1er Mai musclé au défilé du FN.
Posté : 02 mai 2015 04:49
Un groupe d'activistes féministes a interrompu vendredi le discours de la présidente du FN place de l'Opéra. Elles ont été violemment délogées et ont annoncé, par le biais de leur avocat, leur intention de porter plainte contre X. Marine Le Pen aussi va porter plainte.
C'est presque devenu une habitude. L'an passé, déjà, des Femen avaient fait irruption dans le cortège des manifestants frontistes qui se réunissent tous les 1er Mai. Il y a deux ans, c'est le cortège des groupuscules d'extrême droite, qui se rassemblent quelques jours plus tard, que les féministes avaient perturbé. Pour cette nouvelle édition du défilé en hommage à Jeanne d'Arc, les activistes ont voulu à nouveau marquer le coup.
Au moment où Marine Le Pen débutait son discours, place de l'Opéra, trois Femen, munies de mégaphones, ont fait irruption sur un balcon d'un hôtel surplombant la place. Arborant un «Heil Le Pen» sur leur torse nu, les jeunes femmes sont restées plusieurs minutes, simulant le salut nazi, sous les huées des manifestants frontistes. De quoi décontenancer Marine Le Pen. «Décidément, que de surprises dans ce 1er Mai», a lâché la présidente du FN, alors que son père venait de quitter ostensiblement l'assemblée au moment où elle entamait son discours.
Les Femen ont été délogées violemment par trois hommes, membres du service d'ordre du FN, dont l'un a brandi le poing en disant «La France aux Français» une fois les jeunes femmes écartées du balcon.
Retenues près d'une heure, elles ont été ensuite arrêtées par la police, ainsi qu'un accompagnateur. Les Femen ont annoncé, par le biais de leur avocat, leur intention de porter plainte contre X pour «violences, violation de domicile et arrestation arbitraire», indique FranceTV info. L'hôtel dont un balcon a été utilisé par les Femen pour leur action réserve quant à lui sa décision. Trois chargés de la sécurité du FN ont également été arrêtés.
Plus tard dans l'après-midi, la présidente du FN a également anoncé dans un communiqué avoir «donné pour instruction à son avocat de déposer plainte» contre les Femen.
Un peu plus tôt, deux autres jeunes femmes issues du mouvement se sont montrées seins nus au moment où Marine Le Pen déposait une gerbe devant la statue équestre de Jeanne d'Arc. Sur leur buste et leur dos, deux grands carrés blancs avaient été peints avec, écrit en noir et rouge, le slogan «Le Pen TOP fascist», du nom du «prix» qu'elles comptaient remettre à la patronne du FN.
Selon l'AFP, les deux jeunes femmes ont alors été violemment évacuées par le service d'ordre du FN, qui les a plaquées à terre en leur masquant la bouche pour les empêcher de s'exprimer. Les caméras de télévision présentes ont aussi été éloignées.
Selon un journaliste de Rue 89 présent sur place, l'une des Femen a trouvé refuge dans un magasin de la rue de Rivoli, protégée par la police. Les deux activistes ont ensuite été exfiltrées par les forces de l'ordre.
Agression de journalistes:
Des équipes du Petit Journal ainsi que de C à vous ont été violentées lors du défilé. Les équipes vont bien mais sont «sous le choc», a commenté Anne-Sophie Lapix.
Les relations exécrables entre le FN et le Petit Journal ne sont plus à prouver, le parti de Marine Le Pen refusant régulièrement d'accréditer les journalistes de l'émission de Canal+ à ses événements, comme lors du dernier congrès à Lyon. Pour ce traditionnel défilé du 1er Mai, une équipe du Petit journal avait malgré tout choisi de faire le déplacement place de l'Opéra, pour suivre le discours de Marine Le Pen.
Mais un incident est survenu à la fin de l'intervention de la présidente frontiste: présente dans le «carré VIP», à proximité de la scène, où étaient réunis les responsables frontistes, l'équipe du Petit journal, constituée d'un journaliste, d'un preneur de son et d'un cameraman, a été prise à partie par Bruno Gollnisch. Visiblement excédé, l'eurodéputé frontiste a fondu sur les journalistes, saisissant à l'aide de son parapluie le micro-perche qu'ils tendaient. «C'est une violation de la vie privée», c'est agacé l'ancien n°2 du FN, resté fidèle à Jean-Marie Le Pen. Sans lâcher la perche. Le tout sous le regard stoïque du député Gilbert Collard.
Sur Twitter, l'eurodéputé a expliqué ainsi sa colère contre les «provocateurs» du Petit Journal, qui pratiquent selon lui le «micro-perche espion»:
L'affaire n'en est pas restée là. Attirés par la scène, plusieurs militants FN ont violemment pris à partie les journalistes de Canal +, qui ont été insultés et frappés à plusieurs reprises. Le preneur de son, notamment, a reçu plusieurs coups de poings à la tête, provoquant des saignements au niveau du nez. Les journalistes de Canal + ont finalement été exflitrés par le service d'ordre du FN, qui s'est interposé face aux militants en colère.
La chaîne cryptée assure que ses journalistes «vont bien» et que les images de l'incident seront diffusées dans Le Petit Journal lundi soir prochain. Canal réfléchit également à déposer une plainte.
Plusieurs journalistes de l'émission C à vous sur France 5 ont également été agressés lors du défilé, a indiqué Anne-Sophie Lapix sur Twitter.
Source:Le Figaro.
C'est presque devenu une habitude. L'an passé, déjà, des Femen avaient fait irruption dans le cortège des manifestants frontistes qui se réunissent tous les 1er Mai. Il y a deux ans, c'est le cortège des groupuscules d'extrême droite, qui se rassemblent quelques jours plus tard, que les féministes avaient perturbé. Pour cette nouvelle édition du défilé en hommage à Jeanne d'Arc, les activistes ont voulu à nouveau marquer le coup.
Au moment où Marine Le Pen débutait son discours, place de l'Opéra, trois Femen, munies de mégaphones, ont fait irruption sur un balcon d'un hôtel surplombant la place. Arborant un «Heil Le Pen» sur leur torse nu, les jeunes femmes sont restées plusieurs minutes, simulant le salut nazi, sous les huées des manifestants frontistes. De quoi décontenancer Marine Le Pen. «Décidément, que de surprises dans ce 1er Mai», a lâché la présidente du FN, alors que son père venait de quitter ostensiblement l'assemblée au moment où elle entamait son discours.
Les Femen ont été délogées violemment par trois hommes, membres du service d'ordre du FN, dont l'un a brandi le poing en disant «La France aux Français» une fois les jeunes femmes écartées du balcon.
Retenues près d'une heure, elles ont été ensuite arrêtées par la police, ainsi qu'un accompagnateur. Les Femen ont annoncé, par le biais de leur avocat, leur intention de porter plainte contre X pour «violences, violation de domicile et arrestation arbitraire», indique FranceTV info. L'hôtel dont un balcon a été utilisé par les Femen pour leur action réserve quant à lui sa décision. Trois chargés de la sécurité du FN ont également été arrêtés.
Plus tard dans l'après-midi, la présidente du FN a également anoncé dans un communiqué avoir «donné pour instruction à son avocat de déposer plainte» contre les Femen.
Un peu plus tôt, deux autres jeunes femmes issues du mouvement se sont montrées seins nus au moment où Marine Le Pen déposait une gerbe devant la statue équestre de Jeanne d'Arc. Sur leur buste et leur dos, deux grands carrés blancs avaient été peints avec, écrit en noir et rouge, le slogan «Le Pen TOP fascist», du nom du «prix» qu'elles comptaient remettre à la patronne du FN.
Selon l'AFP, les deux jeunes femmes ont alors été violemment évacuées par le service d'ordre du FN, qui les a plaquées à terre en leur masquant la bouche pour les empêcher de s'exprimer. Les caméras de télévision présentes ont aussi été éloignées.
Selon un journaliste de Rue 89 présent sur place, l'une des Femen a trouvé refuge dans un magasin de la rue de Rivoli, protégée par la police. Les deux activistes ont ensuite été exfiltrées par les forces de l'ordre.
Agression de journalistes:
Des équipes du Petit Journal ainsi que de C à vous ont été violentées lors du défilé. Les équipes vont bien mais sont «sous le choc», a commenté Anne-Sophie Lapix.
Les relations exécrables entre le FN et le Petit Journal ne sont plus à prouver, le parti de Marine Le Pen refusant régulièrement d'accréditer les journalistes de l'émission de Canal+ à ses événements, comme lors du dernier congrès à Lyon. Pour ce traditionnel défilé du 1er Mai, une équipe du Petit journal avait malgré tout choisi de faire le déplacement place de l'Opéra, pour suivre le discours de Marine Le Pen.
Mais un incident est survenu à la fin de l'intervention de la présidente frontiste: présente dans le «carré VIP», à proximité de la scène, où étaient réunis les responsables frontistes, l'équipe du Petit journal, constituée d'un journaliste, d'un preneur de son et d'un cameraman, a été prise à partie par Bruno Gollnisch. Visiblement excédé, l'eurodéputé frontiste a fondu sur les journalistes, saisissant à l'aide de son parapluie le micro-perche qu'ils tendaient. «C'est une violation de la vie privée», c'est agacé l'ancien n°2 du FN, resté fidèle à Jean-Marie Le Pen. Sans lâcher la perche. Le tout sous le regard stoïque du député Gilbert Collard.
Sur Twitter, l'eurodéputé a expliqué ainsi sa colère contre les «provocateurs» du Petit Journal, qui pratiquent selon lui le «micro-perche espion»:
L'affaire n'en est pas restée là. Attirés par la scène, plusieurs militants FN ont violemment pris à partie les journalistes de Canal +, qui ont été insultés et frappés à plusieurs reprises. Le preneur de son, notamment, a reçu plusieurs coups de poings à la tête, provoquant des saignements au niveau du nez. Les journalistes de Canal + ont finalement été exflitrés par le service d'ordre du FN, qui s'est interposé face aux militants en colère.
La chaîne cryptée assure que ses journalistes «vont bien» et que les images de l'incident seront diffusées dans Le Petit Journal lundi soir prochain. Canal réfléchit également à déposer une plainte.
Plusieurs journalistes de l'émission C à vous sur France 5 ont également été agressés lors du défilé, a indiqué Anne-Sophie Lapix sur Twitter.
Source:Le Figaro.