merkel soutiendra certainement cette candidature,et comme les allemands font la pluie et le beau temps.

Re: UE : Qui succèdera à Barroso ?

Posté : 17 janvier 2014 18:21
par mordred
Votez blanc aux Européennes. Cette Europe n'apportera rien. La seule Europe à maintenir, c'est celle de la Paix.

Re: UE : Qui succèdera à Barroso ?

Posté : 17 janvier 2014 18:32
par Lion blanc
Qu'on mette Tartenpion, ou machinchouette à la présidence de cette commission, ça va changer quoi ? :content79 :content85

Re: UE : Qui succèdera à Barroso ?

Posté : 17 janvier 2014 19:18
par le parisien
Lion blanc a écrit : Qu'on mette Tartenpion, ou machinchouette à la présidence de cette commission, ça va changer quoi ? :content79 :content85
La fonction de président de la Commission européenne est la position la plus puissante de l'Union européenne, contrôlant la Commission qui détient collectivement le monopole de l'initiative de la législation européenne et s'assurant de son application. Le président contrôle l'agenda politique de la Commission lors de son mandat et, en pratique, aucune politique ne peut être proposée sans l'accord du président.

Le rôle du président est de mener la Commission, et de lui donner, ainsi qu'à l'Union dans son ensemble, une direction. Le président peut forcer un commissaire à quitter ses fonctions. Les travaux de la Commission dans son ensemble sont basées sur le principe de responsabilité collective de cabinet, cependant dans l'exercice de ses fonctions il est plus qu'un primus inter pares. Le rôle du président est en effet similaire à un Premier ministre national présidant son cabinet.

Le président a aussi la responsabilité de représenter la Commission dans l'Union et au delà. Par exemple, il est un membre du Conseil européen et prend part au débat au Parlement et au Conseil des ministres. En dehors de l'Union, il assiste au rencontres du G8 au nom de l'Union. Cependant, en ce qui concerne les affaires étrangères il se trouve en compétition avec d'autres portefeuilles, celui de Haut représentant, ainsi qu'avec le président du Conseil européen.

Le régime présidentiel a commencé à se développer depuis Jacques Delors et s'est renforcé depuis celui-ci. Cependant, il est toujours dépendant du soutien du Conseil et du Parlement. Delors a connu le soutien du Parlement et du Conseil durant tout son mandat, et suite à ses travaux le Parlement devint plus puissant et le Conseil compta plus de membres. Les membres sont maintenant si nombreux que le Président est de plus en plus dans l'incapacité de recueillir le soutien de tous les États, bien que le poste est censé satisfaire tout le monde. Le Parlement a plus de pouvoirs sur la Commission et peut rejeter ses propositions, tandis que la Commission a peu de pouvoir sur le Parlement, tel que la capacité de le dissoudre et de provoquer de nouvelles élections.

Le bureau du président se trouve au dernier étage, le treizième, du Berlaymont à Bruxelles. Le président reçoit des conseils politiques de son cabinet, dont le chef agit comme un garde du « corps politique » du président. De tels facteurs peuvent contribuer à isoler le président des évènements extérieurs. Vis-à-vis de la fonction publique de l'Union européenne le Président a un statut proche d'une déité en raison de son immense autorité et de son symbolisme au sein de l'institution. Le président exerce une autorité approfondie sur le service juridique et le Secrétariat général de la Commission. Sur ce premier il a le pouvoir d'abolir des propositions sur des détails légaux techniques tandis que sur ce dernier il organise les rencontres, l'ordre du jour et les procès-verbaux. Le contrôle qu'il exercice sur ces services donne au président davantage d'outils pour diriger les travaux de la Commission. Ceci accentue aussi le régime présidentiel du président de la Commission.

Avec la réorganisation des principales fonctions de l'UE il y eut certaines critiques quant aux vagues responsabilités de chacune des fonctions. L'ambassadeur ukrainien près l'Union européenne Andriy Veselovsky loua la structure et clarifia en ses propres termes : le président de la Commission européenne se place comme le « gouvernement » de l'UE tandis que le nouveau président du Conseil européen est un « stratège ». Le Haut Représentant se spécialise dans les « relations bilatérales » tandis que le Commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage s'occupe des matières techniques tel que les accords de libre-échange avec l'Ukraine. Enfin, le président du Parlement européen articule les valeurs de l'UE
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9si ... t_pouvoirs

Re: UE : Qui succèdera à Barroso ?

Posté : 17 janvier 2014 21:55
par Toto75
Je pense que voter pour un britannique comme David Miliband serit une bonne chose pour mieux retenir la GB dans l'UE. Pareil pour Margot Wallström, qui peut représenter un pays neutre comme la Suède mais serait-ce une bonne chose par rapport aux grandes puissances (USA, Chine) ? Idem pour Viviane Redding qui peu se targuer de représenter le pays des institutions européennes. Quand à Donald Tusk, pourquoi pas, pour donner plus de gages aux pays de l'Est. Par contre je pense eu Barroso a un passif qui ne plaide pas en sa faveur en raison des crises succéssives.

Re: UE : Qui succèdera à Barroso ?

Posté : 18 janvier 2014 08:23
par Panzer Kunst
Qui succédera à Barroso ?
Goldman Sachs ?