Les patrons vont-ils faire «foirer» la reprise?
Posté : 05 avril 2015 17:46
http://www.20minutes.fr/economie/157899 ... or=RSS-176PREVISION - La conjoncture s'améliore, mais les entreprises n'investissent toujours pas...
Il a tout misé sur elles. Depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, le gouvernement socialiste a multiplié les réformes pour soutenir les entreprises, en diminuant leurs cotisations sociales et leurs impôts, en facilitant leurs licenciements collectifs, en acceptant leurs revendications sur la taxation des revenus du capital ou sur la pénibilité au travail.
Il est même allé jusqu'à déclarer à plusieurs reprises «son amour» aux entrepreneurs. Parce qu'il en est convaincu: ces derniers sont les seuls à pouvoir terrasser une bonne fois pour toute la crise qui paralyse le pays depuis 2008. Bref, les seuls capables de recréer de la richesse et de l'emploi. Aujourd'hui plus que jamais.
Car, maintenant, tout va bien. Ou mieux en tout cas. Grâce à la chute des prix du pétrole, l'inflation faible et la revalorisation des salaires, les ménages continuent de consommer et vont encore intensifier leurs dépenses, qui devraient progresser de +1,5% sur un an à mi-2015, prévoit l'Insee. Et puis, la croissance semble enfin redécoller. «Une croissance de 1%, ce sera le minimum en 2015», assure le ministre des Finances Michel Sapin.
Des patrons «attentistes»
Tout va mieux aussi pour les entreprises. Grâce à la baisse de la valeur de l'euro, elles exportent davantage -la demande extérieure s'est déjà accrue de 0,8% au premier trimestre 2015 et elle devrait encore progresser de 1,1% au deuxième trimestre, assure l'Insee. Enfin, grâce au Pacte de compétitivité et au Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), les entreprises retrouvent des niveaux de marges équivalents à ceux de 2011…
Alors, youpi? Eh ben non. Parce que les entreprises n'investissent toujours pas. Pas par manque de financement. Les banques regorgent d'argent à prêter et les taux sont au plus bas. Ni par manque de commandes: «Les perspectives de (...)
la médiocrité du patronat Français n'est plus à démontrer! Gavés aux mamelle du capitalisme financier, ces libéraux exacerbés n'ont qu'une piètre opinion de notre pays. Ces élites mondialisé ont depuis longtemps dévasté notre tissus industrielle, préférant délocalisé que d'investir.
les PME-PMI, vaste réseau à l'agoni, survit dans des niches, étranglé par des donneurs d'ordres sans scrupule...
Après, on n'a que ce qu'on mérite! et le patronat ne fera pas exception!