La Russie sort une démonstration de force digne des cocos
Posté : 09 mai 2015 09:49
La Russie célèbre samedi en grande pompe le 70e anniversaire de «sa» victoire sur l'Allemagne nazie mais sans ses alliés européens et américain d'alors.
Boudé par les Occidentaux qui lui reprochent d'entretenir la guerre dans l'est de l'Ukraine en soutenant les séparatistes pro-russes, Vladimir Poutine peut toutefois se targuer d'accueillir les dirigeants de puissances émergentes comme les présidents chinois Xi Jinping et indien Pranab Mukherjee, son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi ou cubain Raul Castro, ainsi que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, pour une parade militaire à l'ampleur inédite qui va faire la part belle aux nouveaux armements russes.
Le nouveau char Armata T-14 présenté comme le plus puissant du monde par son constructeur, des missiles balistiques intercontinentaux de près de 50 tonnes, 16 000 soldats : dès 10 heures locales (9 heure à Paris), la vingtaine de chefs d'Etat invités à la tribune officielle va assister à une démonstration de la puissance de feu de la Russie, revenue sur le devant de la scène un quart de siècle après la chute de l'URSS.
Fabius à Moscou mais pas à la parade
Après la parade militaire, plus de 160 000 personnes sont attendues dans le centre de Moscou pour un gigantesque cortège où les Moscovites brandiront des portraits de leurs pères ou grands-pères vétérans de guerre. Dans la soirée, des concerts sont prévus avant un feu d'artifice tiré depuis un dizaine de points dans la capitale russe.
Ces festivités interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques fortes entre Russes et Occidentaux. Les rares responsables européens présents samedi dans la capitale russe - tchèque et slovaque - n'assisteront pas à la parade, tout comme le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.
Et la chancelière allemande Angela Merkel n'est attendue à Moscou qu'au lendemain des commémorations pour des entretiens avec Vladimir Poutine. Ce dernier se soucie peu du boycott des Européens et Américains, qui ont fêté vendredi le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, plus populaire que jamais dans un pays qui a élevé la victoire de 1945 au rang de mythe fondateur du patriotisme et de la grandeur russe.
Leparisien