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Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale
Posté : 16 avril 2015 09:51
par PascalL
Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale où règne une radioactivité qui tuerait un homme en moins d'une heure

Un robot a été envoyé pour filmer l'intérieur de la centrale dans des conditions telles qu'il a finalement cessé de répondre. Effrayant.
L'enfer sur Terre existe et il s'appelle Fukushima. Située sur la côte est du Japon, la centrale nucléaire a été frappée de plein fouet par le violent tsunami de 2011, qui a provoqué la mort de 18.000 personnes. Quatre ans après, la situation à l'intérieur de la zone de confinement est toujours cataclysmique.
Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploitait le lieu, a envoyé le weekend dernier un petit robot, bardé de capteurs et d'une caméra pour inspecter là où les hommes n'osent pas aller. Et à raison, car le pauvre engin n'a tenu que 3 heures dans cette environnement pollué par la radiation, au lieu des 10 heures prévues par Tepco. Avant de rendre l'âme, le robot a pu déterminer le taux de radiation du lieu, évalué à 9.7 sieverts en moyenne par heure.
Chaque année, un Français reçoit environ 2,4 millisieverts. Il faut multipliez ce chiffre par 4000 pour avoir une idée de ce que recevrait l'organisme en une simple heure, s'il venait à entrer au cœur de la zone interdite. La dose serait fatale même avec des soins prodigués. Les images récupérées par le robot montrent d'ailleurs en temps réel le niveau de radiation reçu (en bas à droite de l'image) avec même des pointes à 25 sieverts par heure.
Si le robot, en forme de serpent, a dû être abandonné, un autre devrait rapidement prendre sa place. Il s'agit de déterminer où le combustible fondu a pu couler et quels sont les taux de radiations notamment dans les eaux environnantes. Les Japonais tablent sur une période de trente, au moins, pour démantelé la centrale. Sauf que le prochain robot est déjà victime d'une malfaçon, reportant donc la prochaine enquête. Désormais, la zone large a été délaissée, notamment par les agriculteurs dont la terre et l'eau sont polluées.
http://www.atlantico.fr/decryptage/fuku ... ml?yahoo=1
Par chance, les ardents défenseur du nucléaire ont droit à un voyage tous frais payé à Fukushima. Sa baie à perte de vue, son levé de soleil (orangé) ses animaux exotiques (trois têtes et fluorescent) et surtout tous confort et ce sileeeeeeeeeence ...
Profité, ceux qui partent l'abas n'en reviennent pas !! C'est un signe!
Re: Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale
Posté : 16 avril 2015 10:05
par Patrick_NL
Re: Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale
Posté : 16 avril 2015 10:09
par Stounk
Le bon côté de cette histoire, c'est que les prix de l'immobilier aux alentours a vraiment diminué, et ça, c'est une vraie chance pour les Japonais !

Re: Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale
Posté : 16 avril 2015 10:13
par PascalL
Re: Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale
Posté : 16 avril 2015 10:19
par Patrick_NL
Déjà signalée en 2014 au large du nord du continent américain, la pollution radioactive de la centrale de Fukushima a été décelée récemment sur les côtes canadiennes.
Est il nécessaire de dire que le Japon n'est plus le seul concerne par la catastrophe?
Re: Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale
Posté : 16 avril 2015 10:21
par PascalL
Patrick_NL a écrit : Déjà signalée en 2014 au large du nord du continent américain, la pollution radioactive de la centrale de Fukushima a été décelée récemment sur les côtes canadiennes.
Est il nécessaire de dire que le Japon n'est plus le seul concerne par la catastrophe?
très vrai... c'est à pleurer

Re: Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale
Posté : 16 avril 2015 10:35
par Jarod1
Stounk a écrit : Le bon côté de cette histoire, c'est que les prix de l'immobilier aux alentours a vraiment diminué, et ça, c'est une vraie chance pour les Japonais !

C'est vrai que ça va résoudre deux problèmes : la crise du logement et celle des retraites.

Re: Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale
Posté : 16 avril 2015 13:13
par Patrick_NL
Dans le courant du mois d'avril, des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), organe chapeauté par l'ONU, se rendront à nouveau sur le site de Fukushima pour répondre à une demande expresse des autorités nippones, inquiètes de la quantité d'eau contaminée qui s'échappe toujours des réacteurs.
http://www.levif.be/actualite/environne ... 88557.html
Re: Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale
Posté : 16 avril 2015 17:27
par coincetabulle
l'autre jour je suis tombé par hasard sur une émission sur Arte. une reconstitution très sérieuse avec témoignage de certains intervenants et explications techniques très simple et claire. malgré quelques répétitions, ça reste très intéressant. je vous invite à regarder, ça dure 45 minutes.
https://www.youtube.com/watch?v=FZAgKXEjLPk
Re: Fukushima "inside" : les images inédites de la centrale
Posté : 16 avril 2015 22:58
par bister
la Centrale de Fukushima était de type à eau bouillante
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9act ... bouillante
il y a des avantages sur le coût de fabrication:
Les avantages du réacteur à eau bouillante
Les REB sont attractifs d'un point de vue économique et leur coût moindre peut compenser le surcoût de formation des opérateurs dès qu'une série de quelques réacteurs est exploitée
Un REB n'a qu'un circuit, ce qui est gage de simplicité par rapport à un REP. Par exemple, un REP 4 boucles (type N4 ou Konvoy ou EPR) comporte, en plus de la cuve, 5 grosses capacités chaudronnées (4 générateurs de vapeur + le pressuriseur). Dans un REB, la cuve est certes plus grande mais dimensionnée à une pression sensiblement 2 fois moindre. Par ailleurs, du fait du moindre nombre de gros composants, pour une même puissance électrique fournie, l'enceinte de confinement d'un REB est de moindre envergure que celle d'un REP.
Ceci se traduit sur le coût d'investissement de l'ensemble de la tranche (îlot nucléaire + îlot conventionnel) (génie civil et composants) qui est de l'ordre de 15 à 18 % moins élevé pour un REB par rapport à un REP de puissance équivalente. Les coûts de combustible et d'exploitation étant voisins dans les deux filières, le coût de l'électricité issue d'un REB est légèrement inférieur à celui de l'électricité issue d'un REP. La différence reste cependant très faible.
La pression primaire de fonctionnement d'un REB est sensiblement moitié moindre que celle d'un REP (typiquement 78 à 80 bar comparé à 155 bar). La température de fonctionnement d'un REB est inférieure de 25 à 30 °C par rapport à celle du REP au niveau du circuit primaire dans son ensemble, et de plus de 50 °C si on compare au pressuriseur. Ce domaine de fonctionnement du REB est plus favorable que celui du REP vis-à-vis de la corrosion des circuits primaires par l'eau déminéralisée.
La consommation d'électricité nécessaire au fonctionnement d'un REB est moindre que celle nécessaire au fonctionnement d'un REP (l'écart provient principalement de la puissance consommée par les pompes primaires des REP qui sont très puissantes). La puissance nécessaire à la tranche (« l'auto-consommation ») est de l'ordre de 5,4 % de la puissance nette délivrée au réseau pour un REP contre 4,3 % dans le cas d'un REB.