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Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 10:31
par Victor
Gaz de schiste: exploitation possible sans fracturation hydraulique?
Un rapport sur le gaz de schiste, commandé par Arnaud Montebourg, alors ministre, conclut à la faisabilité de son exploitation sans recourir à la fracturation hydraulique polluante, mais a été enterré par le gouvernement.
"Le rapport sur +les nouvelles technologies d'exploration et d'exploitation+ des gaz et huiles de schiste en France, que Le Figaro s'est procuré, n'a été tiré qu'en sept exemplaires et conclut à la faisabilité d'exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique, controversée", assure le quotidien.
"Ce rapport a été commandé par Arnaud Montebourg peu après son installation comme ministre du Redressement productif mi-2012, achevé de rédiger début 2014 et consciencieusement enterré. Au grand dam de l'ex-ministre, qui refuse aujourd'hui de le commenter, mais confirme son authenticité", selon Le Figaro.
Outre la conclusion de faisabilité d'exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique, "controversée, en tout cas interdite en France depuis la loi Jacob de 2011, il souligne, en détail, combien la France pourrait en tirer parti, en termes de croissance, d'emplois, de compétitivité industrielle, d'indépendance énergétique", explique le Figaro.
100 milliards d'euros pour la France ?
Ainsi selon le rapport, relève le journal, les gaz de schiste représenteraient "une manne d'au moins 100 milliards d'euros pour la France" et leur exploitation "créerait entre 120.000 et 225.000 emplois."
Ce document, détaille encore le quotidien, "préconise une première phase d'expérimentation, par micro-forages en Ile-de-France et dans le Sud-Est."
"C'était le premier rapport officiel qui validait la technologie de stimulation au fluoropropane", explique un proche du dossier au journal. Cette technologie "présente une réelle alternative permettant de répondre aux problèmes environnementaux posés par la fracturation hydraulique",conclut le rapport.
Pour Le Figaro, "la gestion politique du dossier, paralysée par le veto absolu opposé par les Verts et le ministère de l'Écologie, comme la prudence de l'Élysée et de Matignon, a tout simplement enterré" le rapport.
"Les gaz de schiste plus d'actualité" pour Royal
source challenges.fr:
http://www.challenges.fr/energie-et-env ... lique.html
Pour des raisons politiques (ne pas froisser les verts), la France ne va-t-elle pas rater une fantastique opportunité économique, financière et aussi écologique (la combustion du gaz naturel produit peu de polluant) ?
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 11:06
par Patrick_NL
Bien qu'il n'existe pas de raison scientifique d'interdire son extraction, le gaz de schiste ne résoudra pas les problèmes de sécurité d'approvisionnement énergétique de l'Europe, juge le conseil européen de l'académie des sciences.
http://www.euractiv.fr/sections/energie ... ope-310012
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 11:07
par Stounk
Si cette technique est moins polluante que la fracturation hydraulique, pourquoi pas faire des expérimentations.
Maintenant, ça sent le piège à plein nez. Comme d'habitude, une multi-nationale va s'occuper de tout ça, le tout en s'en mettant plein les poches et en délocalisant ses bénéfices.
On essaie, si ça marche, on monte un truc public pour ne pas se faire avoir, comme d'habitude.
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 11:09
par Patrick_NL
La récurrence des séismes dans la région de Groningue (Nord des Pays-Bas) ces derniers temps est vraisemblablement liée aux forages gaziers. C'est ce qu'indique une étude officielle rendue publique le 25 janvier 2013.
L'extraction gazière est particulièrement intense dans cette région puisqu'elle abrite le plus grand gisement gazier terrestre d'Europe, hors Russie. Or en août dernier, des tremblements de terre ont commencé à se faire sentir. Depuis lors, ils semblent devenir plus fréquents et plus intenses, ce qui a conduit les autorités néerlandaises à enquêter et à réaliser des études sismiques dans la région.
Les résultats de l'étude estime que la magnitude de ces séismes pourrait à l'avenir atteindre 4 à 5 sur l'échelle de Richter. D'après les chercheurs, il y a 1 chance sur 14 que la zone soit touchée par un tremblement de terre d'une magnitude supérieure à 3,9 au cours des 12 prochains mois. En conséquence, l'autorité nationale de surveillance minière recommande de limiter le nombre de forages, pour une durée indéterminée, et préconise de renforcer certains bâtiments vulnérables.
Or, dans la province de Groningue, l'extraction de gaz constitue l'un des piliers de l'économie nationale. 97% des foyers néerlandais dépendent de ce champ gazier qui en 2011, avait rapporté 11,5 milliards d'euros à l'Etat. La proposition de réduction du nombre de forages dans cette région a ainsi été qualifiée d' "irresponsable du point de vue économique" par le ministre de l'Economie, Henk Kamp. Un débat est en cours au parlement néerlandais.
A signaler qu'environ 10% de l'approvisionnement total de la France provient du gisement de Groningen. Ce gaz est dit "à bas pouvoir calorifique".
Source : notre-planete.info,
http://www.notre-planete.info/actualite ... ys-Bas.php
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 14:05
par Victor
Entre une aile gauche (Montebourg) du PS favorable aux gaz de schiste et une aile droite qui y est opposée, comment vont faire les verts unanimement opposés à cette technologie ?
Une alliance vert-aile gauche du PS a plutôt du plomb dans l'aile.
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 14:14
par Patrick_NL
http://geopolis.francetvinfo.fr/lexploi ... -bas-29005
La France ferait bien d'apprendre de ses voisins avant de se lancer dans une expérimentation suicidaire.
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 14:54
par PascalL
Cette course folle aux énergie carbonés me rappelle la célèbre phrase du condamné "encore un instant, Monsieur le bourreau"
Voilà de nouveau une (belle) initiative des lobbys pro-pétrole/gaz de reculer toute tentative de modifier nos ressource énergétique!
Ils iront chercher jusque dans le trou du cul du monde la dernière goute de pétrole disponible...
il ne faut pas attendre du vieux monde sclérosé, les solutions pour demain (ce ne sont pas les vendeur de bougie qui ont inventé l'ampoule!)
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 14:59
par Stounk
PascalL a écrit :
il ne faut pas attendre du vieux monde sclérosé, les solutions pour demain (ce ne sont pas les vendeur de bougie qui ont inventé l'ampoule!)
Et bien là, je pense que tu te trompes (enfin pas pour les ampoules, ça je n'en sais rien

). Les grands groupes pétro-chimiques préparent déjà demain (et après demain) et seront sur le coup lorsqu'on passera à d'autres types d'énergie. Ils ne l'initieront que si c'est dans leur intérêt, mais ils seront sur le coup.
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 15:04
par PascalL
Stounk a écrit : PascalL a écrit :
il ne faut pas attendre du vieux monde sclérosé, les solutions pour demain (ce ne sont pas les vendeur de bougie qui ont inventé l'ampoule!)
Et bien là, je pense que tu te trompes (enfin pas pour les ampoules, ça je n'en sais rien

). Les grands groupes pétro-chimiques préparent déjà demain (et après demain) et seront sur le coup lorsqu'on passera à d'autres types d'énergie. Ils ne l'initieront que si c'est dans leur intérêt, mais ils seront sur le coup.
ces grands groupes écrasent de millions toutes tentatives de trouver, découvrir et mettre au point toutes idées qui pourraient nuire à leur intérêts!
si on en est encore au pétrole c'est que c'est décidé en haut lieu!
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 15:13
par crepenutella
Je ne pense pas que les grands groupes pétroliers soient attaché au pétrole.Ce sont des entreprises qui ont pour but de faire du bénéfice, c'est tout à fait normal. Si demain vendre des serviettes hygiéniques rapporte plus, ils se reconvertiront sans état d'âme.
Le seul problème c'est qu'ils ont des investissements à rentabiliser, donc ils ne peuvent pas faire de virage à 180 degrés sur un claquement de doigt. Ils cherchent également à capitaliser sur leurs acquis technologiques, le savoir faire de leurs personnels ect, donc ils se tiennent au courant des innovations et petit à petit ils vont changer l'orientation de leurs investissements. Mais pas au détriment des précédents et c'est bien normal. Il ne faut pas oublier le poids des syndicats. Un syndicats composé de travailleur du pétrole à votre avis...comment voit-ils l'éventualité d'un changement d'orientation de leur boite? Avec le renouvellement de personnel que cela va induire. Travailler sur une plate forme pétrolière, c'est pas tout à fait la même chose (et la même paye), qu'installer des panneaux solaires...
Tout ça pour dire que, bien évidemment, les entreprises pétrolières chercheront à utiliser au maximum leurs ingénieurs, leur personnel, leurs machines, leur contrats internationaux passés avec les gouvernement au prix de millions d'heures de négociation. Cela ne signifie pas qu'elles se braqueront sur le pétrole; elles ne sont pas stupides, et peu à peu elles réorienteront leur production, mais ça va prendre des décennies.
En outre...produire moins de pétrole...va falloir expliquer ça à Omar Bongo, aux travailleurs pétrolier d’Afrique de l'ouest, de leurs ports, de toute l'industrie pétrochimique ect. On va pas les virer comme ça quand même!!!
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 15:16
par Stounk
crepenutella a écrit : Je ne pense pas que les grands groupes pétroliers soient attaché au pétrole.Ce sont des entreprises qui ont pour but de faire du bénéfice, c'est tout à fait normal. Si demain vendre des serviettes hygiéniques rapporte plus, ils se reconvertiront sans état d'âme.
Le seul problème c'est qu'ils ont des investissements à rentabiliser, donc ils ne peuvent pas faire de virage à 180 degrés sur un claquement de doigt. Ils cherchent également à capitaliser sur leurs acquis technologiques, le savoir faire de leurs personnels ect, donc ils se tiennent au courant des innovations et petit à petit ils vont changer l'orientation de leurs investissements. Mais pas au détriment des précédents et c'est bien normal. Il ne faut pas oublier le poids des syndicats. Un syndicats composé de travailleur du pétrole à votre avis...comment voit-ils l'éventualité d'un changement d'orientation de leur boite? Avec le renouvellement de personnel que cela va induire. Travailler sur une plate forme pétrolière, c'est pas tout à fait la même chose (et la même paye), qu'installer des panneaux solaires...
Tout ça pour dire que, bien évidemment, les entreprises pétrolières chercheront à utiliser au maximum leurs ingénieurs, leur personnel, leurs machines, leur contrats internationaux passés avec les gouvernement au prix de millions d'heures de négociation. Cela ne signifie pas qu'elles se braqueront sur le pétrole; elles ne sont pas stupides, et peu à peu elles réorienteront leur production, mais ça va prendre des décennies.
En outre...produire moins de pétrole...va falloir expliquer ça à Omar Bongo, aux travailleurs pétrolier d’Afrique de l'ouest, de leurs ports, de toute l'industrie pétrochimique ect. On va pas les virer comme ça quand même!!!
En même temps, on a le temps...
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 15:17
par Fonck1
Stounk a écrit : Si cette technique est moins polluante que la fracturation hydraulique, pourquoi pas faire des expérimentations.
Maintenant, ça sent le piège à plein nez. Comme d'habitude, une multi-nationale va s'occuper de tout ça, le tout en s'en mettant plein les poches et en délocalisant ses bénéfices.
On essaie, si ça marche, on monte un truc public pour ne pas se faire avoir, comme d'habitude.
tu peux aller aussi creuser avec tes petites mains pour extraire le gaz pour te chauffer l'hiver?
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 15:21
par Stounk
Fonck1 a écrit : Stounk a écrit : Si cette technique est moins polluante que la fracturation hydraulique, pourquoi pas faire des expérimentations.
Maintenant, ça sent le piège à plein nez. Comme d'habitude, une multi-nationale va s'occuper de tout ça, le tout en s'en mettant plein les poches et en délocalisant ses bénéfices.
On essaie, si ça marche, on monte un truc public pour ne pas se faire avoir, comme d'habitude.
tu peux aller aussi creuser avec tes petites mains pour extraire le gaz pour te chauffer l'hiver?
Plaît-il ?
Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 15:28
par LOFOTEN
PascalL a écrit : Stounk a écrit :
Et bien là, je pense que tu te trompes (enfin pas pour les ampoules, ça je n'en sais rien

). Les grands groupes pétro-chimiques préparent déjà demain (et après demain) et seront sur le coup lorsqu'on passera à d'autres types d'énergie. Ils ne l'initieront que si c'est dans leur intérêt, mais ils seront sur le coup.
ces grands groupes écrasent de millions toutes tentatives de trouver, découvrir et mettre au point toutes idées qui pourraient nuire à leur intérêts!
si on en est encore au pétrole c'est que c'est décidé en haut lieu!
C'est un peu un cliché .....
S'il y avait une autre solution des groupes non pétroliers seraient sur les rangs : fond de pension ou industrie chinoise..

Re: Gaz de schiste sans fracturation hydraulique
Posté : 07 avril 2015 15:36
par Patrick_NL
La France ne changera pas d'avis vis-à-vis du gaz de schiste: elle n'en exploitera pas, a déclaré mardi Ségolène Royal, ministre française de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie.
Elle participait à une réunion avec ses homologues italien, allemand, britannique, américain, canadien et japonais à Rome.
"Nous ne recourrons pas à l'exploitation des gaz de schiste en l'état actuel des technologies, car elles sont dangereuses", a déclaré Ségolène Royal.
Le communiqué conjoint adopté à l'issue de la réunion met l'accent sur la nécessité de diversifier les sources d'énergie pour assurer une meilleure sécurité énergétique. Les ministres de sept pays industriellement développés ont notamment souligné le besoin de poursuivre le développement de ressources alternatives propres, y compris au niveau local. Ils se sont également engagés à recourir à des techniques d'extraction des hydrocarbures moins agressives pour l'environnement.