Montebourg, de l'Économie à Habitat
Posté : 19 mars 2015 13:36
La politique mène décidément à tout. L'ancien ministre de l’Économie Arnaud Montebourg a été nommé vice-président du conseil d'administration de la chaîne d'ameublement française Habitat, a indiqué ce jeudi 19 mars à l'AFP Cafom, maison-mère d'Habitat, confirmant une information du Monde.
"Je vous confirme que M. Montebourg arrive en tant que vice-président chez Habitat. A priori, cela prend effet dès aujourd'hui", a indiqué à l'AFP un représentant de l'enseigne. Ce faisant, Arnaud Montebourg devient l'un des 6 membres du conseil de surveillance de la société.
Depuis son départ contraint du gouvernement à la fin de l'été 2014, Arnaud Montebourg avait pris ses distances avec la politique, reprenant même ses études en intégrant une école de commerce réputée, l’Insead.
Quand le ministre Montebourg faisait l'éloge d'Habitat
"Je vais m'occuper de tous les sujets liés à l'innovation. Habitat est une marque emblématique avec un potentiel extraordinaire qui a fait de la relocalisation en France l'un des axes majeurs de son développement", explique Arnaud Montebourg au journal Le Monde daté de ce vendredi 20 mars. Son objectif: "Je veux tenter dans le privé tout ce que je n'ai pas réussi dans le public, tout en gardant l'esprit d'audace créative que j'ai essayé d'insuffler lorsque j'étais ministre."
L'histoire d'amour entre Habitat, marque d'ameublement britannique devenue française en 2011, et le chantre du Made in France ne date pas d'hier. En février 2014, alors ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg avait fait l'éloge de l'entreprise qui avait présenté une collection dédiée au savoir-faire français. Arnaud Montebourg saluait alors Habitat pour avoir "décidé de privilégier le made in France et de relocaliser une partie des anciennes productions qui étaient faites en Chine ou ailleurs très loin".
Interrogé par le journal Le Monde, Arnaud Montebourg assure qu'il a sollicité la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) afin de s'assurer que sa nomination ne constituait pas une entorse au code de déontologie des anciens ministres.